CHATS CHATS CHATS ET CHATS !
Tome 2

Considéré comme l’un des meilleurs compagnons de l’homme depuis la nuit des temps, le chat est un animal qui, domestiqué, peut se révéler des plus attachants. Si sa placidité féline le rend particulièrement attachant au point de le prendre dans ses bras pour le câliner, ses facéties impulsives et imprévisibles ont tendance à nous faire perdre patience. Force est de constater qu’à cet égard, il ne manque pas d’imagination. Il suffit pour cela de voir les traces profondes et irréversibles qu’il laisse sur nos pauvres rideaux, fauteuils, dans nos jardins fleuris et ce qu’il nous oblige à faire à force de miaulements ou autres gesticulations. Lapuss’ et Larbier l’ont bien cerné et nous le prouvent avec humour au travers de leur ouvrage.

Par phibes, le 12 décembre 2017

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Notre avis sur CHATS CHATS CHATS ET CHATS ! #2 – Tome 2

Après en avoir déjà disserté en 2011 sous le couvert de la maison Delcourt, Lapuss’ revient dans sa thématique féline pour nous offrir un nouveau florilège de strips. Très inspiré par cette engeance de tous poils, l’auteur trouve le moyen de nous entraîner dans son univers félidé via des sketchs qui dénotent un véritable sens de l’observation voire un certain vécu.

A l’appui d’un gag par planche et sans aucune forme de dialogue si ce n’est quelques bruits ou miaulements, Lapuss’ nous livre un chapelet de scénettes particulièrement cocasses dans lesquelles l’on découvre le fameux chat dans ses œuvres les plus désarmantes pour l’homme. Assurément, l’humour est là, dosé avec subtilité, et le rire prend toute sa place via des galéjades qui ne sont pas sans rappeler des situations réellement supportées. Le seul bémol est que ses planches ont tendance à se lire très rapidement et qu’une frustration nait lorsqu’on atteint la 38ème page, tant on aurait aimé en voir d’autres.

La partie graphique de Philippe Larbier se veut de qualité et renforce avec efficacité la tonalité légère de l’album. A la faveur d’un découpage moderne et d’un coup de patte semi-réaliste éprouvé, l’artiste dresse des situations réellement désopilantes. Se focalisant uniquement sur ses personnages à quatre pattes (éludant de fait les parties supérieures des humains), il les anime avec un plaisir perceptible, les représentant avec des frimousses craquantes qui transpirent l’espièglerie féline. A noter que le travail de colorisation de Magali Paillat est du plus bel effet et apporte une touche encore plus sympathique à l’ensemble.

Un charivari de chats particulièrement « chavoureux » à lire par toute la famille.

Par Phibes, le 12 décembre 2017

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