Comment faire fortune en juin 40

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

CASTERMAN

Genre :

Aventure

Guerre

Sortie :
ISBN : 9782203091818

Résumé de l'album Comment faire fortune en juin 40

En juin 1940, la guerre est aux portes de Paris. A la Banque de France, on s’inquiète sérieusement car tout l’or dont elle était dépositaire n’a pas été déplacé. En effet, dans l’une des cellules souterraines, il reste une palette de 2 tonnes qu’il va falloir évacuer illico sur Bordeaux avant que l’envahisseur ne vienne se servir. De fait, il est plus que temps de trouver les convoyeurs qui pourront assurer cette mission. Après une série d’appels téléphoniques, la fine équipe est constituée. L’un des transporteurs, un tantinet bavard et vénal, informe son ami Franck Propp, boxeur de deuxième zone, de son départ et lui propose de faire main basse sur le magot durant le trajet. Piqué au vif, Propp décide de constituer une équipe et fait appel au truand corse Sambio et au pilote mécanicien allemand Kurtz. Ninon, la fille d’un crocheteur de coffres sur le déclin, vient les rejoindre. Fin prêt, le quatuor se met dans les roues du fourgon blindé de la Banque de France et attend le moment propice pour l’attaquer. Malheureusement, la guerre est partout provoquant un sacré bazar auquel vont être confrontés les poursuivants et les poursuivis. Aussi, l’équipe de Propp va devoir inévitablement s’adapter. La fortune est à ce prix !

Par Phibes, le 25/09/2015

Notre avis sur l'album Comment faire fortune en juin 40

Voilà un ouvrage qui ne devrait pas passer inaperçu en cette fin de mois de septembre. En effet, comme l’annonce clairement le premier de couverture, il a le grand avantage de réunir sous la même jaquette deux grands scénaristes qui ont déjà travaillé ensemble (W.E.S.T., Les brigades du Tigre), et qui continuent à creuser leur place dans l’univers de la bande dessinée. Pour les nommer, il s’agit de Xavier Dorison, créateur entre autres des sagas Le Troisième Testament, Long John Silver, Undertaker…) et de Fabien Nury, initiateur de Il était une fois en France, L’or et le sang, Silas Corey, Tyler Cross…).

Prévue au départ pour alimenter un projet de film pour grand écran, cette aventure a la particularité de se nourrir librement de celle réalisée par le romancier Pierre Siniac, intitulée originellement (en 1975) L’or des fous et renommée, lors de sa republication en 1995, Sous l’aile noire des rapaces. Comme à leur habitude, les coscénaristes trouvent le moyen, une fois encore, de servir sur un plateau à leur lectorat un récit noir pleinement explosif (c’est un peu normal puisque l’action se passe durant la guerre), empli de rebondissements quasiment imparables et de dialogues acérés. Evidemment, l’évocation de ce casse reste dans un conventionnalisme volontaire, dans des dispositions scénaristiques qui se veulent faire un gros clin d’œil au cinéma français des années 60/70 à la mode de Lautner (L’œil du monocle..), de Verneuil (Cent mille dollars au soleil…) ou de Clouzot (Le salaire de la peur…).

Beaucoup de dynamisme est à découvrir dans cette histoire qui n’hésite pas à jouer pleinement sur des ressorts bien usités. Des protagonistes loin d’être des enfants de chœur avec des personnalités bien campées, des aspirations les plus viles, un chargement d’or des plus alléchants, une course-poursuite qui semble ne jamais se terminer, une guerre qui pèse de tout son poids dans la quête, des explosions, des échanges musclés, des rencontres inattendues… tels sont les ingrédients parmi tant d’autres qui alimentent ce one-shot gorgé de noirceur. Aussi, malgré quelques petites chutes de régime, on se prend au jeu machiavélique des acteurs et à leur projet qui, il va de soi, ne va pas se dérouler comme prévu.

Pour illustrer cette aventure tonitruante, Laurent Astier prête sa plume. Force est de constater que l’artiste, appuyé généreusement par la colorisation de Laurence Croix, tire son épingle du jeu en usant d’un dessin et d’un découpage actif très efficaces, qui font la part belle à l’action la plus bruyante. On ressent beaucoup de nervosité, ce qui en soit est des plus profitables pour la course-poursuite. Grâce à un trait qui lorgne un tantinet sur celui de Sylvain Vallée dans Il était une fois en France, le dessinateur joue très habilement sur l’apparence de ses personnages, véritables grandes gueules au faciès taillés à la serpe, bénéficiant de physiques qui en imposent indubitablement.

Une aventure complète tonitruante à souhait, concoctée par des artistes en pleine forme créatrice, qui pourrait, pourquoi pas, de par son final ouvert, donner lieu à une suite.

Par , le

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Sceneario.com : Fabien Nury, Pierre Alary, ce n’est plus la peine de vous présenter, comment vous êtes-vous rencontrés sur le projet Silas Corey ?
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Sceneario.com : Un scénario qui a pour cadre la première guerre mondiale, après Il était une fois en France, les guerres sont-elles un terreau propice aux histoires ?
Fabien Nury : Ah oui, bien sûr que oui. En tant que territoire de fiction, la guerre est un terreau particulièrement propice. Elle brise des vies, elle crée des destins exceptionnels. La guerre c’est la violence universelle. C’est parfois le règne du mal et c’est assez souvent la dedans que vous pouvez placer des fictions dramatiques [...]

