CELLE QUE #2 Celle que je voudrais être

voir la série CELLE QUE
Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Ado

Manga

Vie Quotidienne

Sortie :
ISBN : 9782505005759

Résumé de l'album Celle que je voudrais être


Elles sont passées "de l’autre côté du grillage". Sauf Julie, qui a redoublé. Valentine, Yamina et Emilie sont en effet lycéennes, cette année. Les plus jeunes, alors que l’année dernière, encore, elles étaient les plus grandes !

Elles regrettent de ne pas être dans la même classe et sont bien obligées alors de prendre leurs marques par rapport à leurs nouveaux camarades de classe. Mais cela ne les empêche pas de se revoir entre les cours pour tout se raconter comme elles en avaient pris l’habitude.

Pourtant, avec le temps, les relations vont changer entre les trois copines. Elles vont se mettre à se regarder d’un œil un peu différent, en fonction de qui elles fréquentent, de leurs sujets de conversation ou des clubs auxquels elles se sont inscrites...
 

Par Sylvestre, le NC

Notre avis sur l'album Celle que je voudrais être


Il y a ceux qu’on verra beaucoup moins, comme Julie, parce qu’elle a redoublé et n’a donc pas sa place, cette année du moins, du côté lycéen du grillage où les entrevues restent quand même possibles entre copines le temps de s’en griller une. Et il y a ceux que l’on va découvrir, comme Baptiste ou Melvin parce qu’ils comptent parmi les nouveaux camarades de classe de Valentine et de ses amies.

La transition entre deux cycles scolaires est souvent difficile pour les écoliers. Comme le fait remarquer Yamina, de grand, on passe à petit, avec toute la pression que cela peut induire. Et c’est là-dessus que va beaucoup jouer l’auteure, Vanyda, pour animer ses personnages. Elle va comme les lâcher dans l’aventure de la vie ordinaire, en les mettant face à des repères différents et à des gens nouveaux. C’est qu’on grandit vite, dans son corps mais aussi dans sa tête, à cet âge-là ! Et pas tou(te)s de la même manière, fût-on les meilleurs amies du monde...

Emilie va peut-être jouer le moins bon rôle puisque vont lui être prêtées des attitudes pas toujours très cool. Yamina va elle être décrite comme passionnée, voire obsédée, par ce qu’elle fait. Ayant pris Japonais en langue vivante et s’étant inscrit à un club de manga, elle fera beaucoup penser, dans son genre et pour ceux qui connaissent, aux sympathiques otakus du Genshiken (éditions Kurokawa). Mais elle restera à nos yeux très sympathique et même citoyenne, engagée, rapport à la déconvenue qu’aura connue Melvin à l’entrée d’une boîte de nuit...

Valentine enfin sera celle que l’on suit de plus près, celle dont on connaîtra le mieux les pensées. Celle alors qu’on comprendra peut-être le mieux, mais dont on restera détaché juste ce qu’il faut, ce qui nous permettra de ne pas sentir exactement comme elle ces moments si personnels qu’elle vit, comme ce risible passage où elle se rend compte que ce gros lourdaud de Baptiste se comporte finalement exactement comme elle l’avait fait envers Félix !!!

"Celle que je voudrais être" est la suite tranquille du tome précédent. Vanyda y livre, comme elle nous y a toujours habitués, un récit sensible et réaliste que son dessin porte à merveille. Elle nous accompagne facilement de bout en bout jusqu’à une scène finale dont on ne peut pas encore savoir quelles en seront les conséquences mais qui déjà nous donne envie de connaître "Celle que Valentine est"...
 

Par , le

Les albums de la série CELLE QUE

Nos interviews liées

Rencontre avec Vanyda

Sceneario.com : Bonjour Vanyda. Ma première question va concerner tes débuts, puisque le fait d’avoir fréquenté l’Ecole des Beaux-Arts de Tournai t’a fait rencontrer des gens, en particulier François Duprat avec lequel tu as pas mal travaillé et avec qui tu as sorti ta première BD : L’année du dragon. Est-ce que ça te paraissait plus facile de réaliser une première BD avec quelqu’un d’autre plutôt que toute seule ?

Vanyda :
Non, ça s’est fait un peu par hasard. En fait, avec François, on avait remarqué qu’on avait des univers assez proches avec pour chacun, pourtant, une influence différente : lui était plutôt "Franco-Belge" et moi j’étais plutôt "Manga". Puis il y a eu ce concours organisé par les éditions Tonkam dont le thème était les dragons et c’est sur ce projet-là qu’on a décidé de travailler ensemble [...]

Lire la suite ›