GOLEADOR
La recrue

Après des siècles de guerre et de conflits, les différentes ethnies qui peuplent le monde se sont trouvées une nouvelle activité : le football !
Les Elfes, les Nains, les Orcs, les Humains et autres Gobelins s’affrontent désormais sportivement avec pour seul objectif d’être reconnus comme étant les meilleurs joueurs du monde.
C’est dans ce contexte que Sibrouk, le gobelin recruteur, écume les matchs pour y trouver la perle rare qui lui permettra de sauver la faible équipe du Football Club des Dragons. Manque de chance, les représentants des Chevaliers Athletic Club sont sur tous les bons coups.
C’était sans compter la rencontre providencielle avec Jusépé, un enfant abandonné par ses parents et qui passe son temps à jouer au football dans la rue avec Balao, son compagnon fidèle. Sa touche de balle exceptionnelle pourrait en faire le nouveau Goléador, le meilleur joueur de football de tous les temps !

Par Matt, le 26 juin 2012

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Notre avis sur GOLEADOR #1 – La recrue

Le concept d’une énième bande dessinée sur le football qui se déroulerait dans un univers fantastique a de quoi laisser dubitatif…

Et dès les premières minutes de lecture, les auteurs marquent contre leur camp en confirmant scénaristiquement toutes les craintes que l’on pouvait ressentir… Goleador narre l’histoire d’un jeune orphelin candide ayant un don exceptionnel pour le football, et qui est recruté par la plus faible équipe du championnat qui réunit toutes les peuplades de la Terre. Il affrontera bien sûr une grande équipe qui trust les meilleurs espoirs, les victoires, et bien sûr les meilleurs emplacements pour vendre leurs produits dérivés. Bref, les grands méchants de l’histoire ne sont pas du tout stéréotypés d’entrée.

Le scénario souffre donc de grandes lacunes : Jusépé le prodige joue au football avec un étrange animal qui se roule en boule, une impression de déjà-vu pour qui connait le dessin animé "La route d’El Dorado"…
De plus, tous les codes et les clichés du football sont bien présents : des gestes techniques issus des meilleurs épisodes d’Olive et Tom aux simulations en passant par le bizutage en règle de notre héros (qui est envoyé chercher le dernier ballon qui traîne au fond d’une caverne habitée par un dragon), sans oublier un humour souvent bas de plafond illustré par des jeux de mots peu éclairés comme la recherche de slogans pour le club ("Droit dans le but", "l’en avant dragon" ou encore "Dragon Ball") ou encore par d’autres trouvailles, comme l’invention du "bébé foot"…

Même le trait pourtant efficace de Denis Medri ne permet pas à Goléador de s’en tirer honorablement, tant il est souvent desservi par des couleurs peu efficaces qui sappent le moindre dynamisme de chaque action… (Un peu à l’image de Malouda dans 90% des matchs de l’équipe de France finalement).

Goléador ne provoquait pas d’attentes particulières (avec le choix d’un tel thème principal en même temps…), et son traitement façon Héroïc Fantasy n’apporte pas la touche de magie et de créativité qui aurait pu élever un peu l’oeuvre. Après avoir passé la dernière page, le sentiment du lecteur sera proche de celui d’un supporter qui aurait assisté à une défaite fleuve de son club sur un score de 5 à 0.

 

Par Matt, le 26 juin 2012

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