L'été diabolik

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Espionnage

Intimiste

Policier

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782205073454

Résumé de l'album L'été diabolik

C’est au cours d’un banal match de tennis que la vie d’Antoine, 15 ans, va basculer. Une balle de match contestée par le père de son adversaire, une course poursuite dramatique en voiture, une rencontre étrange où il est question d’un agent secret soviétique, son été 1967 sera riche d’émotions, de surprises et de questions qui ne trouverons de réponses que bien des années plus tard.

Par Olivier, le 21/01/2016

Notre avis sur l'album L'été diabolik

Ce sont des circonstances parfois fort banales qui peuvent faire basculer toute une vie, un homme croisé par hasard, un repas au restaurant, une jeune femme qui initie le jeune Antoine aux plaisirs du sexe et aux substances hallucinogènes et qui traine un passé sulfureux et au-dessus de tout cela plane l’ombre d’un fantôme masqué.
Il faudra bien du temps au jeune homme pour ré-agencer tous les éléments qui viennent bousculer son existence.
Thierry Smolderen nous plonge dans un thriller d’espionnage où les pistes se multiplient, concentrées autour du jeune Antoine. Les événements et les personnages énigmatiques qui font irruption dans sa vie bourgeoise bien réglée, le rôle de son propre père dans ce tourbillon mortel, l’amour physique et l’amitié vont transformer son été en un kaléidoscope de sentiments et d’émotions.
Si la trame du thriller est menée avec brio, le récit intimiste l’est tout autant, l’un étant porté par l’autre en une étroite et brillante ordonnance.
Récit initiatique tout autant que polar, Antoine trouvera sa catharsis dans l’écriture du roman de cet été, un roman qui lui permettra de découvrir, quelques vingt ans plus tard de surprenantes réponses aux faits qui se produisirent alors.

Un album étonnamment surprenant et portant totalement familier tant le dessin convoque des réminiscences culturelles qui font parties de notre imaginaire visuel. L’ambiance pop, très sixties recréée avec maëstria par Alexandre Clérisse, attentif au moindre détail, voiture, musique, fringues, jusqu’aux revues qu’Antoine dévore dans une ambiance de libéralisation des mœurs pré soixante-huitarde apparait d’une incroyable modernité.

Un album élégant, mystérieux et diabolikement captivant.

Par , le

Nos interviews liées

Ghost Money : une vision prémonitoire de la géopolitique actuelle

Sceneario.com : Dans votre série Ghost Money, dès le premier tome paru en 2008, vous évoquez des thématiques qui se sont brutalement matérialisées dans notre actualité : attentats djihadistes, cyber-surveillance, Islam des Lumières... D'où vous est venue cette vision prémonitoire ?
Thierry Smolderen : Ghost Money est une bande dessinée d'Anticipation. Elle est construite à partir des forces en présence : les djihadistes, les dictatures et les Etats-Unis. Elle veut montrer que nul bord n'est le bon, que nul ne détient la vérité et n'a raison.
Elle est nourrie des événements des années 2000, de la politique du pire qui a surgi au grand jour au lendemain du 11 septembre 2001. A cette époque, j'avais un regard très critique sur ce qui se mettait en place : la politique du mensonge de Bush, la surveillance électronique, etc [...]

Lire la suite ›

Interview Bertail & Smolderen

Sceneario : C'est votre deuxième collaboration. Avez-vous utilisé les mêmes méthodes de travail ?
Bertail :
Non, je ne pense pas qu'on puisse dire ça. A la première collaboration (l'enfer des pelgram, Delcourt) le scénario était déjà écrit et les éléments déjà mis en place. On a un peu essuyé tous les plâtres avec cette première série.

Sceneario : Et cette fois, vous avez travaillé plus en amont avec le scénariste ?
Smolderen :
Je l'ai écrit en flux tendu en dialoguant constamment avec Dominique, et en tenant compte de ses remarques et de ses envies. C'est un travail de collaboration vraiment très très proche. On passe beaucoup de temps à discuter de chaque scène. Dominique a des tas d'idées que j'essaye d'intégrer.

Sceneario : Avant cette interview, j'ai pu voir les originaux qui étaient exposés à la galerie Arludik [...]

Lire la suite ›