Demi-Tour 2.0

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Roman - Aire Libre

Genre :

Intimiste

Sortie :
ISBN : 9782800147680

Résumé de l'album Demi-Tour 2.0

Mai 95, gare de Dijon, le soir des élections présidentielles, Chirac passe, la foule se déchaine dans les rues.
Joachim Beauchard fait escale en Bourgogne, il doit amener un tirage très limité de vieux pochages d'Épinal en Italie. Il n'est malgré tout pas si pressé et reste ouvert à toutes les nouvelles rencontres
De son côté, Myriam est une jeune fille de 19 ans qui n'arrive pas à dépasser son blocage avec son petit copain, ça la travaille, et ce soir là, elle veut être tranquille, au milieu de ce brouhaha !
Ils vont finir par se rencontrer et, sur les bancs de la gare, tenter de se soutenir pendant cette escale...
Est-ce que tout ne serait qu'histoire de moitié, de destiné ?

Par Fredgri, le 24/09/2010

Notre avis sur l'album Demi-Tour 2.0

"Demi-tour" est un album qui se lit tranquillement, il me rappelle les petites rencontres passagères, les moments ou on discute profondément avec une inconnue, que les regards partagés laissent transparaitre une douce pensée, une petite étincelle. Puis on doit reprendre notre correspondance...
On retrouve les deux auteurs de "Tokyo est mon jardin" et encore une fois on ne peut s'empêcher de s'identifier aux personnages, l'écriture de Peeters et de Boilet est vraiment très tendre et très attachante. De plus ils ont construit cette histoire en offrant, à chaque page, le parallèle entre le quotidien de Joachim et de Miryam au travers d'un jeu de cases très classique : 6 cases par pages !
Puis, habitant moi même à Dijon, j'ai vraiment apprécié de retrouver la gare que je connais bien, puis ces rues etc. qui m'ont permis d'apprécier les ambiances et les intentions des auteurs.
Le dessin de Frédéric Boilet est très photographique, mais il réussit à insuffler la vie à ses planches grâce à un encrage assez minimaliste, crayonné qui fait vibrer le trait. Effet renforcé par un incroyable travail de couleur d'Emmanuel Guibert qui redessine les masses, les ombres, qui modèle des expressions très vivantes. En gros qui extrapole le travail du dessinateur !
Par contre, je ne me suis pas senti pris par cette histoire de coïncidence, de moitiés qui se répètent, le nom des hôtels, les prénoms, les menus etc. Je comprend que cette thèse porte le fond de l'intrigue, mais j'ai réellement été bien plus pris par l'atmosphère que par ce concept !
A signaler que cette version 2.0  contient un dossier avec interview, croquis même une version inédite d'une planche. De quoi apprécier encore plus cet excellent album paru initialement en 97 !
Si vous aimez les histoires calmes et les personnages bien vivants, n'hésitez pas et venez vous aussi découvrir, l'album sous le bras, l'ambiance de cette gare de Dijon.

Par , le

Nos interviews liées

Interview de Boilet et Kan Takahama

Première partie, Frédéric Boilet...

Sceneario : La collection Sakka a été lancée en octobre 2004. Quelles sont pour l’instant les premières conclusions par rapport à la réception du public ?

Frédéric Boilet : Pour l’instant, il y a deux belles satisfactions. La première, c’est l’accueil médiatique. On a des articles partout, les demandes d’interviews n’arrêtent plus d’arriver (il a devant lui une feuille remplie de rendez-vous !). Il y a une vraie différence par rapport à l’accueil d’un album, par exemple. En tant qu’auteur, je n’avais pas été habitué à tant d’égards : on s’intéresse apparemment plus aux collections et à leurs directeurs ! Mais Sakka arrive apparemment au bon moment pour combler une attente. Actuellement, il n’y a pas un journal qui ne passe pas au moins un article sur la manga, et plus particulièrement la manga adulte. Et Sakka est au centre de cette manga adulte…
Sceneario : Est ce que cette attente a été amenée par la collection « Ecritures », par tous ces albums ? C’est un peu la continuité de cette démarche !

B : En partie, oui [...]

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