KAAMELOTT #9 Les Renforts Maléfiques

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

CASTERMAN

Genre :

Humour

Médiéval

Sortie :
ISBN : 9782203085053

Résumé de l'album Les Renforts Maléfiques

Partis pour une quête noble, le roi Arthur et sept de ses chevaliers de la Table Ronde ont investi avec un courage peu débordant l’antre du Basilic. A l’issue de recherches on ne peut plus aléatoires, les aventuriers royaux ont découvert au fin fond du souterrain une étrange idole, un pseudo stégosaure en or massif. Ne souhaitant pas revenir bredouilles pour ne pas perdre la face vis-à-vis de la population de Kaamelott, Arthur décide d’embarquer leur trouvaille. Mal leur en prend car cette dernière, de par son énormité, ne peut pas passer par le raccourci qu’ils ont déniché. Aussi, se doivent-ils de refaire leur chemin à l’envers. Autant dire que leur piétinement va générer des dissensions dans le groupe tout en induisant d’autres surprises. Pendant ce temps, eu égard au fait que l’absence prolongée du roi Arthur inquiète sérieusement les gens de Kaamelott, deux autres chevaliers sont envoyés à la rencontre du monarque et de ses braves.

Par Phibes, le 24/08/2020

Notre avis sur l'album Les Renforts Maléfiques

Avec le tome 8, Alexandre Astier envoyait ses personnages fétiches inspirés de la série télévisée du même nom diffusée entre 2005 et 2009 dans une quête souterraine ô combien décalée. Elle permettait à l’aéropage royal de tomber in fine sur un trésor qui suscitait un réel questionnement. Devait-il ramener le trésor à Kaamelott ? Si oui, le raccourci découvert étant trop étroit, Arthur et les siens devaient refaire le chemin à l’envers. C’est donc sur ces interrogations que nous retrouvons comme il se doit nos « preux » chevaliers, peureux et reprochables, pour la suite de leurs péripéties souterraines.

Force est de constater que la légende d’Arthur vue par Alexandre Astier se veut d’un concept qui a forgé son succès et qui joue avec subtilité la carte de l’aberration. Sous le couvert d’une verve aux intonations modernes, on suit Arthur et sa clique dans des pérégrinations qui sont loin d’être chevaleresques. Tout est prétexte pour transformer ces derniers en de véritables pipelettes incapables, ergotant sans arrêt sur leurs actions, n’hésitant pas à se chamailler pour des broutilles et à se dénigrer sans grandeur.

Ce nouvel épisode, inédit de surcroît, ne déroge donc pas à la règle. Englués dans une envie de ramener un trophée au château pour éviter de perdre la face, les chevaliers de la Table Ronde et leur Roi peuvent se targuer de conforter leur position d’incapables majeurs. Manipulés il est vrai par la seule fille du groupe, ils sont appelés à tomber dans un piège concocté par les Renforts Maléfiques. Evidemment, Alexandre Astier joue absolument sur l’inaptitude désormais patentée de ces personnages, créant pour cela des situations rocambolesques dont tout le monde en pâtit, emplies d’un humour caustique excellent qui fait mouche à tous les coups.

Il va de soi que Steven Dupré tire aussi son épingle du jeu. S’appuyant assurément sur une galerie de portraits très variée qu’il maitrise de mieux en mieux et des décors superbement réalisés, l’artiste nous livre un travail rigoureux, d’une belle clarté humoristique et riche en détails de toute sorte. A noter que la colorisation signée Roberto Burgazzoli demeure efficace et apporte à l’ensemble pictural un relief non négligeable.

Un neuvième épisode qui fait suite au précédent et qui ne laissera pas de marbre les adeptes de cette caricature médiévale désopilante.

Par , le

Les albums de la série KAAMELOTT

Nos interviews liées

Alexandre Astier et Steven Dupré

Sceneario : bonjour,
bon ça va être dur d'être original et je suppose qu'on vous a posé un certain nombre de fois les mêmes questions !
Astier :
Oui et j'y ai répondu un certain nombre de fois (rires: )

Sceneario : C'est la première fois que vous venez à Angoulême ?
Astier :
Oui, c'est la première fois effectivement. Cela ressemble aux stands de l'Apple Expo.
Dupré : Pour moi aussi, c'est le premier Angoulême mais j'ai déjà fait beaucoup de salons en Belgique. Ce qui m'étonne ici, c'est de voir le nombre de bandes dessinées qui n'est pas traduit en néerlandais.

Sceneario : Il y a une différence par rapport aux salons du cinéma, télé, ...
Astier :
De ce que j'ai vu aujourd'hui, ce qui est curieux, mais je pense que c'est certainement propre à ici, c'est de voir les "grandes maisons" disséminées en bunkers [...]

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