Dessine-moi le bonheur

Résumé de l'album Dessine-moi le bonheur

Un jour, deux étudiants, Pauline Bignon et Frank Cedolin, ont eu le projet très ambitieux de rassembler des auteurs d'Europe et d'Amérique du Sud autour du thème du bonheur. C'est ainsi que nous avons droit à 8 petites histoires de quelques pages :
- "L'image du bonheur" par Christin et Juillard
- "Le bonheur de "La conversation"" par Cabanes
- "Dessine-moi le bonheur" par Lepage
- "Trent : Sur les pas du bonheur" par Rodolphe et Leo
- "Le bonheur est un pavé jeté contre un bus" par Mosquito
- "Le bonheur en tant de guerre" par Mallea et Dassance
- "La plume des histoires tristes" par De Santis et Valiente
- "Les aventures de Dicap et Quimantu" par Salinas

Par Fredgri, le NC

Notre avis sur l'album Dessine-moi le bonheur

Le bonheur, le bonheur, c'est un thème tellement vaste et tellement intime aussi que ce challenge m'intriguait, allais je me trouver face à des histoires pompeuses ou face à des récits plus doux et intimistes ? Ben en fait, j'ai trouvé un peu des deux et plus encore dans cet album. En effet, les auteurs ont tous une vision très personnelle du bonheur, qu'ils aient une approche très détachée, voir même assez en retrait, ou plutôt assez intimiste leur vision montre bien que le bonheur est avant tout une conception très profonde du monde qui nous entoure et de notre façon de l'appréhender. En ce qui me concerne j'aurais beaucoup plus d'affinités avec le regard de Lepage par exemple, un regard plein de tendresse, de douceur sur des moments comme ça, au grès des ans, la naissance de son bébé, la contemplation d'un détail sur un tableau, rien de bien compliqué mais véritablement très touchant. Cabanes, lui tire un instant de bonheur à décortiquer un tableau de Matisse qu'il adore, tandis que Christin se perd un peu dans des digressions intelectuelles sur ce qu'est la substance du bonheur (heureusement qu'il y a Juillard qui rééquilibre tout avec des illustrations instantanées magnifiques), et finalement Rodolphe et Leo nous content une petite histoire très passagères de Trent, pas très trenscendante ni même très marquante.
Mais ce qui m'a réellement le plus surpis c'est la différence entre les approches des auteurs européens et celles des auteurs américains. Ces derniers n'ont à aucun moment eu un regard intimiste, ni même "revandicateur", on tombe assez rapidement dans des histoires assez anecdotiques, style le gars qui est en boule parce que le bus lui est passé devant, alors il tire son bonheur en lui balaçant une pierre etc; cela manque cruellement de profondeur, de simplicité et c'est très dommage car justement la culture américaine (je parle là de l'Amérique du Sud) est riche de regard, de souffle ou de ces petits moments inutiles.
Du coup j'ai l'impression que la deuxième partie de l'album passe à côté du message global de ce projet !

Par , le

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Public : Vous êtes scénariste, quels conseils donneriez-vous à ceux d’entre-nous qui souhaiteraient se lancer dans ce métier ?
Pierre CHRISTIN :
A l’époque où j’ai débuté, dans les années soixante, on devenait scénariste un peu par hasard. Il s’agissait essentiellement de travaux pour les magazines destinés à la jeunesse.
Je suis donc rentré dans la BD par effraction. En voyage aux USA avec mon ami Jean-Caude Mézières, on n’avait plus un sous pour se payer le voyage retour. Suite aux conseils d’un ami, Jean Giraud (alias Moëbius), j’ai commencé à envoyer des histoires à un certain Goscinny pour le magazine Pilote. Il s’agissait avant tout de boucler les histoires, des premières idées jusqu’à la publication, dans la semaine. Il fallait aller rapidement, sans forcément connaître le dessinateur auquel serait attribuée l’histoire [...]

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