DESTINS #3 Le piège africain

voir la série DESTINS
Dessinateurs :



Scénaristes :



Coloristes :



Éditions :

GLENAT

Collection :

Grafica

Genre :

Aventure

Drame

Exercice de style

Sortie :
ISBN : 9782723467490

Résumé de l'album Le piège africain


Lors de sa retraite dans l’archipel des Shetlands, Ellen a pris sa décision. Et s’il est vrai qu’une innocente allait payer par sa faute pour son crime, elle préfère pour l’heure calculer qu’en taisant sa culpabilité dans l’affaire du hold-up, elle protège à la fois sa vie et ses proches mais peut aussi se "racheter psychologiquement", se rassurer, en sauvant des vies dans le cadre de son action humanitaire.

Largement perturbée par son choix, Ellen reviendra à Londres et y recroisera rapidement ceux qu’elle chérit. Puis elle se lancera avec quelques collègues dans la mission qui était inscrite à son planning, en Afrique, dans un pays alors à feu et à sang. Leur arrivée se fera dans des conditions épouvantables...

Y aurait-il une justice divine ? Elle était en train d’échapper à la mort au Texas, mais il lui apparaîtra bien vite que ses chances de survie risquaient d'être nulles dans le guêpier où elle et ses collègues s’étaient fourrés...
 

Par Sylvestre, le 22/01/2010

Notre avis sur l'album Le piège africain


Lors de la conférence de presse qu’avaient donnée les éditions Glénat à Angoulême en janvier 2009 pour leurs 40 ans, Frank Giroud était intervenu pour présenter ce projet Destins. Cette série, annonçait-il, allait voir une histoire racontée de différentes manières, en fonction des choix faits ou non par les personnages. En fonction du destin, quoi. CQFD...

Après un premier tome posant les bases de l’histoire d’Ellen, le second tome s’inscrivait dans la continuité, déroulant le récit d’une certaine manière. Avec ce tome 3, ça y est ! On est dans "la première bifurcation !" On y retrouve Ellen aux Shetlands, comme dans les premières pages du tome 2. Mais la réflexion qu’elle y mène la conduit à prendre une décision différente...

Fallait-il que le tome 3 soit proposé à la place du tome 2 et vice-versa ? Peut-être que ça n’a pas trop d’importance pour l’œuvre dans sa globalité. N’empêche que dans cet album, Ellen nous est un peu moins sympathique... Parce qu’elle choisit de laisser Jane Tyler payer pour son crime, oui. Mais aussi, finalement, parce qu’on l’a vue faire l’autre choix, plus courageux, dans le parallèle tome 2... Comme quoi l’ordre proposé influe sur notre ressenti, sur notre vision des choses.

Dans cet album "Le piège africain", on retrouve des éléments logiquement vus dans "Le fils" : la perspective de carrière politique du mari d’Ellen, l’allusion à l’incendie de l’école de Dylan... Il faut bien que l’issue de la série, qui verra ses ramifications confluer alors qu’elles partaient en s’éloignant, s’appuie sur tout ce qu’on aura vu ça et là, quel que soit le chemin parcouru. On y voit aussi des différences fondamentales : comme Ellen part en mission en Afrique (et que tout ne va pas y être de tout repos !) la dimension "aventure exotique et stressante" insuffle une dynamique différente de celle qu’imposait la paisible Londres...

Ce tome 3 réalisé à 8 mains sous la direction de Frank Giroud (1 scénariste, 1 dessinateur-coloriste, 1 dessinateur et 1 coloriste dont vous retrouvez les noms en haut de cette fiche) tient bien sa place au niveau des qualités qu’on lui attendait. La série Destins nous avait comblés jusque là : elle continue !

Vivement donc la suite. Et vraiment, bravo !
 

Par , le

Les albums de la série DESTINS

Nos interviews liées

Interview de Luc Brahy

Sceneario.com : Bonjour Luc. Avant toute chose, peux tu te présenter et nous conter ton parcours avant d’arrivée dans le monde la bande dessinée ?
Luc Brahy : J’ai eu plusieurs trajectoires dans mon parcours… on va dire que j’ai eu mon premier album de BD entre les mains a deux ans et demi (c’etait Tintin au Tibet et je l’ai dechiré)… je me sens en dette envers la BD depuis ce temps là.
Sceneario.com : Ta carrière débute avec Zoltan, je crois bien. Puis, tu te lances dans la série Imago Mundi. Quels souvenirs gardes-tu de cette période ?
Luc Brahy : Mon tout premier album était NEW YORK DRINK, une auto edition dans un style proche de MUNOZ ET SAMPAYO… c’est du collector, ca. Puis oui, ZOLTAN avec dejà Frank Giroud, suivi d’Imago mundi, de Climax et de tout le reste… [...]

Lire la suite ›

Frank Giroud pour Quintett tome 5

  Sceneario.com: Nous arrivons déjà à la fin de Quintett, quel effet ça fait de cloturer cette excellente série ?

Frank Giroud: Je suis à la fois soulagé d’avoir mené un tel navire à bon port… et nostalgique d’en quitter le pont.
 
Sceneario.com: De Vita vous a proposé Giancarlo Alessandrini lorsqu'il s'est agi de lui trouver un remplaçant. Avez-vous fait confiance au choix de Giulio De Vita ou bien Giancarlo Alessandrini a-t-il dû "passer des tests" ?

Frank Giroud: J’avais pleine confiance dans les goûts de Giulio et j’ai bien aimé les extraits des divers travaux envoyés par Giancarlo. Mais je ne pouvais pas l’accueillir à bord sans m’être assuré qu’il serait vraiment l’homme de CETTE situation [...]

Lire la suite ›

Entretien avec Pierre CHRISTIN

Public : Vous êtes scénariste, quels conseils donneriez-vous à ceux d’entre-nous qui souhaiteraient se lancer dans ce métier ?
Pierre CHRISTIN :
A l’époque où j’ai débuté, dans les années soixante, on devenait scénariste un peu par hasard. Il s’agissait essentiellement de travaux pour les magazines destinés à la jeunesse.
Je suis donc rentré dans la BD par effraction. En voyage aux USA avec mon ami Jean-Caude Mézières, on n’avait plus un sous pour se payer le voyage retour. Suite aux conseils d’un ami, Jean Giraud (alias Moëbius), j’ai commencé à envoyer des histoires à un certain Goscinny pour le magazine Pilote. Il s’agissait avant tout de boucler les histoires, des premières idées jusqu’à la publication, dans la semaine. Il fallait aller rapidement, sans forcément connaître le dessinateur auquel serait attribuée l’histoire [...]

Lire la suite ›