CORTO MALTESE : EN NOIR ET BLANC
Les Celtiques

La Première Guerre mondiale fait rage en Europe.
A Venise, Corto Maltese s’intéresse aux six villes d’or de Cibolà, le mythique El Dorado. Mais un avion autrichien va distraire Corto de cette fable. Cet avion s’est approché d’un petit palais que les moines ont nommé la maison de l’Ange à la fenêtre dorée. Une jeune fille paralytique y vit et, de temps en temps, vient consulter les archives de la bibliothèque des moines.
Corto ne sait pas encore que son destin va lui faire croiser la route de cet ange…

Plusieurs soldats de différentes unités et armées, oublient la guerre un instant pour retrouver l’or du Monténégro. Avec ça et le plan du "pirate", ils espèrent terminer cette guerre.

En Irlande.
Corto Maltese est à Dublin pour rencontrer Patrick Finnucan , un révolutionaire irlandais et chef des Sinn Fein, mais celui-ci est mort. Il a été trahi, capturé et fusillé par les auxiliaires de O’Sullivan. Corto décide de rester quelque temps sur place et de trouver le responsable de la mort de Finnucan. Il va aussi rencontrer la belle et dangereuse Banshee, la femme de Patrick.

Stonehenge. Un nom ancien dans la géographie de la magie et de la légende et un lieu bien mystérieux.
Alors que la guerre fait rage en Europe, Obéron, Puck, Morgane et Merlin se réunissent après des années de sommeil. Obéron leur annonce qu’une nouvelle invasin saxonne risque de s’abattre sur l’Angleterre. Ce qu’ils ne peuvent permettre car le pays serait envahi par les Valkyries, les fées Nibelungen et autres. Mais pour cela, il faudrait réveiller les Brownies, Korrigans, Pookas d’Irlande, Leprechauns, enchanteurs, sorcières, etc…ce qui n’est plus possible ou alors, il faudrait un nouveau roi Arthur. Mais là… Peut être ce marin qui dort là-bas saura-t-il prévenir les soldats du danger qui menace l’Angleterre ?Et comme dit, Merlin, ce marin semble dangereux car il songe les yeux ouverts et ceux qui font cela, ne savent pas quand leur songe prend fin.
Et voilà Corto Maltese qui va se retrouver au centre d’une étrange histoire…

Quelquepart sur la côte de la mer du Nord, pendant la Première Guerre mondiale.
Les soldats alliés assistent à un spectacle de théâtre dirigé par Rico Rico, le montreur de marionnettes, et où les hommes sont surtout envoûtés par la belle Mélodie Gaêl. Surtout deux officiers qui sont sous le charme de la belle jeune fille : le lieutenant de Trécesson et le lieutenant Cain Groovesnore, deux amis de Corto Maltese. D’ailleurs celui-ci, qui est justement dans les parages, apprend que Groovesnore a grièvement blessé de Trécesson à cause de cette Mélodie.
Corto soupçonne qu’il y a quelque chose derrière cette affaire car les deux hommes n’auraient pas pu en arriver là. Il va essayer de trouver la vérité en compagnie du capitaine Rothschild du bureau de la Sûreté. 

20 avril 1918.
Au dessus des rives de la Somme entre Corbie et Bray, au dessus des tranchées australiennes et allemandes, le capitaine Manfred Von Richtofen, alias "le Baron rouge", l’as de l’aviation allemande, survole le champ de bataille. Il recherche un avion anglais qu’il a abattu pour en découper la plaque et saluer la mémoire de ce pilote en déposant des roses de Picardie dessus.
Pas loin de là, du côté allié, deux soldats australiens, Clem et Sandy, sont en train de discuter vin tout en dégustant de bons crus en compagnie d’un marin : un certain Corto Maltese…

Par berthold, le 18 avril 2011

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Notre avis sur CORTO MALTESE : EN NOIR ET BLANC #5 – Les Celtiques

Les Celtiques ! Que voilà un joli titre. 
Un titre qui vous convie à vivre l’Aventure, oui, celle avec un gand A.
C’est aussi l’un des meilleurs volumes des aventures du célèbre gentilhomme de fortune nommé Corto Maltese.
C’est aussi l’un de ceux qui permet à un néophyte de faire connaissance avec le monde de Corto Maltese;

En effet, cette oeuvre d’Hugo Pratt présente de bien belles histoires aux styles différents où, bien souvent, le merveilleux ou la magie imprègne les planches, comme cette aventure à Stonehenge, par exemple, qui nous ramène à la légende arthurienne. Mais le lecteur y trouvera aussi de bonnes histoires se déroulant durant la guerre comme celle du "pirate" et de l’or du Montenegro, ou encore celle avec le fameux Baron Rouge.
Il y a aussi ce récit qui se présente comme une enquête policière où Caïn Groovesnore est inculpé d’un meurtre.

Bref, de très belles histoires pour passer de bons moments de lecture. Car Les Celtiques se savoure, s’apprécie. Le lecteur doit passer du temps dessus pour y trouver le meilleur. Il ne faut pas oublier qu’Hugo Pratt est un excellent conteur et un très grand illustrateur, un maître du noir et blanc.
Les Celtiques le prouve avec son dessin qui arrive à maturité.

Cette nouvelle édition en noir et blanc, dotée d’une nouvelle traduction de Céline Frigau, arrive à point nommé pour (re)découvrir l’une des créations phares d’Hugo Pratt. Ce format rend hommage aux cases et aux planches de Corto Maltese.
Cette (re)lecture a été une nouvelle fois une (re)découverte de ce livre. J’y ai (re)passé un grand moment de lecture.

L’Aventure vous attend dans ces pages. N’hésitez pas à vous y plonger.

 

Par BERTHOLD, le 18 avril 2011

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