COMMANDO COLONIAL #3 Fort Thélème

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Collection :

Poisson Pilote

Genre :

Aventure

Guerre

Historique

Sortie :
ISBN : 9782205063936

Résumé de l'album Fort Thélème

Afrique du Nord française, 1942.
Robillard et Rivière traversent le désert à toute allure. Ils sont en mission. Ils doivent retrouver un homme qui se cacherait dans un fort. Ils doivent le ramener à tout prix ou l’éliminer. Mais soudain, une tempête de sable se lève et les oblige à s’arrêter.

Par Arneau, le 24/10/2010

Notre avis sur l'album Fort Thélème

Un nouveau décor exotique à chaque album. Tel est le concept de cette série se passant durant la seconde guerre mondiale. Et cette fois-ci, le Major Robillard et le Quartier-maître Rivière vont nous amener en Algérie. Plus précisément dans la partie saharienne de cette ancienne colonie française, où les deux soldats de la FFL vont établir leur campement dans un fort des plus surprenants.
Après l’océan et le froid des îles Kerguelen, les auteurs nous confrontent à la sécheresse du désert. Appollo base son intrigue dans un fort paradisiaque, perdu au beau milieu du Sahara, et qui abrite un mystère très convoité. Comme si le scénariste voulait coller au rythme de vie locale, l’action baisse d’intensité dans cet opus. N’hésitant pas à s’attarder sur les relations entre les personnages, la narration sait se faire contemplative. L’histoire est, comme d’habitude, particulièrement riche et met en scène un trésor de guerre, des danseuses exotiques, un soldat déserteur et des bédouins au grand cœur. Et surtout le scénariste réussit à insuffler un côté commando/mission suicide qui rend le récit particulièrement haletant. Les références cinématographiques omniprésentes dans la série, y sont peut-être encore plus fortes dans cet album. On pense au cultissime De l’or pour les braves et on retrouve le chant des soldats africains rendu populaire par Indigènes. Graphiquement, on commence l’album par une superbe couverture qui est un bel hommage aux vieilles affiches de cinéma qu’affectionne Brüno. Et tout le reste de l’album est à l’avenant, le dessinateur nous livre encore un magnifique travail. Après avoir surmonté les difficultés des scènes claustrophobes de sous-marins dans le tome précédent, il illustre ici, avec brio, l’immensité du désert. Sa narration est impeccable et son sens du découpage est bluffant. Les cases se font verticales pour dilater le temps qui passe, elles se resserrent lors des scènes d’actions, et elles s’élargissent façon cinémascope pour des scènes à la Lawrence d’Arabie.
Encore une fois cette série fait mouche, et nous passionne avec ces aventures de guerre qui se font plus humaines que militaires.
De la grande et belle Série B, dans le sens noble du terme !

Par , le

Trois ans, trois tomes de Commando colonial. La surprise n’est plus de mise mais le plaisir est quant à lui bien intact ! L’histoire imaginée par Appollo peut sembler de prime abord assez « simple » mais il n’en est rien. Parce que si le scénario est effectivement celui d’un récit d’aventure en temps de guerre plutôt classique, le travail sur les personnages au charisme qui vous envoûte et sur les dialogues toujours percutants rendent l’histoire captivante. Et pour couronner le tout, au cœur de l’action se cache un regard sensible et insoupçonné, non décidément Commando colonial est une série au propos riche et subtil.
Côté dessin, on retrouve Brüno qui à mon sens est un des grands dessinateurs du paysage actuel de la bande dessinée. Il a su en trouvant son style singulier nous offrir une vision « funky » de la ligne claire, superbe ! Sans oublier les couleurs toujours très sûre et juste de Laurence Croix.

Et si en refermant ce tome, Fort Thélène on se dit que 48 planches c’est très court, ce petit côté feuilleton a aussi tout son charme. Alors vivement le prochain numéro !

Par , le

Les albums de la série COMMANDO COLONIAL

Nos interviews liées

Appollo et Stéphane Oiry pour UNE VIE SANS BARJOT

Sceneario.com : Pouvez-vous nous expliquer le concept de la trilogie dont font partie Une Vie sans Barjot et Pauline et les loups-garous ?
Appollo : Au départ, c'est-à-dire quand on a commencé Pauline, ce n’était pas une trilogie dans mon esprit. Puis au fil de l’album, en discutant avec Stéphane, nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire de plus ample autour de l’adolescence. Pauline était une histoire sombre, un peu désenchantée, voire désespérée, et rapidement je me suis dit qu’un deuxième album pourrait aborder les thèmes de l’adolescence sur un ton plus léger, plus drôle, parce qu’il me semblait que l’adolescence c’était ça aussi. Une Vie sans Barjot finit bien parce que Pauline finissait mal, d’une certaine manière. Le troisième tome, dont je n’ai pas encore le titre mais dont le nom de code est La Lauréate – en hommage à The Graduate, l’excellent film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman – s’attachera à une période un tout petit plus en aval, puisqu’il s’agira de raconter le retour d’une jeune fille d’une vingtaine d’années chez son père au moment des vacances universitaires [...]

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Brüno pour Commando Colonial Tome 2

Pour commencer, pourrais-tu nous raconter ton parcours et comment tu es venu à la BD ? Brüno : J’ai toujours aimé la Bande Dessinée et j’en ai toujours plus ou moins fait. Quand j’étais à la faculté d’arts plastiques de Rennes, une bande de copains a monté une structure d’édition « La Chose » (cette structure existe toujours). J’ai alors fait 2 ou 3 albums chez eux. A une époque, je faisais beaucoup de festivals, et à celui de Saint-Malo, en 1997, j’ai rencontré Fredéric Mangé de chez Treize Etrange. Il lançait une collection d’adaptation de romans d’aventures et c’est comme ça que j’ai fait « Nemo ». Ensuite j’ai signé chez Vents d’Ouest et c’était parti ! Aujourd’hui je me consacre à la BD, en faisant aussi quelques travaux d’illustrations à côté [...]

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