La patience du grand singe

Dessinateurs :



Scénariste :


Éditions :

TARTAMUDO

Collection :

Tébéos

Genre :

Amour

Chronique sociale

Contes

Sortie :
ISBN : 2910867226

Résumé de l'album La patience du grand singe

La ville, les habitants, les commerces, les parkings, et au milieu de cet amalgame matérialisé de la vie moderne trône un grand singe. Pensif, au dessus du monde il est là, il observe. 
C’est grâce à cette icône venue d’un autre monde qu’un père va tenter de faire sourire sa petite fille, triste, en lui racontant un conte, un rêve n’appartenant qu’à eux. L’histoire restera longtemps dans l’esprit de la petite fille et quelques années plus tard, elle ira revoir ce grand singe. Elle ira chercher une réponse.

Par Marie, le NC

Notre avis sur l'album La patience du grand singe

« La patience du grand singe » est une très jolie histoire qu’un père raconte à sa fille pour essayer de lui redonner le sourire. Comme à chaque fois que les enfants se posent des questions sur la mort, le divorce, la maladie, et toutes ces choses inquiétantes et déstabilisantes de notre univers intime, il faut tenter de les rassurer. 
Trouver les mots n’est pas toujours simple. Baudoin et Wagner se sont essayés au genre et ont trouvé cette image mi-ange mi-démon du gorille, et pas n’importe lequel : King Kong ! Le magnifique King Kong, puissant, rassurant et profondément amoureux de la belle Ann Darow..
Le grand singe est là, patient, imperturbable et sans doute indestructible. Il en devient un repère solide dans un monde en perpétuel mouvement et ça, c’est précieux. D’ailleurs, la petite fille devenue grande ira s’en assurer afin de conforter une image qu’elle s’était faite et elle trouvera peut être une réponse aux questions métaphysiques qu’elle se pose (la vie, la mort, la beauté …) 
Profond, doux et poétique ce livre un peu particulier donne envie de plonger dans le rêve que le héros partage non seulement avec sa fille mais aussi avec nous, les lecteurs. Le Gorille est là, comme un havre de paix, un phare au bout d’une jetée pour diriger les bateaux vers le port en toute sécurité, un pilier inébranlable. Un peu raconté à la façon de « l’Histoire du conteur électrique » de Fred, cette jolie fable remplie d’amour est également une réalisation graphique étonnante, jouée à quatre mains - (celles du maître et de son élève, de l’homme et de la femme, d’un couple au diapason) - travaillée sur fond jauni pour l’occasion. Les noirs s’en ressentent et s’affichent sous diverses nuances dont un nacré sélectif très personnel. 
Déjà ensemble sur « Les yeux dans le mur », les auteurs nous livrent une deuxième histoire et continuent de parler d’amour. On en redemande !

Par , le

Nos interviews liées

Le parfum des olives, par Hugues et Edmond Baudoin

Bonjour à vous deux ! Shalom !
Sceneario.com : Le voyage que vous nous racontez, Hugues, date de 2001, mais le livre est réalisé huit ans après, en 2009, et paraît en 2010. L’idée de tirer un ouvrage de votre séjour date-t-il de l’année de votre voyage ou bien est-elle venue après coup ?
Hugues Baudoin : J'ai fait ce voyage il y a huit ans. J'ai "bataillé" longtemps pour la recherche d'une production et faire qu'il y ait une suite à ce voyage, d'autres visites et un documentaire filmé. Je n'ai pas réussi. Avec mon père on s'est dit qu'un livre, ce pourrait être une sorte de documentaire aussi.
Sceneario.com : Comment avez-vous travaillé ensemble, avec votre père, sur ce livre ? Edmond a-t-il eu en mains vos écrits et décidé seul quoi illustrer ou bien avez-vous défini ce que vous vouliez voir apparaître en images ?
Hugues Baudoin : Trois ans après mon voyage, les crédits ne venant pas, l'idée d'un livre à pris beaucoup de place, mais mon père n'était pas disponible [...]

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Zeste, par Céline Wagner

Sceneario.com : Bonjour Céline Wagner, et merci de bien vouloir répondre à nos quelques questions ! Tout d'abord, pourriez-vous vous présenter en quelques mots et rappeler aux scénearionautes votre parcours artistique ?

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Sceneario.com : Fallait-il absolument que le premier titre où vous assuriez à la fois le scénario, le dessin et la couleur soit autobiographique, alors qu'on imagine au vu des deux albums* que vous avez déjà publiés en collaboration avec Edmond Baudoin que l'inspiration aurait pu venir d'ailleurs ?

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Il serait réducteur de citer chaque fois Edmond Baudoin comme le gardien du temple de l'autobiographie [...]

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