ELFES #24 Le bagne de Komoorth

voir la série ELFES
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Genre :

Heroic Fantasy

Sortie :
ISBN : 9782302075429

Résumé de l'album Le bagne de Komoorth

Ayant appris en consultant d’ancestraux manuscrits l’existence de Haarn’al, le légendaire premier semi-elfe à l’origine de leur peuple, Tei-nooh et son frère Orunth’al se sont lancés à sa recherche. Après un long voyage aux multiples périls, la belle guerrière a fini par retrouver l’ancêtre sacré momifié dans une grotte sous-marine. A sa grande surprise, elle découvre que ce dernier n’est nullement mort. Se régénérant grâce à la proximité de la jeune femme, Tei-nooh décide alors d'emmener Haarn'al en direction de la cité de Trein Er'madenn Fern fondée par le peuple semi-elfe. Malheureusement, Orunth'al, qui l'attendait au dehors, a disparu sans laisser de traces. Est-ce que Tei-nooh pourra continuer sa quête dont l'objectif principal est de reconstituer l'harmonie de tout un peuple dénigré par tous les autres autour de la symbolique que pourrait générer Haarn'al ?

Par Phibes, le 09/08/2019

Notre avis sur l'album Le bagne de Komoorth

Missionnés dans l'arc elfique pour narrer les équipées liées au peuple des semi-elfes, Eric Corbeyran et Bojan Vukic se retrouvent pour nous livrer un nouvel épisode complet qui fleure bon la reconstruction d'une peuplade en pleine déliquescence après le passage dévastateur de la nécromancienne et de sa horde de goules.

Pour les besoins de ce tome, le scénariste a pris pour décision de faire revenir deux protagonistes hauts en couleur et en combats qui ont alimenté les aventures précédentes (voir tome 19) sous le couvert de la biographie d'une pêcheuse d'huitres (Cleeris). Déjà animés par des intentions bien précises au sujet de l'origine de leur peuple, les deux personnages nous amènent dans la suite de leur quête vis-à-vis de leur ancêtre.

A cet égard, l'on concèdera que cette aventure bénéficie d'un développement, comme il se doit avec Eric Corbeyran, solide et toujours bien inspiré. Certes de conception plutôt conventionnelle, il n'en demeure pas moins qu'elle reste intéressante grâce au travail en profondeur des deux personnages principaux. De fait, cette équipée nous perme, à la faveur de flashback, d'en savoir réellement plus sur le passé terrible de Tei-nooh et son frère Orunth’al' ainsi que leurs deux nouveaux compagnons que sont Haarn'al et Faarl'han.

Sous le couvert du projet de réharmonisation du peuple des semi-elfes et à l'appui d'une voix-off personnalisée très présente, l'on assiste bien agréablement à une épopée animée, parsemée par des faits guerriers (contre les orcs, contre le gardiens de la forteresse de Komoorth...) d'une belle intensité et saupoudrée de sagesse égrainée par Haarn'al et également d'espoir naissant.

La part graphique réalisée par Vojan Vukic reste d'une qualité remarquable et conforte avec brio le travail du scénariste. L'univers fantasy des Terres d'Arran inspire pleinement l'artiste qui n'hésite pas à nous offrir des paysages exotiques particulièrement dépaysants, riches en détails de toute sorte. De même, ces personnages aux oreilles pointues nous assurent d'une belle représentation à découvrir dans des instants de grande violence ou d'autres de profondes réflexions.

Une 24ème volet qui possède tout ce qu'il faut pour passer un très bon moment de lecture.

Par , le

Les albums de la série ELFES

Nos interviews liées

Corbeyran nous parle d'Irina

Sceneario.com : Pourquoi le choix d’Irina ?
Eric Corbeyran : J’adore les filles qui portent des flingues. J’ai quelques héroïnes dans ce goût-là, des filles dangereuses, comme dans le Chant des Stryges où l’héroïne est une tueuse professionnelle, ou dans le Régulateur où les personnages principaux sont deux nanas. Donc le choix s’est naturellement porté sur cette tueuse.
Sceneario.com :
Eric Corbeyran : C’est facile, on a tendance à croire que trop de contraintes nuisent alors que c’est le contraire, c’est plus facile, j’aime les contraintes. J’ai adapté Assassin’s Creed, et il y avait beaucoup de contraintes, alors ici c’était de la « rigolade ».

J’avais toute liberté pour créer le personnage. Dans XIII on la voit tuer, c’est un comportement de tueuse stéréotypé [...]

Lire la suite ›

Eric Corbeyran et Brice Bingono pour Pavillon Noir chez Soleil

Sceneario.com : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Eric CORBEYRAN : C'est Jean Wacquet (de chez Soleil) qui nous a mis en contact. A l'époque Brice n'habitait pas loin de Bordeaux, nous nous sommes donc rencontrés "pour de vrai". Le courant est passé tout de suite...

Sceneario.com : Eric, qu'avez vous apprécié chez Brice pour avoir envie de travailler avec lui ?
Eric CORBEYRAN : D'abord, j'ai vu quelques uns de ses anciens travaux, des pages de bd mais aussi des illus. Ca a été très positif tout de suite. Le déclic s'est produit et la machine s'est mise en marche dans ma tête. Ensuite, j'ai rencontré le bonhomme et il m'a plu d'emblée. Après, je n'ai cessé d'être enthousiasmé par les planches de Pavillon noir. Chaque livraison était un petit événement tant son trait est énergique et attachant [...]

Lire la suite ›