DIES IRAE #1 Maléfices

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Dessinateur :


Scénaristes :



Éditions :

CASTERMAN

Collection :

Ligne Rouge

Sortie :
ISBN : 2203392029

Résumé de l'album Maléfices

Dans un bar, un jeune garçon vient de se faire arnaquer au billard : il doit 5000 francs à deux loubards. Evidemment, il ne les a pas. C'est alors qu'un adolescent nommé Théo, assistant à la scène se lève, va acheter un "bravo", et le donne aux deux escrocs. Ce ticket de loterie est gagnant : 5000 francs. Etrange coup de chance.
Etrangement, en sortant du café, Théo se fait renverser par un camion.
On revient alors quelques mois auparavant. Théo n'est alors qu'apprenti boulanger pour Sorbier, un patron tyrannique. Sa mère fait des ménages pour nourrir ses 3 enfants.
Théo ne trouve refuge que dans les livres. Il va d'ailleurs en trouver un de magie, dans lequel il exécute un sort de chance…

Par Gdseb, le NC

Notre avis sur l'album Maléfices

Dies irae, série prévue en deux tomes, démarre très bien avec maléfices.
Les dessins et les couleurs, assez sombres et dérangeant servent très bien l'histoire. il se dégage de ces planches une pesanteur dans le ton du récit. Les personnages ont tous des visages marqués, marqués par une vie difficile, loin des clichés de gravure de mode.
L'histoire n'est, il est vrai, pas très originale : un jeune garçon découvre un livre de magie, et se retrouve détenteur d'un étrange pouvoir. Mais d'une part le traitement est parfait, et on peut faire confiance à Seiter (scénariste de fog) et Mercier pour nous surprendre dans la suite.
La voix off est utilisée dans la majeure partie de l'album. Ce procédé n'est ici absolument pas lourd : on se laisse complètement porter par le récit, très fluide. De plus, cela permet de bien comprendre la psychologie de Théo, le personnage principal : ses peurs, ses envies.
Les personnages secondaires ont tous de la profondeur, et donnent une dimension réelle au récit : le côté fantastique semble naturel, et on se dirait presque que tout ça est possible. J'attends donc avec impatience le deuxième tome.

Par , le

Très bonne surprise ! Cette bd m’a beaucoup plu et je l’ai lue avec plaisir et curiosité. Le thème est assez sympathique puisqu’on sait tous que ça ne peut pas exister… quoique ! Finalement, ce sont les sorts et les tours de magie qui nous font peur ou rêver depuis l’enfance qui vont être un peu responsables du fait qu’on aimera ou pas cet album ! Je suis toujours un peu intriguée et je pars souvent dans des grands délires du genre : si je gagne au loto… et là, je fais le tour du monde, j’achète un manoir, et je fais des tas de choses irréalisables dans des circonstances normales. On en rêve tous ! Alors évidemment, quand Théo se met à trouver une formule magique qui doit lui porter chance, c’est un vrai plaisir que d’y croire un peu, et à partir de là, on dévore l’album car on revit aussi nos propres espérances, tout devient plausible comme dans cette réalité qu’on imagine naïvement.
Peut être que tout provient de la ressemblance avec la vraie vie, mais il reste que cet album est attachant car on sourit souvent, on se dit tout simplement que cette histoire peut être vécue par nous tous –sauf cas extrême d’incrédulité – et pour cette même raison on s’attend aussi aux situations qui se présentent, et ce n’est pas décevant, au contraire, c’est franchement amusant !
Bref : excellent album même si j’aurais préféré des couleurs moins épaisses, mais l’impression a peut être exagéré les contours ! Je lirai la suite sans hésitation…

Par , le

Dies Irae est une histoire fantastique dont le cadre se situe dans un univers contemporain glauque et provincial. Ici, les personnages sont pathétiques, enfermés dans leurs petites vies, avec leurs petits objectifs et leurs gros travers. L’intrigue commence doucement, sans se presser pour nous faire rentrer dans l’ambiance et ça marche plutôt bien ! Mais ce qui TUE dans Dies Irae, ce n’est pas le scénario, c’est le dessin de MAX !
Tous les personnages ont des visages étranges mais tellement familiers qu’on a l’impression de les croiser tous les jours dans la rue. La ville et ses bâtiments décrépies, nous la connaissons tous et pourtant elle ne ressemble à aucune autres. MAX a un univers graphique super personnel, c’est clair ! Un univers à la frontière entre l’étrange et le naturaliste. La force de ses visages réside dans le mystère qu’ils semblent tous dissimuler. Et c’est bien le dessin de Max qui fait de cet album un livre à acheter d’urgence. Il permet de transcender le scénario et de lui donner toute sa force sociale et mystique. D’ailleurs on regrette parfois que cette histoire ne soit pas un brin plus trash, moins gentillette, parce qu’il en à sous le crayon le Max et on a envie d’en voir plus. Bref, si vous voulez découvrir le travail d’un jeune auteur qui sera bientôt un incontournable parmi les dinosaures de chez Casterman, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Par , le

