La mauvaise tête - 1954

Alors que Spirou rend visite à Fantasio, il le trouve dans un drôle d’état, il est hors de lui, en colère. Tout dans le salon est sens dessus dessous ! Spirou pense à un cambriolage, mais Fantasio lui dit que non, toutefois, quelque chose a disparu, six photos de lui, six photos format passeport. Spirou lui propose pour se détendre d’aller faire une partie de Jokari. Mais le terrain qu’ils utilisent se trouvent dans la propriété voisine qui vient d’être louée. Par contre, le nouvel habitant leur permet de jouer. La partie se passe mal pour les deux amis qui finissent pas quitter le lieu, fâchés.
Le lendemain, Spirou est en ville et semble voir Fantasio sur un trottoir en face. Ce dernier ne le salue même pas, il entend quelqu’un qui appelle à l’aide. C’est un bijoutier. Il vient d’être cambriolé. La police arrive sur les lieux, suivie de Fantasio, qui tient un scoop pour un article. Et là, le bijoutier reconnait Fantasio comme l’homme qui vient de le braquer ! Fantasio en est tout étonné, comme Spirou qui commence à douter du comportement de son compagnon de nombreuses aventures. Et c’est quelques jours plus tard, que des images d’un autre cambriolage prouve que c’est bien Fantasio qui commet ces forfaits ! La police vient pour l’arrêter chez lui, mais ce dernier prend la fuite. Spirou va tout faire pour prouver l’innocence de son ami…

 

Par berthold, le 5 décembre 2014

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Notre avis sur La mauvaise tête – 1954

Après Tif & Tondu, Gil Jourdan, Johan & Pirlouit, c’est au tour de Spirou & Fantasio d’intégrer la collection 50/60 de chez Niffle avec ce récit datant de 1954 : La Mauvaise Tête.

Cette aventure de Spirou & Fantasio est l’une de leurs plus célèbres aventures. C’est aussi une de celles où Franquin s’occupe de tout au niveau du dessin et du scénario.
Cette intrigue permet de retrouver un suspense hitchkockien avec une affaire de faux coupable. C’est vraiment du grand scénario que nous retrouvons dans cette enquête. Et lire cet album dans cette version noir et blanc commentée par Hugues Dayez, permet d’en apprécier encore plus toutes les finesses.
Outre le récit (que certains d’entre vous connaissent, j’en suis sûr, par coeur et qui ne s’en lassent pas), les commentaires sont instructifs et permettent d’en apprendre un peu plus sur Franquin et sur cette période. Dayez, par exemple, nous raconte l’histoire de certaines voitures vues dans ce récit ou encore sur les courses cyclistes de l’époque. De plus, ces commentaires ne sont pas du tout ennyeux et sont passionnants.

Le noir et blanc, ainsi que la présentation des planches, nous permet d’apprécier le talent de dessinateur de Franquin. On voit ce récit d’une autre façon. On peut admirer certains détails, comme par exemple, lors de la fameuse scène de la course de vélo dans laquelle prend part Fantasio, quand ce dernier grimpe le sommet juché sur son vélo ou encore le moment où il dégringole pour terminer la course à l’envers ! C’est une leçon de bande dessinée, de dessin, tout simplement du grand art ! Et des scènes impressionnantes, étonnantes qui nous en mettent plein la vue… !

Je vous invite à découvrir sans plus tarder cette très belle édition qui permet d’admirer à sa juste valeur l’un des chefs d’oeuvres du neuvième art !

 

Par BERTHOLD, le 5 décembre 2014

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