La fille aux ibis

Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Horizons

Sortie :
ISBN : 2800134380

Résumé de l'album La fille aux ibis

Stoian est de retour en Roumanie. Après sa sortie des geoles de Ceausescu où il a passé 10 années de sa vie pour un motif futile, il s'était enfui en France. Il revient, dans une ambiance de gêne et d'amour familial, pour se recueillir sur la tombe de sa mère, mais aussi pour résoudre un mystère.
Car sa détention était liée à une jeune fille qu'il a connu lorsqu'il enseignait. Pourquoi le portrait de cette jeune fille figure-t-il sur un timbre commémoratif censé représenter une résistante, morte il y a 50 ans ?
(réedition de 1993)

Par Tito, le NC

Notre avis sur l'album La fille aux ibis

Cette histoire, toute en délicatesse, est de celle qu'il faut lire dans le calme d'une soirée de printemps, avec une tisane et en écoutant du Vincent DELERM ou du Chopin. Pour la savourer d'une part, mais aussi pour bien prendre la mesure d'une narration assez alambiquée. Car si l'histoire est assez simple, la structure du récit prend le parti de montrer la vision du narrateur, un peu perdu, à la fois parce que la police politique roumaine l'a maltraité, mais aussi parce qu'il est en complet décalage avec le monde qui l'entoure.
Il s'agit à la fois d'un polar, d'une histoire d'amour très touchante, et d'une quête initiatique où le narrateur part à la recherche d'une icône, de son passé et de lui-même.
Et si l'ensemble est tout en nuance, la fin elle aussi montre toute la complexité qui se cache derrière une histoire simple, à l'image du récit en quelque sorte.
Le dessin, le découpage et les couleurs ont su s'effacer derrière ce récit intelligent et sensible, et cette discrétion n'étouffe pas la maîtrise graphique. Le tout est habilement mis en valeur par le tirage de qualité, en couverture souple très agréable.
Si l'on ajoute un fond d'histoire contemporaine instructif (la transition post communiste et la chute du tyran), cela suffit pour faire de ce livre un album à découvrir d'urgence, si vous avez le temps et l'envie de vous y plonger, si les structures narratives complexes ne vous rebutent pas et si vous avez envie de vous laisser entraîner dans ce récit passionnant et très profond.

Par , le

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Entretien avec Christian Lax

Interview réalisée par Melville et Placido à Angoulême à l’occasion du 39ème Festival International de la bande dessinée (janvier 2012).


Sceneario.com : Pain d’alouette est la suite de L’Aigle sans orteils sans toutefois réellement l’être. Comment est né votre projet ?
Christian Lax : Quand j’ai fais L’Aigle sans orteils je ne l’avais pas conçu comme pouvant avoir une suite mais vraiment comme un one shot, pour preuve la disparition d’Amédée. Mais il y a eu deux principales raisons pour lesquelles j’ai rebondis. La première est tout bêtement mercantile, comme L’Aigle… avait bien marché je me suis dit qu’il y avait peut-être un sillon à creuser. La seconde est que j’aime le vélo (c’est un sport que je pratique) et j’avais envie de revenir dans cet univers du cyclisme et de cette époque de l’entre-deux guerres, donc pourquoi pas raccrocher cette histoire à L’Aigle… de manière à avoir une « œuvre » qui se tienne un peu [...]

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Frank Giroud pour Quintett tome 5

  Sceneario.com: Nous arrivons déjà à la fin de Quintett, quel effet ça fait de cloturer cette excellente série ?

Frank Giroud: Je suis à la fois soulagé d’avoir mené un tel navire à bon port… et nostalgique d’en quitter le pont.
 
Sceneario.com: De Vita vous a proposé Giancarlo Alessandrini lorsqu'il s'est agi de lui trouver un remplaçant. Avez-vous fait confiance au choix de Giulio De Vita ou bien Giancarlo Alessandrini a-t-il dû "passer des tests" ?

Frank Giroud: J’avais pleine confiance dans les goûts de Giulio et j’ai bien aimé les extraits des divers travaux envoyés par Giancarlo. Mais je ne pouvais pas l’accueillir à bord sans m’être assuré qu’il serait vraiment l’homme de CETTE situation [...]

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