FORTUNE DES WINCZLAV (LA)
Vanko 1848

Le Monténégro, en 1848, une insurrection des paysans est très sévèrement réprimée par l’armée. On recherche activement un jeune médecin qui aurait réussit à s’enfuir. Ce dernier, Vanko Winczlav parvient, avec l’aide d’une jeune serveuse quelque peu intéressée, à gagner le territoire américain, puis à se faire engager comme infirmier dans une clinique. Sur place, au bout de quelques années, il se marie avec Jenny, une belle infirmière qui va lui donner un fils, Milan. Mais, il est trahit par le directeur de la clinique qui le fait accuser de meurtre… Vanko est alors envoyé en prison. Pendant ce temps là, Milan et son demi frère Sandor grandissent, deviennent des hommes et entreprennent de faire leur vie, chacun de leur côté…

Par fredgri, le 28 mars 2021

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Notre avis sur FORTUNE DES WINCZLAV (LA) #1 – Vanko 1848

Bien qu’ayant laissé l’univers de Largo Winch derrière lui, Jean Van Hamme n’avait visiblement pas tout dit, et plus particulièrement sur l’histoire de la famille Winczlav !

Le scénariste revient donc sur celui qui va, en immigrant aux États Unis, établir les premières racines de la famille Winch, Vanko Winczlav. Nous revenons en arrière, au Monténégro, une révolte paysanne vient d’être stoppée nette par le Prince Nicolas Petrovic et ses alliés Turcs qui vont éliminer sans scrupule tous ceux qui se sont opposés à eux ! Parmis ces réfractaires, on retrouve notre ami Vanko qui va devoir fuir le plus loin possible. Tout de suite se dessine le destin d’un déraciné qui doit se cacher et sur qui le mauvais sort va s’acharner sans pitié !

Ce premier volume (sur trois) nous raconte donc cette épopée familiale et les multiples rebondissements qui vont rythmer l’existence de ces personnages. Cependant, Jean Van Hamme veut aller un peu trop vite et ne prend ainsi pas le temps de véritablement développer les diverses caractéristiques. On fait régulièrement, sans crier gare, des sauts de plusieurs années, histoire de passer à des étapes importantes, mais au détriment, souvent d’un travail plus poussé sur les uns et les autres qui ne restent qu’à létat de marionnettes du récit, le scénariste se concentrant surtout sur les faits uniquement. Et c’est cette inexpressivité, ce sentiment de froideur qui va progressivement gagner cette lecture. Même Philippe Berthet, qui rend pourtant une copie très honnête et très enlevée, semble malgré tout se contenter de son style automatique !

Alors oui, on entre dans le fond de l’histoire des ancêtres de Largo, mais ça manque de peps, de cette flamme qui pourrait rendre le récit encore plus captivant ! Peut-être faudra-t il lire l’ensemble d’une traite, nous verrons bien !

Peut-être plus adressé aux fans de la série !

Par FredGri, le 28 mars 2021

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