KARMA SALSA
Tome 1

Ange sort du pénitencier de Los Olvidados de Dios, quelque part dans un lieu perdu dans les Caraïbes, après y avoir été enfermé pendant 20 ans.
Sa sortie intéresse du monde. Il y a deux policiers mais aussi les hommes de Mr Juarez. Enfin, Pablo Juarez, le fils. Le père était l’employeur d’Ange, il en avait fait son homme de main, son autre fils. Ce qui a provoqué la jalousie de Pablo. Ce dernier veut récupérer un petit quelque chose que détient Ange, un petit quelque chose qui pèse deux millions de dollars. Ange, qui a pratiqué la méditation en prison, ne veut pas en entendre parler et veut oublier ce passé.
Malheureusement, Pablo a un autre atout dans sa manche. Cet atout se nomme Melissa, elle est la fille d’Elena, mais aussi celle d ‘Ange.
Ce dernier va devoir retrouver ses vieux réflexes pour se tirer de ce pétrin…

 

Par berthold, le 18 juillet 2012

Notre avis sur KARMA SALSA #1 – Tome 1

Sam Peckinpah se serait il réincarné pour se lancer dans la bande dessinée ? Se serait il approprié les corps de Joel Callède, Fred Campoy et Philippe Charlot pour mettre en scène la première partie de ce Karma Salsa .
C’est ce que j’ai ressenti en lisant ce premier opus (prévu sur trois) où l’ambiance chaude de ce pays, quelque part dans les Caraïbes, rappelle certains films de Peckinpah comme Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia, par exemple.

Karma Salsa c’est du bon polar. Classique dans son point de départ, mais assez jouissif dans l’ensemble. Un homme sort de prison, il y a passé 20 ans environ. Ce qu’il veut c’est être peinard, surtout qu’il s’est mis à la méditation en prison. Mais le passé est le passé quand on a été un mauvais garçon et qu’on n’a pas laissé que de bons souvenirs.
Callède et Charlot nous régalent avec ce récit, avec le personnage d’Ange et tous les paumés que l’on va croiser dans ces pages. Les flics sont aussi pourris que les malfrats. Les femmes sont de mauvaises vies. Même la fille d’Ange semble jouer un autre jeu. Petit à petit, les auteurs vont nous apprendre qui était Ange et ce qu’il a fait. Mais ils n’en disant pas trop non plus pour nous garder quelques révélations pour les prochains tomes.
L’ambiance est prenante, humide, chaude et mortelle. Attention, je ne dis pas que l’on s’y ennuie, non, je dis "mortelle", c’est parce qu’il y a quand même quelques morts violentes dans ces pages. Il y a aussi quelques bonnes idées qui nous rappellent ces bons vieux films d’aventures français des années 60 où l’on croisait du Belmondo, du Lino Ventura et où ça donnait du bourre-pifs, ça discutait aux calibres. Il faut voir ce que fait El viejo Duke avec son avion !

Le tout étant superbement rythmé et mis en images par le talent de Fred Campoy. Son style fait des merveilles. Un trait haché, efficace, dynamique avec des gueules, des vraies…
Bref, que du plaisir pour ce premier tome d’un polar bien inspiré ! Il met en scène des moments westerns avec quelques poses que ne renieraient pas Peckinpah, justement.

Un premier tome vraiment prometteur, qui nous fait passer un très bon moment et que je vous conseille sans plus tarder ! Alors relaxez vous en faisant attention à votre karma tout cela sur un rythme endiablé de salsa !

 

Par BERTHOLD, le 18 juillet 2012

Publicité