Demi-tour

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Aire Libre

Sortie :
ISBN : 2800124482

Résumé de l'album Demi-tour

Mai 95, gare de Dijon, le soir des éléctions présidentielles, Chirac passe, la foule se déchaine dans les rues.
Joachim Beauchard fait escale en Bourgogne, il doit amener un tirage très limité de vieux pochages d'Epinal en Italie.
Myriam est une jeune fille de 19 ans qui n'arrive pas à dépasser son blocage avec son petit copain, ça la travaille !
Ils vont finir par se rencontrer et, sur les bancs de la gare, tenter de se soutenir pendant cette escale...

Par Fredgri, le NC

Notre avis sur l'album Demi-tour

"Demi-tour" est un album qui se lit tranquillement, il me rappelle les petites rencontres passagères, les moments ou on discute profondément avec une inconnue, que les regards partagés laissent transparaitre une douce pensée, une petite étincelle. Puis on doit reprendre notre correspondance...
On retrouve les deux auteurs de "Tokyo est mon jardin" et encore une fois on ne peut s'empécher de s'identifier aux personnages, l'écriture de Peeters et de Boilet est vraiment très tendre et très attachante. De plus ils ont construit cette histoire en offrant, à chaque page, le parallèle entre le quotidien de Joachim et de Miryam au travers d'un jeu de cases très classique : 6 cases par pages !
Puis habitant moi même à Dijon j'ai vraiment apprécié de retrouver la gare que je connais bien, puis ces rues etc. qui m'ont permis d'apprécier les ambiances et les intentions des auteurs.
Le dessin de Frédéric Boilet est très photographique, mais il réussit à insuffler la vie à ses planches grace à un encrage assez minimaliste, crayonné qui fait vibrer le trait, effet renforcé par un incroyable travail de couleur d'Emmanuel Guibert qui redessine les masses, les ombres, qui modèle des expressions très vivantes, en gros qui extrapole le travail du dessinateur !
Si vous aimez les histoires calmes et les personnages bien vivants, n'hésitez pas et venez vous aussi découvrir, l'album sous le bras, l'ambiance de cette gare de Dijon.

Par , le

Habitant moi-même à Dijon, je dois dire que j'étais assez heureux de découvrir cet album. De plus, les noms de Boilet et Peeters me donnaient envie, aussi étais-je heureux de pouvoir lire ce one-shot. Et je dois bien avouer que j'ai été comblé à la lecture de "Demi-tour". Certes, j'ai décelé une tout petite erreur dans les propos, mais je trouve que de la part de deux auteurs n'étant pas originaires de la région, c'est largement pardonnable, surtout que même les indigènes feraient la même erreur. Je ne vais évidemment pas révéler cette coquille, surtout qu'elle ne concerne qu'un mot sur tout l'album ;o)
Au delà de ça, il y a un dessin très photographique, qui montre bien que le talent n'est pas forcement dépendant d'une grande maîtrise du crayon. Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas besoin de savoir dessiner comme un dieu pour faire passer des émotions, des sentiments, et de belles scènes. C'est figé et en même temps vivant à mon goût, très plaisant je trouve. De plus, l'histoire est aussi très prenante, très lente, contemplative. Comme le dit Fred, cela fait penser à ces rencontres fortuites dans les gares, où l'on rencontre quelqu'un pendant quelques heures, avant de repartir vers ailleurs. Pour avoir vécu cela à maintes reprises, cet album évoque en moi un souvenir nostalgique, peut-être un peu mélancolique, une petite pointe de chaleur dans la poitrine...
Bref, un album que je conseille absolument, pour ma part vu que c'était un emprunt, il fera partie de mes futurs achats...

Par , le

Nos interviews liées

Interview de Boilet et Kan Takahama

Première partie, Frédéric Boilet...

Sceneario : La collection Sakka a été lancée en octobre 2004. Quelles sont pour l’instant les premières conclusions par rapport à la réception du public ?

Frédéric Boilet : Pour l’instant, il y a deux belles satisfactions. La première, c’est l’accueil médiatique. On a des articles partout, les demandes d’interviews n’arrêtent plus d’arriver (il a devant lui une feuille remplie de rendez-vous !). Il y a une vraie différence par rapport à l’accueil d’un album, par exemple. En tant qu’auteur, je n’avais pas été habitué à tant d’égards : on s’intéresse apparemment plus aux collections et à leurs directeurs ! Mais Sakka arrive apparemment au bon moment pour combler une attente. Actuellement, il n’y a pas un journal qui ne passe pas au moins un article sur la manga, et plus particulièrement la manga adulte. Et Sakka est au centre de cette manga adulte…
Sceneario : Est ce que cette attente a été amenée par la collection « Ecritures », par tous ces albums ? C’est un peu la continuité de cette démarche !

B : En partie, oui [...]

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