BRUNO BRAZIL INTEGRALE
Intégrale 1

Ce jour là, un autobus percute une limousine, faisant trois morts parmi les occupants de la voiture et le quatrième dans un état désespéré. Lorsque l’identité du blessé est connue, les autorités se mettent en branle et l’information parvient dans le bureau du colonel Lazarus D.Walsh, le cerveau des "Services", l’organisation la plus secrète de la défense internationale.
Le colonel L, comme on le surnomme, appelle l’un de ses meilleurs agents, Bruno Brazil, pour s’occuper de l’affaire. En effet, l’homme qui a été blessé dans l’accident n’est autre que Kurt Schellenburg, alias le Loup de Nuremberg, un ancien membre du IIIème Reich ! Ce dernier était considéré comme disparu depuis un quart de siècle. Bruno Brazil part donc pour le Caraguay afin d’enquêter sur le sous-marin U-733 qui transportait une fortune de guerre évaluée à quinze milliards de dollars et dont Shellenburg pourrait connaitre l’emplacement puisqu’il avait quitté l’Europe à bord du submersible…

 

Par berthold, le 18 octobre 2013

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Notre avis sur BRUNO BRAZIL INTEGRALE #1 – Intégrale 1

Bruno Brazil est un personnage créé par Greg (qui signera les premiers récits sous le pseudo de Louis Albert) et William Vance pour le journal Tintin à partir du 17 janvier 1967 dans un récit en cinq pages intitulé Une fleur pour cible. Tout de suite le charme de cet agent des "Services" avec sa chevelure blanche opère auprès des lecteurs. La première histoire complète, Le requin qui mourut deux fois, commence à paraitre dans Tintin le 12 mars 1968. Au départ, Brazil agit seul, quasiment, avec l’aide de seconds couteaux, mais à partir de Commando Caïman, Greg fournit une équipe de "dur-à-cuire" pour accompagner Bruno Brazil sur le terrain. Ce commando est composé de personnages qui vont marquer la série comme Whip Rafale, Big Boy Lafayette, Gaucho Morales, Bronco Texas et Billy Brazil, le petit frère de Bruno. Ensemble, ils entrainent le lecteur dans des aventures prenantes où ils doivent lutter contre des malfrats bien organisés. On y sent l’influence de James Bond d’ailleurs dans ces aventures où le gadget est souvent de mise (voir la chaussure téléphone par exemple!). Bruno Brazil va marquer toutes une génération de lecteurs.

Le Lombard propose en ce mois de septembre 2013, une belle intégrale de la série Bruno Brazil. Le premier volume reprend les quatre premiers titres de la collection :
Le requin qui mourut deux fois
– Commando caïman
– Les yeux sans visages
– La cité pétrifié.

Je dois bien avouer que les récits de Greg sont très prenants et intéressants. Il y a de l’action, de l’humour et pas mal de suspense. L’auteur nous réserve aussi des bonnes surprises. Si la première aventure fait penser à du James Bond, la seconde, avec l’arrivée du commando Caïman, amene la série sur d’autres niveaux. Oui, il y a toujours l’ambiance espionnage où les héros combattent des "méchants" au plan machiavélique avec des bases secrètes planquées en pleine jungle ! Mais aussi, il y a voir une histoire de vengeance avec Rebelle, une femme fatale, qui changera de nom pour affronter l’équipe de Bruno Brazil. Rebelle, alias Visage, se révèle être une adversaire de taille pour tenir tête à Bruno Brazil. Greg s’est aussi attaché à donner des caractères intéressants aux membres du commando. Les intrigues de ces quatre récits n’ont pas vieilli. Elles se lisent toujours avec plaisir et ont su garder leur fraicheur.

Tout de suite on est marqué par le trait efficace de Vance. C’est avec Bruno Brazil qu’il va faire ses premières armes dans le récit contemporain. Auparavant, il s’était fait remarquer sur Bob Morane et Howard Flyn ou encore sur le western avec Ringo. Sur Bruno Brazil, son talent éclate. Il utilise l’espace des cases pour donner une certaine dynamique à la page. Il y a d’ailleurs de très bonnes idées de mise en scène, avec du rythme et des scènes d’actions spectaculaires, que ce soit au niveau des poursuites automobiles ou bien lorsque le Commando Caïman entre en jeu !

Cette intégrale propose aussi un dossier complet et passionnant réalisé par Jacques Pessis où on peut trouver des anecdotes sur la création de Bruno Brazil, sur ces auteurs, le tout accompagné de document inédits, de couvertures, de photos et d’illustrations qui valent le détour.
C’est une belle surprise. Elle permet de découvrir (ou redécouvrir) l’une des séries phares du journal Tintin.
Un livre à ne pas manquer, à mettre en bonne place dans toutes bonnes bibliothèques.

Par BERTHOLD, le 18 octobre 2013

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