LA MEMOIRE DANS LES POCHES #1 Première partie

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

Futuropolis

Genre :

Amour

Chronique sociale

Sortie :
ISBN : 2754800034

Résumé de l'album Première partie

Sidoine, un homme agé arrive dans un bar avec un enfant dans les bras. Des soupçons se portent rapidement sur cet homme qui semble avoir du mal à expliquer les cris de faim de l'enfant. Sidoine commence alors à raconter sa vie, celle de sa femme Rosalie et de son fils Laurent.
Une famille indescriptible aux yeux de tous, et pourtant, l'arrivée dans la vie de Laurent d'une jeune maghrébine va chambouler toute leur vie, et exploser totalement la cellule familiale. Sidoine subjugue son auditoire, et sort de sa poche de nombreux papiers prouvant ses dires et l'aidant à se souvenir.

Par Aub, le NC

Notre avis sur l'album Première partie

J'ai le souffle coupé, les jambes sciées, je suis ébahi, ébloui, émerveillé. Cette bande dessinée est une pure merveille, une histoire magnifique sur un dessin grandiose.
Pas de doute pour moi, Luc Brunschwig signe là une nouvelle série absolument superbe, et dès à présent je suis certain que cet album fera parler de lui dans de nombreuses chaumières. C'est une histoire, magnifique, terrible, horrible, belle et à la fois cruelle mais merveilleuse. C'est un mélange d'amour, de haine, de violence et de tendresse. C'est une lecture fluide, agréable, dure et pourtant si belle. Et tout ça c'est du Brunschwig... accompagné par le talent d'Etienne Le Roux. Nous avons là une nouvelle série fabuleuse.
Bon, j'arrête avec les superlatifs sinon je n'en finirai jamais...
J'ai été vraiment plongé dans cette histoire du début à la fin, j'ai adoré la narration et l'originalité de ce récit. J'ai été totalement surpris de l'avancée de l'histoire, étonné par les rebondissements incessants et adroitement menés. Le scénario est, une fois de plus de la part de Luc Brunschwig, mené d'une main de maître. C'est vraiment une très très grande réussite.
Sans oublier le dessin d' Etienne Le Roux qui est d'une finesse et d'une réussite incontestables. Le trait est fin, les couleurs un peu ternes, donnant un ton supplémentaire à la dureté et à la douceur du récit. C'est magnifique.
A noter la très grande qualité de l'album en lui-même, avec une couverture très épaisse, à l'intérieur un papier au grammage important, sans oublier les 88 pages. Voici donc les raisons qui expliquent les 15,9 euros de cette Bande Dessinée, pas chère au vu de la qualité.
Si vous n'aviez qu'un album à acheter ce semestre, ça serait celui-ci, inévitablement.

Par , le

On pourrait trouver ça un peu longuet, cette façon qu’a M. Létignal de raconter lentement, les uns après les autres, les faits qui ponctuent son histoire. Ce rythme, cette attente, font de nous, lecteurs, une personne de plus autour de la table à qui il tarde de savoir. Pourtant, on ne va pas se plaindre du très généreux nombre de planches qui mettent en images ce témoignage, et on a la satisfaction aussi, à la fin de ce premier album, d’avoir compris le rapport qui existe entre ce vieil homme et l’enfant qu’il porte. On ne referme donc pas le livre en se disant : "Ca traîne, et on ne sait toujours rien !"
Reste que bien des choses demandent encore à être éclaircies : ces flashbacks au temps de la guerre, ce que va choisir de faire Létignal par la suite ou encore comment les rapports entre Laurent et sa mère vont évoluer. Comme le dit Létignal, on n’est pas dans un film, il n’y a rien d’impressionnant et pourtant, les auteurs réussissent à nous captiver avec leurs héros si réels : je suis impatient de lire la suite !

Par , le

Les albums de la série LA MEMOIRE DANS LES POCHES

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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