Braquages et bras cassés

Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

LA BOITE A BULLES

Collection :

Contre-jour

Genre :

Fiction

Noir et Blanc

Polar

Sortie :
ISBN : 9782849530986

Résumé de l'album Braquages et bras cassés


Manu et Vito sont deux petites frappes, de mèche avec Boule, garagiste qui leur refile des biffetons contre des bagnoles qu’ils volent pour lui. Un jour, après avoir viré de son siège un gars qu’était au volant d’une belle BMW et après avoir refourgué l’engin à Boule, Manu et Vito comprennent, après l’avoir entendu à la radio, que le coffre de cette BMW dont ils viennent de se débarrasser contenait pour des milliers d’euros d’objets pillés dans une abbaye !

En un rien de temps, ils se précipitent chez Boule pour remettre la main sur le trésor. D’habitude, ce sont les gros poissons qui mangent les petits. Mais là, tout fiers, ils se félicitent que pour une fois, ce soit le petit poisson qui vienne manger la soupe d’un plus gros...
 

Par Sylvestre, le 16/05/2010

Notre avis sur l'album Braquages et bras cassés


Avec, dans cet ouvrage, différents chapitres dont les titres alignent des prénoms ou des surnoms, on a au départ l’impression d’avoir affaire à un recueil de plusieurs petites histoires. Très vite, pourtant, on s’aperçoit que ces ambiances qui se ressemblent étrangement d’une histoire à l’autre n’en sont en fait qu’une seule et que c’est à la lecture d’une histoire complète que les auteurs Benjamin Fischer et Georges Van Linthout nous invitent.

Par un système de narration déjà rencontré mais toujours aussi efficace consistant à raconter une même histoire depuis des points de vues différents, le scénariste nous surprend donc la première fois qu’on comprend qu’une situation revisite quelque chose de déjà vu. Cela nous fait nous mettre sur nos gardes quant à l’attention qu’il faut alors porter à tout ce que l’on voit. Voire, cela nous pousse à reprendre la lecture, avec plus de concentration, en se forçant à mieux s’approprier les personnages et leurs trombines. En effet, à partir du moment où l’on comprend à quel style de scénario on a affaire, on se méfie de chaque détail, se demandant quelle importance il pourra avoir par la suite. Et bien nous en prend, car des surprises, il y en a au programme !

De nombreux personnages interviennent dans le récit. Les principaux figurent d’ailleurs sur la couverture, posant ensemble comme le feraient des acteurs avant le baisser de rideau. Leur nombre participe à rendre illisible "juste-ce-qu’il-faut" le fil des événements. Tous ont des caractères bien trempés : petites frappes, gangsters, flics ripoux et autres malhonnêtes ouailles ; j’en passe et des meilleurs ! Le dessin en noir et blanc, au lavis, est de bon ton pour insister sur le côté glauque des décors dans lesquels ils évoluent ; des décors comme des quais sordides, comme un vieux garage de quartier ou comme de glaciales rues lorraines balayées par des vents d’hiver à rester sous la couette...

Braquages et bras cassés est un original polar tout en ambiances, avec de bienvenues pointes d’humour (regardez revenir vers Boule Vito et Manu cagoulés !) et dont la réalisation millimétrée est un régal. C’est en plus le genre de lecture qu’on re-parcourt avec plaisir, du fait de sa construction. C’est donc un titre de plus à penser à mettre à sa liste d’achats : Noël, c’est toujours dans moins de douze mois ! Et douze mois, ça passe vite.
 

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Georges Van Linthout

Sceneario.com: Georges Van Linthout, bonjour, et merci d'être parmi nous. Pour aider les lecteurs qui ne te connaissent pas, je vais te présenter un peu : Tu es Dessinateur, Scénariste, Décorateur, Styliste, euh... polyvalent ?

Georges Van Linthout: J'ai 44 ans, 4 enfants de 20, 18, 16 et 12 ans (un garçon, une fille, un garçon, une fille). Je vis en Belgique, dans le village de Cheratte où je suis né, c'est un village qui se situe près de la ville de Liége et qui fait partie de la commune européenne la plus au nord où on parle encore le français, elle se trouve effectivement à 9 kilomètres de la frontière hollandaise. Je vis dans une maison entourée de vergers menacés par la spéculation immobilière. J'ai la chance de vivre dans un cul-de-sac, ça protège de la circulation et du bruit. Les décors de ce village sont en grosse partie ceux que l'on retrouve dans « La nuit du lièvre ». Comme mon nom ne l'indique pas, je suis belge francophone. d'origine lointaine flamande [...]

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