FACTEUR POUR FEMMES
Livre 2

La guerre est terminée. Mais une autre épreuve commence pour certaines des femmes de l’île, qui partagent ce lourd secret lié à leurs relations avec le facteur Maël et à la manière dont il est mort. Cela pèse sur leurs relations avec leurs maris rentrés du front et chacune a peur qu’un mot ou une attitude puisse les trahir.

Par legoffe, le 14 mars 2021

Notre avis sur FACTEUR POUR FEMMES #2 – Livre 2

C’est une des surprises de ce début d’année, la parution d’une suite à Facteur pour femmes, alors que le premier volume, paru en 2015, était annoncé comme un one-shot. Mais ne boudons pas notre plaisir, l’album d’origine ayant été une réussite.

Ce nouvel épisode nous raconte donc la façon dont les femmes tombés sous le charme de Maël vont devoir gérer l’après. Un après qui s’entend de multiples façons. Il y a l’épreuve, celle de gérer ces secrets intimes qui les lient. Et ça n’est pas rien, comme le raconte très bien Didier Quella-Guyot.

Et puis il y a l’après-guerre. Car la BD aborde aussi la place de la femme dans la société au retour des soldats. Les mentalités ont changé du côté des dames, mais pas du côté des hommes. Une révolution est en marche, mais elle prendra finalement encore beaucoup de temps. Travail, sexualité, éducation, harcèlement… L’auteur raconte avec brio le quotidien de l’époque. On prend alors conscience, au regard des débats qui animent encore notre actualité, que certaines choses n’ont pas encore totalement progressé, même aujourd’hui.

L’ambiance est plus sombre que dans le premier volume. Le fardeau des iliennes pèse sur les consciences et apporte son lot de drames et d’incompréhensions.

Cela se sent aussi dans la mise en couleur de Cassier, moins colorée qu’à l’origine. Mais il prend parfaitement la relève de Morice en respectant l’esprit et la qualité du premier album. Son dessin est moderne et généreux, à l’instar de ces femmes qui avaient envie de voir le monde enfin changer pour elles.

Une fable touchante, qui raconte avec humanité les faiblesses de tout un chacun.

Par Legoffe, le 14 mars 2021

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