COELACANTHES
Noa

 
Noa est une jeune peintre. Si elle aime peindre depuis toujours, elle n’aime pas aller aux vernissages, par contre. Et cela encore moins quand elle sait que Magda, son amie (son amante ?) n’y sera pas.

Ce jour-là, elle finit quand même par se pousser à y aller. Elle est accueillie par Karl, son agent. Mais elle retrouve aussi Juan que Karl a dû croire bon d’inviter. Juan et Noa "étaient ensemble", avant. Depuis, les choses ont bien changé.
 

Par sylvestre, le 1 janvier 2001

Notre avis sur COELACANTHES #1 – Noa

Si j’ai voulu m’intéresser à Coelacanthes, c’est parce que j’avais lu que cette BD se penchait sur les rapports qu’ont les peintres avec leurs sujets, leurs modèles. Après la récente lecture du Maître de peinture (Glénat) et de Ripple (Seuil), je trouvais intéressant de rester dans ce monde des artistes-peintres et dans l’analyse qui en était faite.

"Noa", le tome 1 de cette série prévue pour n’en compter qu’un second de plus, m’a complètement dérouté, je dois vous l’avouer. Après un prologue conçu originalement, présentant des pages de journal intime (texte et "photos"), la BD prend le relais.

Le dessin de Daphné Collignon est très personnel, très fort et aussi très symbolique. C’est la première fois qu’elle mène à la fois scénario et dessin. On imagine dès lors qu’elle a voulu se donner à fond, montrer ce qu’elle avait au fond d’elle-même. Le graphisme en couleurs directes est d’ailleurs parfait dans le trait comme dans les couleurs et colle bien autant à l’ambiance générale qu’à l’introspection (assez) torturée de Noa.

Pourtant, malgré des lectures successives, j’ai fini par me perdre dans les méandres de la narration et donc dans ce début d’histoire. La voix-off de Noa nous accompagne tout au long de la majorité des planches, nonchalamment, commençant une phrase dans une case et la déroulant longuement pour la finir dans une autre case, à des lieues de là où elle avait commencé !!! On s’accroche aussi à l’espoir de percer le mystère du titre de la série (quand j’aurai trouvé, comprendrai-je mieux ?). Les références aux poissons sont multiples mais il me semble qu’on n’a pas encore assez d’indices pour crier victoire de ce côté-là.

Bien que je sache que j’ai loupé quelque chose dans la compréhension de ce livre, je sens pourtant que c’est le genre d’histoire qu’il ne faut pas délaisser, qu’il faut s’accrocher : car c’est certain, la complexité de ce que veut nous dire Daphné Collignon va s’estomper lorsque le second tome nous éclairera. D’ici là, je garderai de cette BD l’image d’une œuvre très personnelle, réservée "aux amateurs du genre", comme on dit dans ces cas-là…
 

Par Sylvestre, le 2 février 2006

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