ECO #2 La bête sans visage

voir la série ECO
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Collection :

Métamorphose

Genre :

Contes

Sortie :
ISBN : 9782302015654

Résumé de l'album La bête sans visage


A la suite d'une triste circonstance, craignant de subir une malédiction, celle des Schaklebott, la petite Eco a fui délibérément son domicile. En proie à un changement physique irréversible, cette dernière a décidé de partir à la recherche de la seule personne qui puisse l'aider dans son malheur, la Princesse des nuages. Accompagnée en cela par ses quatre plus chers compagnons, elle commence à pénétrer dans la forêt, un endroit un tant soit peu sinistre dans lequel elle ne tarde pas à faire une rencontre intrigante, celle, semble-t-il, de la bête sans visage. Parviendra-t-elle au terme de sa quête malgré ce singulier personnage bien attaché à sa personne et les nombreux sacrifices qu'elle devra faire malheureusement tout au long de son périple ?


 

Par Phibes, le 10/12/2011

Notre avis sur l'album La bête sans visage


Après une ouverture pour le moins réussie qui ne manquait pas d'éveiller une grande curiosité quant à la terrible mésaventure familiale que vivait la jeune Eco, voici venir la suite des péripéties de cette dernière, plongée dans une quête pour la sauvegarde de sa personne frappée de malédiction.


Guillaume Bianco, de son verbe ampoulé, sensible et poétique, ne trouve aucun mal à nous amener dans l'ombre de sa petite héroïne, promise à un périple qui va marquer à tout jamais et sa conscience et son physique. Restant dans cet univers qu'il affectionne, entre réel et onirique, ce dernier suscite avec cet opus émoi, peur, tristesse et toujours ce sentiment d'incertitude lié à la transformation (naturelle) d'Eco et au trouble qui en découle.


Par cet épisode et ce road-movie enfantin chapitré subtilement au moyen d'extraits de textes illustres, le scénariste met en avant le principe de don de soi, d'abnégation, porté par les petits compagnons irréels de la jeune fille qui amèneront dans leurs décisions l'émotion que partagera bien volontiers le lecteur de la première heure.


Graphiquement, la tonalité vaporeuse et imagée du travail de Jérémie Almanza est un réel atout pour le récit. Ses illustrations sont toujours aussi sensibles de par le fait qu'elles mettent en évidence des instantanés pleins de fraîcheur, à l'imaginaire enchanteur, un tantinet déformés et partagés entre rêves et cauchemars. Ces représentations picturales sont accompagnées d'une colorisation maîtrisée informatiquement, mises en évidence par des effets de lumières recherchés qui concèdent une influence des films d'animation.


Un deuxième et avant-dernier volet d'un conte plein de poésie et de sensibilité qui s'installe dans la veine des grands classiques d'Andersen, des frères Grimm et autres, à apprécier inévitablement en famille.


 

Par , le

Les albums de la série ECO

Nos interviews liées

Guillaume Bianco, auteur de Billy Brouillard

Sceneario.com : Bonjour Guillaume Bianco ! Pourriez-vous avant tout vous présenter et nous rappeler votre parcours artistique ?
Guillaume Bianco : "Parcours Artistique" ? En ce qui me concerne, et sans fausse modestie aucune, le terme me dérange un peu... Je pense sincèrement ne pas être un "artiste"... Picasso, Van Gogh en étaient... Moi pas... En revanche, je sais m’arranger avec les choses que je sais ou non dessiner, ce qui m’intéresse c’est de transmettre les émotions que j’éprouve... Rien de plus... Mon parcours "non artistique", donc, se résume à un bac d’arts plastiques, où l’ on n'apprend pas grand chose, je crois... En tout cas, pas à devenir artiste... Par la suite, j’ai fait des études de langues orientales et voulais enseigner le Français en Asie... Puis j’ai croisé la route de Didier Tarquin et de Christophe Arleston et je me suis retrouvé à faire l’imbécile au studio Gottferdom (la rédaction de Lanfeust Mag), jusqu'à ce qu’Arleston me demande de faire une page pour le magazine [...]

Lire la suite ›