Je referme "Dies Irae" et finalement j'ai trouvé ça très sympa, malgré un scénario très convenu et un dessin figé sous certaines coutures !
Donc malgré tout ça, ce premier album se lit avec énormément de plaisir, d'une traite. Le thème du pouvoir, de la chance est intéressant car il amène le personnage vers des situations, vers des choix et le lecteur peut réfléchir et comparer avec ses propres réactions, s'ensuit alors une ambiguité entre lecture et identification, ce que j'estime être le principal intérêt de ce tome ! Après tout l'intrigue se résume assez rapidement à ça, un pouvoir, des choix, des responsabilités et des concéquences ! Peut-être aurait il fallu dépasser un peu ce schéma ! on verra bien dans le second épisode !
Le dessin est malgré tout très efficace, ça n'est pas trop mon genre, je trouve que ça manque vraiment de dynamisme, mais je ne peux pas nier le fait que ça se lit très bien et que chaque planche coule parfaitement !

Un petit album honnète dont on attend impatiemment la suite !

Par , le

Les albums de la série DIES IRAE

Nos interviews liées

Interview de Roger Seiter

Sceneario.com : Bonjour Roger. Cela fait un bon moment que nous n’avons pas pris de tes nouvelles. Nous profitons donc de la sortie du 12 septembre, une nouvelle série chez Glénat, pour te poser quelques questions. 12 septembre : le titre risque de faire penser aux tristes événements du 11/09/2001, et d’ailleurs, il en est question dans le début de ce livre. Pourquoi as-tu voulu aborder ce sujet par ce biais ?
Roger Seiter : On a déjà beaucoup écrit, disserté et enquêté sur les causes et les conséquences des attentats du World Trade Center. Il s'agit sans aucun doute d'un événement majeur de l'histoire du début du XXIeme siècle et traiter un tel sujet dix ans après le drame ne pouvait que m'intéresser. Mais j'ai pensé qu'il fallait trouver une approche différente. Il me semblait que relater simplement ces évènements n'avait guère d'intérêt pour les lecteurs [...]

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Roger Seiter

Sceneario.com :Bonjour Roger. Vous avez lancé La Mort Rouge chez tous les libraires de France et de Navarre. Pensez vous que les lecteurs seront infectés par cette « peste » lorsqu’ils ouvriront le livre ?
Roger Seiter: Le risque n'est pas négligeable. Mais ce n'est pas très grave. D'après les écrits laissés par le docteur Ponnonner, il semblerait que le vaccin contre la grippe A guérit également la Mort Rouge. Du coup, je crois savoir de source sûre que le gouvernement dispose de stocks suffisants pour faire face à l'épidémie. Vous n'avez donc rien à craindre ...
Sceneario.com :Cette fois-ci, pour cette nouvelle aventure, vous vous inspirez de la nouvelle Le Masque de la Mort Rouge, du Chat noir et Le Roi Peste. Pourquoi ce choix cette fois-ci ?
Roger Seiter: Il faut rajouter « La Vérité sur le Cas de Monsieur Valdemar » [...]

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Histoires Extraordinaires d'Edgar Poe tome 2 par Roger Seiter

Sceneario.com : Bonjour. Ce mois de mars 2009 voit donc la sortie du tome 2 de votre série illustrée par J.L. Thouard, « Histoires Extraordinaires d’Edgar Poe » dont le titre est " Usher ".Tout d’abord, quelle fut l'accueil du public pour le premier tome ?
Roger Seiter : Bonjour. L'accueil est excellent. Avec Jean-Louis Thouard, nous avons fait pas mal de séances de dédicaces et j'ai donc pu constater une grande curiosité et un véritable intérêt du public pour cette série. Le nom d'Edgar Allan Poe n'y est probablement pas étranger. Tout le monde connaît cet auteur de nom et beaucoup de gens ont lu quelques nouvelles (souvent les mêmes) soit par intérêt personnel, soit dans le cadre de leur scolarité. Le fait de proposer, non pas simplement les textes de Poe illustrés, comme cela a souvent été fait (par Corben, Battaglia ou encore Alexis Thomas), mais une vraie série, avec des personnages récurrents évoluant dans l'univers de Poe, y a sans doute largement contribué [...]

