GRANDS ANCIENS #1 La baleine blanche

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Collection :

1800

Genre :

Adaptation

Aventure

Historique

Légendes

Sortie :
ISBN : 9782302012684

Résumé de l'album La baleine blanche


En 1850, le jeune Ishmaël a pour intention de quitter la marine marchande pour devenir marin sur un baleinier et, pour ce faire, s’est transporté à l’auberge de l’Amiral Bandow de New Bedford à la Nouvelle-Angleterre pour y glaner quelques précieux conseils. En ces lieux bruyants où la bière coule à flot, il y rencontre le romancier Hermann Melville qui, fort de l’intérêt que porte le jeune homme sur la chasse au cachalot, se décide à lui faire part d’une histoire fascinante et effrayante, celle du Capitaine Achab et de son combat titanesque contre le Kraken, l’immense créature des bas fonds marins. Commence alors un récit impressionnant dans lequel l’appel du large devient synonyme de légendes terrorisantes, de folie, de prières impies et également de démesure.


 

Par Phibes, le 09/08/2010

Notre avis sur l'album La baleine blanche


Jean-Marc Lainé revisite un grand classique littéraire du 19ème et vient de ce fait, agrémenter, de sa prolixité scénaristique, l’extensible collection 1800 dirigée par Jean-Luc Istin. Après avoir travaillé sur une trilogie futuriste multi temporelle (Omnopolis chez Bamboo), il intègre la maison Soleil pour remonter le temps et se lancer dans le sillage des baleiniers et des légendes qui entourent le monde des marins.


Pour ce faire, il s'accapare l'œuvre maîtresse du grand romancier Herman Melville s'intitulant Moby Dick et la détourne un tant soit peu de sa trame originale en la transformant en une sorte de duel que doit engager le Capitaine Achab contre la terreur des mers, le Kraken.


La mise en place de l'intrigue est attrayante et évolue sans réelle faiblesse au rythme d'une narration entretenue par un rapporteur on ne peut plus qualifié, Melville lui-même. Par son biais, la légende de deux protagonistes prend inévitablement forme, l'un humain (le capitaine Achab), l'autre bête monstrueuse (le kraken). Dans un alternat bien rythmé, la pression narrative augmente, alimentée par les explications de plus en plus terrifiantes du conteur jusqu'à la rencontre titanesque espérée.


Ce récit est l'occasion de faire de nombreux clins d'œil à d'autres classiques dont la notoriété a égalé celle du fameux ouvrage Moby Dick. Outre donc les personnages clés propres à ce dernier (Melville, Ishmaël, Achab, la baleine blanche…), l'auteur s'amuse à mêler des ambiances, des lieux, des termes tirés de L'Ile au trésor de Stevenson (l'auberge de l'Amiral Bendow, James Hawkins…), de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Vernes (le Nautilus) ou Le mythe du Cthulhu de Lovecraft (Grands anciens, …).


Graphiquement, Vukic qui, semble-t-il, réalise ici son premier album grand public, s'en sort à merveille en exécutant un travail rigoureux, authentique quant aux ambiances historiques et terrifiant quand il s'agit de faire apparaître le fameux Kraken (un peu à la manière du film Les dents de la mer – voir également le premier de couverture). La restitution des bateaux est époustouflante, emplie de détails (surtout dans les scènes d'attaques), tout comme d'ailleurs les nombreux décors qui gravitent autour des personnages. Ces derniers sont convaincants dans leurs apparitions et leurs expressions et portent sympathiquement les péripéties.


Un bon premier épisode noyé de légendes marines qui présage des rencontres d'une dimension exceptionnelle et angoissante.


 

Par , le

Les albums de la série GRANDS ANCIENS

Nos interviews liées

GRANDS ANCIENS - Tome 1 - Les confidences de Jean-Marc LAINE

Sceneario.com : Bonjour Jean-Marc, En guise d'introduction, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours au sein de la bande dessinée ?
Jean-Marc Lainé : J’ai toujours été intéressé par la BD, avec une prédilection pour les comics. Ça m’a amené à lire Scarce, puis à leur proposer des articles, encouragé notamment par Jean-Paul Jennequin. De là, j’ai commencé à rencontrer des gens, à faire des illustrations, bref à développer un petit réseau dans le fandom. J’ai commencé à rédiger des textes pour Thierry Mornet quand il était chez Bethy puis chez Panini, et quand il est passé chez Semic pour remonter une nouvelle équipe éditoriale sur Paris, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai commencé en juin 1999, avec pas beaucoup d’expérience éditoriale (j’avais monté plusieurs fois le stand de Scarce à Quai des Bulles, j’avais rédigé quelques articles payés…) [...]

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interview JM Lainé

Sceneario :  Peux-tu te présenter et nous dire comment tu es arrivé dans la bande dessinée ?
JM Lainé :
C'est un long parcours, qui commence vers 1988 avec mon premier article dans SCARCE. De là, j'ai commencé à tenir le stand de SCARCE sur des festivals comme Saint-Malo ou Athis-Mons, et donc à rencontrer d'autres fanzines, des auteurs, des illustrateurs amateurs, bref, à constituer un petit réseau. Je connaissais Denis Bajram depuis le bahut, puis j'ai rencontré des gens comme Alex Nikolavitch ou Mathieu Lauffray, qui ont eu une grande importance sur ma manière de voir le métier.
Des années après, avec un mariage et un divorce à mon tableau de chasse, j'ai commencé à accumuler des projets, mais aussi des contacts. Et pendant que je faisais un projet d'album chez Soleil (jamais publié) et de
l'illustration pour des petites boîtes de pub, j'ai été contacté par Thierry Mornet pour rejoindre l'équipe de Semic sur Paris [...]

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