COMMANDO COLONIAL #1 Opération Ironclad

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Collection :

Poisson Pilote

Genre :

Aventure

Guerre

Sortie :
ISBN : 9782205060645

Résumé de l'album Opération Ironclad

1942; la guerre est sur tous les fronts.
Deux agents des forces alliés, le major Robillard et le premier maître Rivière des Forces navales Françaises libres sont envoyés en mission à Madagascar, où ils doivent rencontrer les résistants pour les pousser à combattre les forces pétainistes et faire passer l'île dans le camp Gaulliste.

Par Berthold, le NC

Notre avis sur l'album Opération Ironclad

Avec Commando Colonial, j'ai lu une très bonne histoire qui nous narre un pan de la seconde guerre mondiale assez méconnu.
J'aime bien les récits de ce genre avec une mission commando et ce genre de récit où l'on a droit à des bonnes surprises à la lecture.
Le scénariste Appollo m'avait déjà bien surpris avec Ile Bourbon 1730 et là, je dois bien avouer que Commando Colonial va être un de mes coups de coeur pour 2008.

C'est avec grand intérêt que l'on suit la mission des deux hommes qui font parti des Forces françaises libres bien que le major soit mauricien et le premier maître, réunionnais. Une des très bonne scène d'ailleurs est le moment où ils sont en planque devant un groupe de tirailleurs sénégalais et qu'un malgache se cache à leur côtés, tandis que les sénégalais vont se battre contre les zoulous des colonies anglaises. Et puis, il y a les chasseurs de la RAF au dessus de Madagascar et comme le dit le soldat malgache :
"Ca fait beaucoup d'étrangers qui viennent faire la guerre chez nous, tout ça...".
Les auteurs vont aussi nous montrer, bien sur, les collabos et ceux qui retournent leur veste comme ce monsieur Michepin. Il y a aussi une presence féminine assez forte avec Victoire.
Cette histoire me rappelle certains récits de guerre d'Hugo Pratt comme on peut en voir dans Ernie Pike ou Les scorpions du désert. D'ailleurs, Antoine et Maurice y aurait leur place.
L'autre raison de cette excellente série, c'est le dessin de Brüno. Il est unique, frais, dynamique et original. De plus, il restitue parfaitement cette période. Il y a un très bon travail de recherches sur les uniformes, les véhicules et avions. Comme on dirait au cinéma, il ne faut surtout pas rater la séquence d'ouverture.

Commando Colonial augure une très bonne série de la collection Poisson Pilote. Si les épisodes à venir sont aussi réussis, je signe tout de suite au BCRA.
L'album sera disponible normalement en août 2008 et j'espère que vous serez au rendez-vous. Ca vaut vraiment le détour.

Par , le

Après le très réussi Biotope, Appollo et Brüno poursuivent leur association et nous content, cette fois, une histoire d’espionnage en pleine seconde guerre mondiale. L’originalité de cet album vient du fait que l’action ne se passe pas en Europe, comme souvent pour les récits de cette époque, mais à Madagascar. Dans cette histoire pleine de rebondissements, on suit des agents de la France Libre venus chercher des alliés dans une île pétainiste gouverné par des colonialistes de la première heure. Si vous ajoutez à cela le débarquement de soldats, théoriquement alliés qui se tirent dessus, sur fond d’indépendantisme naissant, et vous obtenez un récit haletant et bourré d’actions. Avec un contexte historique très riche, mais sans pesanteur ou explications fastidieuses, les auteurs parviennent à dresser un portrait passionnant de cette île, épargnée par la guerre jusque là, et qui se retrouve au carrefour de son histoire.
Les deux personnages principaux sont particulièrement sympathiques et charismatiques. Eux-mêmes issus de colonies françaises, leurs réactions viennent ajouter du piment à l’ensemble grâce à des dialogues soignés. Le trait très typé de Brüno fait, ici encore, des merveilles. Ses personnages sont très marqués et immédiatement reconnaissables et il réussit à nous dépayser en quelques traits. Les aplats de couleurs de Laurence Croix viennent parfaitement compléter les dessins et l’ensemble donne une ambiance très prononcée à chaque scène.
Dans cette Opération Ironclad, les deux auteurs nous livrent un récit d’aventures « à l’ancienne » mais avec un ton très moderne ce qui devient, un peu, leur marque de fabrique. Le résultat final est très enthousiasmant et on a hâte de retrouver ce Commando Colonial dans de nouvelles missions.

Par , le

Les albums de la série COMMANDO COLONIAL

Nos interviews liées

Appollo et Stéphane Oiry pour UNE VIE SANS BARJOT

Sceneario.com : Pouvez-vous nous expliquer le concept de la trilogie dont font partie Une Vie sans Barjot et Pauline et les loups-garous ?
Appollo : Au départ, c'est-à-dire quand on a commencé Pauline, ce n’était pas une trilogie dans mon esprit. Puis au fil de l’album, en discutant avec Stéphane, nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire de plus ample autour de l’adolescence. Pauline était une histoire sombre, un peu désenchantée, voire désespérée, et rapidement je me suis dit qu’un deuxième album pourrait aborder les thèmes de l’adolescence sur un ton plus léger, plus drôle, parce qu’il me semblait que l’adolescence c’était ça aussi. Une Vie sans Barjot finit bien parce que Pauline finissait mal, d’une certaine manière. Le troisième tome, dont je n’ai pas encore le titre mais dont le nom de code est La Lauréate – en hommage à The Graduate, l’excellent film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman – s’attachera à une période un tout petit plus en aval, puisqu’il s’agira de raconter le retour d’une jeune fille d’une vingtaine d’années chez son père au moment des vacances universitaires [...]

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Brüno pour Commando Colonial Tome 2

Pour commencer, pourrais-tu nous raconter ton parcours et comment tu es venu à la BD ? Brüno : J’ai toujours aimé la Bande Dessinée et j’en ai toujours plus ou moins fait. Quand j’étais à la faculté d’arts plastiques de Rennes, une bande de copains a monté une structure d’édition « La Chose » (cette structure existe toujours). J’ai alors fait 2 ou 3 albums chez eux. A une époque, je faisais beaucoup de festivals, et à celui de Saint-Malo, en 1997, j’ai rencontré Fredéric Mangé de chez Treize Etrange. Il lançait une collection d’adaptation de romans d’aventures et c’est comme ça que j’ai fait « Nemo ». Ensuite j’ai signé chez Vents d’Ouest et c’était parti ! Aujourd’hui je me consacre à la BD, en faisant aussi quelques travaux d’illustrations à côté [...]

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