KINGS OF SHÔGI #2 The flowers of hard blood

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Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

PIKA

Genre :

Culturel

Fiction

Manga

Sortie :
ISBN : 9782811605032

Résumé de l'album The flowers of hard blood

 
A l’hôpital où elle a été admise inconsciente, Shion va recouvrer ses esprits et va décider, contre l’avis médical, de réintégrer tout de suite le tournoi de la ligue féminine de shôgi auquel elle participait pour pouvoir prendre sa revanche sur Ayumi et savoir qui des deux affrontera Saori en finale...
 

Par Sylvestre, le 18/07/2011

Notre avis sur l'album The flowers of hard blood

 
Si l’on écarte la dernière partie, celle qui montre Shion au onsen, qui fait intervenir Satoru et qui lance la suite de la saga, on peut dire de ce volume 2 qu’il n’est composé que de deux épisodes principaux, traitant respectivement la partie de shôgi entre Shion et Ayumi et la partie entre Ayumi et Saori.

Dans ce tome 2, il n’y a pas de référence claire au secret d’Ayumi, et le lecteur qui entrerait dans la série par ce second tome passerait bien sûr à côté d’une information d’importance qu’on a eue lors de la lecture du tome pilote. Mais le plus important n’est pas là, bien qu’en page 170, on sent que ce secret aura tout de même son rôle à jouer par la suite dans les relations entre les personnages et dans la psychologie ambiante. Non, le plus important, à ce stade, n’est pas là : il est juste question de jeu, de tournoi et de rapports de force entre les joueuses ; si tant est qu’on peut utiliser ce terme entre ces filles somme toute très respectueuses les unes des autres.

On pourra reprocher à ce second volume, comme on l’avait fait au premier, de ne pas trop expliquer clairement les règles ou les stratégies du jeu. On se retrouve donc comme Kobayashi, grand néophyte : témoins d’un spectacle qu’on peut apprécier sans toutefois en comprendre la quintessence. Et on ne désespère pas d’en apprendre toujours un peu plus quand même au fil des tomes. Avec quelques coups expliqués en texte par ci (voir extrait) et quelques mots de vocabulaire donnés par là, on avance petit à petit dans une meilleure connaissance du jeu.

Le shôgi est une activité de plateau plutôt calme. Les mangakas, par les traits de mouvements qu’ils placent autour des joueuses lorsqu’elles déplacent une tuile ou par les mouvements de cheveux qu’ils leur donnent (comme si elles faisaient un effort physique !) participent à dynamiser le côté graphique sinon (logiquement) assez statique. De la même manière, les (peu nombreux) spectateurs des parties jouées sont montrés bouches grandes ouvertes lorsqu’un bon coup est joué, comme le seraient des supporters d’une équipe d’un sport plus conventionnel lorsqu’un bon point est marqué !

L’intrigue du meurtre des parents de Shion est invisible dans ce tome 2, le récit se focalisant sur les trois personnages de Shion, Ayumi et Saori et sur leurs matches. Mais ce jeu exotique à nos yeux de béotiens suffit à donner tout son intérêt au manga qu’on suit sans peine et dont on demande à connaître la suite !

Original, intéressant et bien dessiné : c’est Kings of shôgi, aux éditions Pika.
 

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