Cases blanches

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

BAMBOO

Collection :

Grand Angle

Genre :

Drame

Roman Graphique

Sortie :
ISBN : 9782818931653

Résumé de l'album Cases blanches

Auteur de bandes dessinées, Vincent Marbier a atteint une certaine notoriété à la suite de la parution de sa nouvelle œuvre intitulée Le sentier des ombres dont le premier tome est sorti il y a quelques deux ans et qui est devenue, à sa grande surprise, le fer de lance de sa maison d’édition. Aussi, cette dernière compte sur lui pour continuer dans cette voie en le pressant à dessiner la suite des aventures. Malheureusement, alors qu’il est possession du script depuis quelques temps, l’artiste est en manque cruel d’inspiration et ce n’est pas l’impatience de son éditeur et de ses fans qui va l’aider à surmonter ce problème. Le jour où il se voit appelé à Paris pour participer à une exposition de ses dessins du premier opus, son éditeur lui demande de passer également à l’agence afin de présenter ses premières planches du tome sur lequel il travaille. Evidemment, cette sollicitation n’est pas pour le ravir. Comment va-t-il pouvoir annoncer la terrible nouvelle surtout que la maison d’édition compte sur lui pour se renflouer financièrement.

Par Phibes, le 13/01/2015

Notre avis sur l'album Cases blanches

Sylvain Runberg lâche un tant soit peu ses récits grands publics (Reconquêtes, Orbital, Konungar…) et ses adaptations de la trilogie Millenium pour se lancer, le temps d’un ouvrage, dans un récit beaucoup plus intimiste qui nous permet d’apprécier la galère d’un artiste de bande dessinée atteint du syndrome de la case blanche.

Grâce à la maison Bamboo et à sa généreuse collection Grand Angle qui continue de s’enrichir profitablement, le scénariste trouve l’occasion d’évoquer le mal être de Vincent Marbier, certes personnage de fiction mais dont les vicissitudes professionnelles, sur le plan général, ne sont pas si éloignées de la réalité critique que l’on peut connaître dans le cercle fourmillant du 9ème art. Pour cela, il nous introduit dans la délicate situation de ce protagoniste divorcé récemment, totalement démuni à la suite du succès obtenu avec son précédent album et pour lequel il se doit d’assurer la suite. Compte tenu de cette forte pression générée par cette réussite inespérée qui le place sur le devant de la scène et qui le met dans une position d’obligé vis-à-vis de ses fans et de son éditeur, Vincent, déstabilisé, perd totalement ses moyens et ne peut se résoudre à l’avouer directement.

Dans une simplicité scénaristique remarquable, Sylvain Runberg se joue du caractère de son personnage. Un brin taiseux voire introverti, en proie à des doutes profonds, Vincent porte une intrigue psychologiquement tenace et réellement efficace. Tout en nous initiant sur l’univers de la BD, de son mode opératoire, le scénariste trouve aussi le moyen de faire nombre de clins d’œil à certains de ses confrères comme Emmanuel Lepage, Kris, Jean-David Morvan et même Olivier Martin himself.

Ce dernier retrouve pour la deuxième fois son scénariste après le remarquable diptyque Face cachée. Fort de cette association profitable, le dessinateur nous assure d’un travail tout en douceur particulièrement prégnant. Usant d’un réalisme graphique chaleureux, ancré dans une colorisation pastel sans excès, Olivier Martin porte un message clair qui parvient à toucher notre sensibilité.

Une sympathique immersion dans l’univers de la bande dessinée et de la créativité artistique via une histoire intimiste complète des plus convaincantes. Un bon petit moment de lecture.

Par , le

Nos interviews liées

Sylvain Runberg et Serge Pellé pour Orbital tome 4

Pourquoi avoir choisi des diplomates comme personnages principaux ? Sylvain Runberg : Des personnages principaux qui ont pour mission d’éviter que des conflits ne surviennent ou dégénèrent plutôt que d’en être les éléments déclencheurs était une ligne directrice qui nous semblait assez originale. Cela n’empêche d’ailleurs pas l’apparition de conflits très graves dans nos récits, bien au contraire. Et pour la petite histoire, un diplomate français, lecteur d’Orbital, nous a envoyé un mail où il nous disait que notre manière d’aborder le sujet, même dans le cadre d’un univers imaginaire, était assez juste. Comme quoi, Science Fiction et réalisme font aussi bon ménage. Allez-vous revenir en détail sur la guerre Humains/Sandjarr évoquée à de nombreuses reprises dans la série ? Sylvain Runberg : C’est tout à fait envisageable mais je n’en dirais pas plus pour le moment [...]

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Interview de Sylvain Runberg

Sceneario.com : Bonjour Sylvain ! Tu es scénariste de bandes dessinées, qu’est-ce que représente pour toi l’écriture ?
Sylvain Runberg : Une passion avant tout, même si elle est apparue assez tardivement, et par accident. J’ai commencé à écrire en 2002 à l’âge de 31 ans, pendant un arrêt de travail de plusieurs mois…suite à un accident justement. Et depuis 2004, c’est devenu mon métier. Sceneario.com : Dans tes albums tu ne te cantonnes pas à un seul genre, SF, fantastique, aventure, chronique sociale, humour, jeunesse… Tu peux nous en dire un peu plus ?
Sylvain Runberg : Ca reflète simplement mes goûts. Et c’est aussi un plaisir que de choisir la variété dans le domaine de l’écriture. Pourquoi se priver si l’envie est là ? En revanche, quelque soit le type d’univers, mon approche reste la même. Partir des personnages et essayer de les rendre crédibles, peu importe s’il s’agit d’étudiants à Londres en 1991, de diplomates aliens sur une planète imaginaire dans un futur lointain ou de guerriers Cimmériens parcourant les steppes asiatiques il y a 3500 années de cela [...]

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Interview de Sylvain Runberg et Serge Pellé pour Orbital

Sceneario.com : bonjour, tout d’abord, la traditionnelle question : Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Sylvain Runberg : j’ai commencé à lire très tôt, des romans, des ouvrages concernant l’Histoire en général, et évidemment de la Bande Dessinée. Niveau études, j’ai un parcours en Arts Plastiques pour le lycée et en Histoire politique contemporaine pour l’université. Niveau professionnel, j’ai travaillé quelques années dans une librairie à Aix-en-provence, puis j’ai rejoint les Humanoïdes Associés pour travailler dans l’édition. C’est pendant cette période, en 2001, que j’ai eu un accident qui m’a immobilisé pendant plusieurs mois. Cette inactivité m’a amené à réfléchir à des scénarios et j’ai commencé à écrire des histoires courtes [...]

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