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Entretien avec Laurent Astier pour Cellule Poison (Dargaud)

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Sceneario.com : Comment est née la série Cellule Poison ? Laurent ASTIER : Elle est née des cendres d'un projet refusé par les éditeurs, un tryptique sur les violences faites aux femmes aux trois âges de la vie, enfance, adolescence et âge adulte. Cette série devait se déployer sur des récits de 120 à 200 pages en noir et blanc. Je comprends que ça ait pu effrayer les éditeurs à l'époque ! Pour écrire Cellule Poison, J'ai donc utilisé l'essence de ce projet, en me servant du genre polar comme filtre à cette thématique. Et le polar m'a emmené vers les frontières de cette violence qui est autant physique que psychologique, la prostitution forcée. J'y ai aussi ajouté mes questionnements sur les guerres balkaniques, sur cette région si proche et pourtant si méconnuepour la plupart d'entre nous [...]

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Xavier Dorison Scénariste de Long John Silver

Sceneario.com : comment à débuter cette association avec Matthieu Lauffray ?
Xavier Dorison: Entre Mathieu et moi, c'est une longue histoire d'amitié et de collaboration de plus de 10 ans et que je ne pourrais pas résumer ici... Pour faire court, j'ai écrit les séquenciers des 4 tomes de LJS en les "visualisant" dessinés par Mathieu... Et sans espérer une seconde que ce soit possible ! A la fois pour des raisons de disponibilité et, sans doute, parce que je n'osais pas espérer qu'ils lui plaisent. François Lebescond a eu le courage que je n'avais pas et a joué les entremeteurs. Mathieu a aimé et a trouvé la disponibilité en question....
Après, il s'est "emparé" du sujet (dans le meilleur sens du terme) et nous le travaillons ensemble. Nous sommes maintenant comme les personnages de cette histoire. Tous les deux sur le bateau, essayant de le faire avancer en utilisant nos forces et métiers respectifs [...]

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Sanctuaire Remined tome 1

Sceneario.com : Qu’est-ce qui vous a décidé à proposer une adaptation manga de votre série ?
Xavier Dorison : L’une des raisons de ce choix est liée au fait que, lorsque l’on travaille sur une BD franco-belge, on a une place limitée. Il y a une forme d’essentiel, de radicalisme. Le manga permet de développer les univers et les personnages. On savait que Sanctuaire offrait des pistes à emprunter et nous avions le choix des auteurs. Cela est donc apparu comme une bonne idée. En outre, cela permettait d’accompagner le développement de Shôgun mag. Sceneario.com : Aviez-vous des contraintes pour la reprise du scénario ?
Stéphane Betbeder : On avait toute latitude. On ne souhaitait pas faire une simple adaptation mais une réelle interprétation. L’objectif était de s’approprier l’univers de Sanctuaire [...]

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Laurent ASTIER l'auteur de Cirk et Gong

Sceneario.com: Nous t'avions déjà rencontré en avril dernier, depuis quelques mois ont passé. Le tome 2 de Cirk est sorti 1 an et demi après le tome 1, entre temps il y a eu Gong... Peut on dire que Laurent Astier est un auteur productif?
Laurent Astier : Salut mister Aub et toute l'équipe de Sceneario ! Alors comment ça va depuis la dernière fois ? vous avez ... oh, pardon ! c'est une interview ... Bonjour les gens qui lisez. Euh, je peux dire un petit bonjour ? Alors bonjour à tous mes potes, à mon papa, ma maman (hey, m'man, je passe à la télé ! ben oui, quoi, ça ressemble drôlement à une télé votre truc), mon frangin etc ...... Au fait, c'était quoi la question ?!?! Ah oui ...et la réponse est : Je crois que je ne peux pas dire non.
Bon allez, je blague, je vais faire un peu plus long que ça.
Il ya plusieurs raisons à ça. Je suis de nature plutôt impatiente. J'aime voir les projets prendre forme assez rapidement (même si je les ressasse pendant pas mal de temps avant de les coucher sur le papier) [...]

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De Laurent Astier, Auteur de Gong et Cirk

SCENEARIO.COM: Laurent, peux-te tu présenter, et décrire ton parcours professionnel jusqu'à maintenant ?
Laurent Astier: salut ! Laurent Astier (si j'ai gardé mon nom de naissance, c'est par flemme de trouver un pseudo) âgé de 27 automnes (c'est vrai ça, pourquoi on compte toujours en printemps ?) originaire de saint Etienne (et pourtant n'ayant pas un fort penchant pour le football même si je suis un peu leurs résultats et donc leur lente descente aux enfers) et résidant en banlieue parisienne.

Mon parcours dans le dessin a commencé sur les traces de mon grand frère, de 2 ans mon aîné (qui soit dit en passant est un vache de bon raconteur d'histoire, de dessinateur et surtout de coloriste et qui n'a fait qu'un album pour enfant qui n'est pas du tout représentatif de son talent) vers 5,6 ans par des gardiens de vache (en anglais dans le texte) armés jusqu'aux dents, puis quelques bandes sur des histoires de trappeur à partir de 8 ans (histoires inédites que vous ne verrez jamais car j'avais la fâcheuse habitude de faire des bilans et de balancer le tout au feu ou la poubelle [...]

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