KI-ITCHI VS
Tome 2

Ki-itchi est un petit garçon d’à peine trois ans, discret et silencieux, qui se conduit selon son cœur. Il vit à Tôkyô, entouré de l’amour de son père, né dans les montagnes, et de sa mère, originaire de la côte. À travers le regard pur et innocent de cet enfant, l’auteur critique la réalité du Japon actuel avec beaucoup de pertinence : les commérages des mères, futiles et injustes, la jalousie et la faiblesse dont sont faites les relations humaines sont très justement dénoncées. Cet environnement, qui souffle alternativement le chaud et le froid dans la vie de Ki-itchi, est loin de nous être étranger et nous met face à nos responsabilités.

Par boukrou, le 30 août 2012

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Notre avis sur KI-ITCHI VS #2 – Tome 2

Deuxième tome pour Ki-itchi VS qui ne va laisser apparaître que brièvement notre héros. Après un court passage en début de volume, on ne le retrouvera qu’à la fin.
Entre deux, Hideki Arai nous présente Kurita, patron d’une petite PME pour qui tout va s’effondrer. Suite au scandale de la vache folle, l’État met en place un plan de rachat et certains vont y voir une belle opportunité de s’enrichir. Victime de fraude au sein de sa propre entreprise, Kurita va alors dénoncer le complot sans s’imaginer un instant des conséquences pour lui, son entreprise ou même ses employés. Tout ce qui l’entoure coule petit à petit et alors qu’il semble être au plus bas, Ki-itchi revient sur le devant de la scène.

Hideki Arai vient encore une fois dénoncer aux travers d’un récit, certes fictif mais non moins inspiré de faits réels, de vrais problèmes de notre société (pression sociale, individualisme, …) au sein d’un gouvernement corrompu. Il décrit avec précision et réalisme toutes les étapes dans leurs moindres détails. De l’idée, à la mise en place de l’opération en passant par le fonctionnement des entreprises, des partenariats, de relations entre employés, tout est passé au peigne fin et avec une clarté déconcertante.

Seul petit bémol : tout est tellement bien ficelé, que l’ensemble paraît trop facile : l’employé sous pression qui cède trop facilement, l’étiquetage qui se fait sans que personne ne se rende compte de rien, le patron quelque peu naïf qui n’imagine pas les vies en jeux au travers de ses actions. Malheureusement, beaucoup trop d’élément viennent décrédibiliser le récit malgré un sujet criant de vérité et d’actualité.

À l’instar du premier tome, on reste encore sur un position assez mitigée. Malgré beaucoup de points positifs, on n’arrive pas à être pleinement convaincu.

Par boukrou, le 30 août 2012

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