HELLDORADO
La Santa Maladria

Hutatsu et Dathcino sont 2 jeunes syyanas, des indiens. Ils sont surpris par les leurs alors qu’ils pillaient un village où les conquistadores, des espagnols, ont massacré des hommes, des femmes et des enfants, mais n’ont rien volé, ni emmené.
Les deux jeunes gens seront condamnés : après avoir manqué d’être tués lors du choix de la peine, ils se retrouveront à soigner les malades, ceux atteints d’une maladie infectieuse et contagieuse qui décime la population indienne.
Les conquistadores du Capitan, un homme au service de la Foi, attaquent la citadelle , mais surtout pour capturer ceux atteints de cette maladie, la Santa Maladria, comme ils la nomment.

Par berthold, le 1 janvier 2001

2 avis sur HELLDORADO #1 – La Santa Maladria

C’est le titre Helldorado – ce mixte entre Hell et Eldorado – ainsi que la couverture qui m’ont attiré vers cette œuvre. J’ai toujours été fasciné par les conquistadores et leurs périples en Amérique centrale ou Amérique du sud.
En feuilletant cette œuvre, j’ai été fasciné par le dessin de Ignacio Noé. Un très bon coup de crayon et un véritable sens de la mise en scène. Il suffit de regarder les scènes de batailles pour s’en rendre compte.
Et puis les couleurs donnent un ton à cette œuvre, lumineux quand on est chez les Syyanas ou sombre quand on voit les conquistadores.
Le scénario de Morvan et Dragan est fort bien construit, passionnant. 
Les 8 premières planches sont muettes. Pas besoin de dialogues ou de textes pour expliquer ce qui va se passer. Des images assez violentes, barbares, qui montrent la cruauté de ces espagnols qui agissaient au nom de la Sainte Eglise. Il suffit de suivre cette femme et son enfant dans son sac vert, pour se rendre compte de cette horreur.
Ainsi, pour nous narrer les origines de la folie du Capitan, pas besoin de textes : les images parlent d’elles-mêmes.
Certaines scènes, donc, sont assez violentes. Mais on suit le parcours de Hutatsu et Dathcino, on attend de savoir ce qui les attend.
Ce premier tome est fort bien réussi. C’est un récit historique qui mérite l’attention des amateurs.
Laissez-vous tenter par cette histoire.

Par BERTHOLD, le 17 avril 2006

Les dessins de ce tome 1 de Helldorado ne présentent pas tous la même finition ; j’en veux pour preuve certaines cases où l’on a vraiment affaire à du crayonné ou du croquis mis en couleur, mais le résultat rend vraiment très bien : ce qui pourrait paraître comme du travail à la va-vite devient tout simplement un vrai style, un style génial. J’adore. Ces aspects de finition sont d’ailleurs accentués par les bords des cases tantôt lisses et fins, tantôt rugueux et gras. Cerise sur le gâteau, les couleurs de cet album « Santa Maladria » sont savamment vives et très lumineuses. Je les trouve d’un esthétisme parfait. Quant à l’histoire, elle est prenante dès le début. Tous les ingrédients sont à mon avis rassemblés pour faire de cette série une série à surveiller de près ! Bravo aux auteurs !

Par Sylvestre, le 3 juillet 2006

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