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Le scénariste Roger Seiter dévoile les secrets d'H.M.S.

  Sceneario.com : Bonjour Roger Seiter. Nous nous retrouvons ce mois de septembre pour la sortie du tome 4 de HMS dans la collection « Ligne d'Horizon » de Casterman. Ce tome 4 conclue la nouvelle enquête du docteur Fenton. Mais avant de parler de cela, pouvez-vous nous dire quelle a été l'envie qui vous a poussé à vous lancer dans ce genre de récit maritime et historique ? Où avez-vous puisé les influences parmi vos lectures ? En bref, comment est née la série HMS ? Roger Seiter : Pour être honnête, ma première rencontre avec l'univers du roman maritime a été la lecture de « Mémoires d'un Gentilhomme Corsaire », qui n'est pas du tout un roman, mais les véritables mémoires d'Edward John Trelawney, un officier anglais de l'époque napoléonienne devenu corsaire dans les mers du sud [...]

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Roger Seiter

(LES VISUELS SONT DES ZOOMS, CLIQUEZ DESSUS POUR LES DECOUVRIR AUTREMENT !)
Sceneario.com : Bonjour. A peine un mois après la sortie de Wild River, on vous retrouve sur une nouvelle série nommée « Histoires Extraordinaires d'Edgar Allan Poe ». Pouvez-vous nous dire comment est né ce projet ?
Roger SEITER : Le plus simplement du monde. Jean-Louis Thouard, que je ne connaissais pas, m'a contacté par téléphone pour me proposer une collaboration. Cet illustrateur de grand talent aimait bien mon travail sur la série Fog et souhaitait passer à la BD. Jean-Louis voulait une histoire qui se passe aux États-Unis, mais pas forcément au 19ème. Nous avons discuté BD, cinéma et littérature pendant plus de deux heures. Je n'avais bien sûr pas de projet tout prêt dans mes tiroirs. Je ne fonctionne d'ailleurs pas comme ça [...]

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Roger Seiter pour Wild River

    Sceneario.com: Bonjour. Ce mois de mars 2008 va voir paraître une nouvelle série chez Casterman: « Wild River », dont le dessin sera assuré par votre complice de « Mysteries », Vincent Wagner. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

Roger Seiter: Bonjour. « Wild River » est une saga familiale ayant pour cadre historique et géographique les premières tentatives de conquête des grandes plaines de l'ouest américain et des Rocheuses. Pour la première fois, au début du XIX eme siècle, les Américains franchissent le Missouri et les montagnes pour conquérir l'ensemble du continent nord-américain et rallier la côte du Pacifique. Ils se heurtent bien sûr à des tribus inconnues, souvent puissantes et hostiles, qui vont tenter pendant une décénie, de s'opposer à cette invasion [...]

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Roger Seiter entre le spiritisme et le brouillard

Sceneario.com : Comment avez-vous rencontré Max ? :
Roger Seiter : Avant toute chose, je tiens à préciser que je scénarise cette série avec Isabelle Mercier. C’est elle qui donne ce ton très particulier à la série et au personnage de Théo Thomas. Ce projet était dans nos cartons depuis quelques temps déjà, mais nous avions du mal à trouver le bon dessinateur. A l’époque, j’utilisais assez peu Internet et je ne surfais pratiquement jamais. Un jour, je ne sais vraiment pas pourquoi, j’ai visité quelques sites de graphistes qui mettaient en ligne leurs travaux et je suis tombé sur les dessins de Max. Des dessins très réalistes, avec une ambiance mystérieuse, fantastique. Bref, exactement ce que je cherchais pour « Dies Irae ». Je n’avais même pas d’adresse e-mail et j’ai donc chargé un ami de contacter Maxime [...]

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Max auteur maléfique??

Scenenario.com :Pouvez vous présenter votre parcours ?
Max:
Bac A3, les Beaux-Arts de Reims et une maîtrise de cinéma... C'est en griffonnant des petits Darth Maul dans les marges sur les bancs de la fac que l'envie de dessin m'a repris.
J'ai donc ressorti les crayons il y a quatre ans de cela et j'ai recommencé à bosser tout seul, pendant environ un an. J'ai réappris toutes les bases, je me suis imprégné du travail des autres... Un an d'autodiscipline, ça laisse le temps de changer d'avis ! Mais je me suis accroché, et au début, j'ai refait de la BD pour "m'entraîner", à titre personnel, car jamais je n'aurais espéré que mon trait puisse supporter la charge d'un album. En fait, je me destinais plus au storyboard pour les films et la pub [...]

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