Des Maux pour le dire

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

VENTS D'OUEST

Collection :

Goût Amer

Sortie :
ISBN : 286967385X

Résumé de l'album Des Maux pour le dire

Yves est handicapé. Il vit sur son fauteuil roulant et avec l’aide d’assistants sanitaires et de jeunes étudiants, il reçoit les soins nécessaires à son bien être. Parmi eux, il y a Mehdi, qui semble avoir un dévouement naturel et qui lui offre son amitié. Malheureusement, Mehdi, d’origine palestinienne, a des ennuis et se fait enlever presque sous les yeux de Yves qui est totalement impuissant.
A partir de là, Yves va tout mettre en œuvre pour retrouver son ami, il va remuer ciel et terre, il va convaincre ses amis de l’aider, il arrivera à décider son frère et finalement, il va partir en voyage, à la recherche de Mehdi, tel un sauveur !

Par Marie, le NC

Notre avis sur l'album Des Maux pour le dire

« Des Maux pour le dire » traite de la difficulté quotidienne que peut rencontrer une personne handicapée, dépendante des autres pour les soins, pour l’amitié, pour l’écoute, pour la vie, enfin pour exister quoi !
Cette bande dessinée est une partie du portrait du frère de Lax lui-même, Yves Lacroix . Il signe d’ailleurs de son nom une post face en quatrième de couverture. C’est Christian Lax qui tient la plume et le crayon et qui raconte une bribe de l’histoire intime qu’il a partagée à un moment de sa vie. Il met en scène avec un dessin précis et détaillé le corps « tordu » de Yves et il dessine les escaliers, les pelouses, les obstacles que les handicapés doivent subir et qui les empêchent de vivre sans l’aide systématique d’un tiers.
Ca veut dire aussi qu’au travers de cette histoire, il montre comment cette société dans laquelle nous vivons est si bien prévue pour les corps sculptés et puissants et pour les muscles souples et réactifs ;-), alors qu’il serait tellement simple de prévoir, par exemple un espace roulable, plane à côté des escaliers etc.…
Des Maux pour le dire c’est aussi la rencontre et la découverte d’un homme envers un autre au travers de son handicap et qui montre une volonté et un courage remarquable. C’est aussi le droit de dire qu’il n’est pas trop tard; finalement, il n’est jamais trop tard si le regard porté est un regard juste et aimant.
Voilà pour Lax de quoi apprendre, et il en profite pour le dire, pour le faire dire par son frère et pour le dire à son frère. Voilà avec ces Maux, les mots pour nous dire la vie telle que nous ne la subissons pas et qu’il ne faut pas laisser sur le bas côté.
Je suis touchée par cette remarque graphique et j’espère que les autorités lisent des bandes dessinées car il est évident que nous ne pouvons pas ignorer les parties de la population qui n’est plus assez valide, ou plus assez riche, ou plus assez jeune…. Le droit d’exister est un droit de naissance dont nous sommes tous bénéficiaires…. tous !
Cet album est un One Shot, qui oscille entre le genre psychologique et l’aventure. On aime ou pas le style du dessinateur mais on est forcément touché par le fond.
Belle histoire humaine !

Par , le

Nos interviews liées

Entretien avec Christian Lax

Interview réalisée par Melville et Placido à Angoulême à l’occasion du 39ème Festival International de la bande dessinée (janvier 2012).


Sceneario.com : Pain d’alouette est la suite de L’Aigle sans orteils sans toutefois réellement l’être. Comment est né votre projet ?
Christian Lax : Quand j’ai fais L’Aigle sans orteils je ne l’avais pas conçu comme pouvant avoir une suite mais vraiment comme un one shot, pour preuve la disparition d’Amédée. Mais il y a eu deux principales raisons pour lesquelles j’ai rebondis. La première est tout bêtement mercantile, comme L’Aigle… avait bien marché je me suis dit qu’il y avait peut-être un sillon à creuser. La seconde est que j’aime le vélo (c’est un sport que je pratique) et j’avais envie de revenir dans cet univers du cyclisme et de cette époque de l’entre-deux guerres, donc pourquoi pas raccrocher cette histoire à L’Aigle… de manière à avoir une « œuvre » qui se tienne un peu [...]

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