FRAISE ET CHOCOLAT
Fraise et chocolat

L’éditeur :
"Récit hautement érotique, Fraise et Chocolat retrace les premières semaines d’une passion amoureuse à travers le regard d’une jeune dessinatrice de 25 ans. Observatrice attentive de ses propres élans, de ses désirs mais aussi de ses doutes, Aurélia Aurita parle d’amour et de sexe avec fraîcheur et franchise. Sa vision ludique et joyeuse, mélange de crudité et de tendresse, est actuellement sans équivalent dans le paysage de la bande dessinée européenne. "

Une jeune dessinatrice, donc, arrive au Japon pour y retrouver un autre auteur, plus expérimenté, Frederic B. Entre eux deux commence alors une passion sans limite…

Par fredgri, le 1 janvier 2001

3 avis sur FRAISE ET CHOCOLAT #1 – Fraise et chocolat

Hautement érotique est le terme juste pour donner le ton du livre d’Aurélia Aurita, quoique ce qualificatif soit un peu indulgent. En tout cas, j’y ai vu de l’humour et de la poésie, un peu à la Brassens avec un air de je ne sais quoi qui fait qu’on ne voit pas que le sexe dans cette relation mais aussi l’amour et toutes ces petites choses qui font la différence.
Ainsi un visage devient parlant et prend tout à coup une autre dimension, un penchant amoureux pour les asiatiques de la part du héros à défendre coûte que coûte contre les jugements à l’emporte pièce ou encore un couple qui, au delà de cet appétit sexuel, commence à se construire, à commencer par l’apparition d’une commode…

Très rapide à lire, cet ouvrage est vraiment original et la dessinatrice, impudique,  se met en scène ainsi que son amant et à la façon d’une bio et d’une autobiographie, elle stylise ses fantasmes, ceux de son amoureux et leur satisfaction. 
Pas besoin de faire un dessin ! C’est ce qu’on aurait dit quelques années plus tôt, ou dans un pays comme le Japon ou aux Etats Unis. En France, la liberté d’expression permet d’en faire des dessins ! Alors, on regarde, on sourit, on écarquille parfois les yeux, on est touché par le côté naturel d’Aurélia.

A ne pas mettre entre toutes les mains, c’est une évidence, mais n’hésitez pas à découvrir cette curiosité au rythme fou, remplie de vie et d’amour.

Par MARIE, le 18 avril 2006

Alors evidemment, en commençant la lecture de ce petit album, je me suis très vite retrouvé face à une histoire intimiste, avec des scènes très crues et très directes de sexe  ! Très rapidement je me suis mis à sourire par-ci par-là, à trouver certaines réflexions assez drôles et finalement le charme a plus ou moins opéré.
Bon, nous ne sommes pas dans une simple histoire d’amour, les "personnages" passent plus de temps, dans cet album, à se jeter l’un contre l’autre, à se sucer, se lécher, se pénétrer qu’a vraiment se découvrir (réservé pour les hors champ), ce qui donne une dimension quelque peu "futile" à l’ensemble.
Oui, donc, certes c’est agréable de faire ceci, de prendre le temps de cela etc. et la fraîcheur d’Aurélia Aurita dans son discours passionné tend aussi à démontrer que toutes ces scènes sont aussi primordiales que les longs baisers et les moments à se regarder dans un restau. même si pour le coup cela manque sérieusement de "profondeur" (vous me comprendrez : -) )
L’acte d’amour, de franche "baise" n’est donc plus aussi tabou qu’avant. La liberté, parfois, passe aussi par une sublimation de l’acte intime, même si cela amène vers une légère deshumanisation, à la longue.
La jeune artiste a un style très enlevé, sans structure apparente, mais de cette énergie résulte toute une dynamique qui entraîne tout l’album, on lit ces pages d’une traite, tantôt excité, tantôt agacé mais rarement indifférent, malgré un dessin réduit au strict minimum.

Je ne dirais pas qu’il ne s’en ressort pas un certain gène à certains moments, ou en lisant quelques répliques ! Après tout l’auteur plus expérimenté est un artiste dont j’adore le travail et du coup le décalage qu’impose cet album peut parfois destabiliser.

A ne pas mettre entre toutes les mains.

Par FredGri, le 4 avril 2006

A ne pas mettre entre toutes les mains… Vrai ! Cependant, pour moi qui découvre cette artiste, je suis impressioné par sa simplicité et sa facilité à nous raconter une tranche de vie (très) intime. Son parlé cru, sans jamais tomber dans le vulgaire malgrés les "je t’enc…" et autre, est incroyable ! Le dessin rajoute à cette impression de naïveté.
La découverte d’une vie sexuelle, racontée par une femme, et qui s’adresse à tous… Moi, je vote pour !

Par Titoine, le 6 juin 2006

Publicité