BOUNCER
And Back

Le Bouncer était sur la piste de Pretty John. Cela l’a amené au pénitencier de Deep End ou il se retrouve emprisonné. La femme d’Ugly John, l’homme qui dirige l’endroit et mère de Pretty John le fait sortir de sa cellule et l’invite à diner dans sa suite. Elle lui raconte l’histoire de Deep End. Et forcément, elle a envie du Bouncer. Mais Ugly John intervient en rentrant dans la pièce. A l’extérieur, Panchita, ne voyant pas le Bouncer revenir, fait appel à Faucon Noir et son ami Goyathly…

 

Par berthold, le 24 novembre 2013

Notre avis sur BOUNCER #9 – And Back

Le Bouncer est de retour avec le final de ce diptyque entamé avec le tome 8 : To Hell. Bouncer est surement l’oeuvre la plus mature et la plus approfondie des séries signées Jodorowsky. Oui, c’est vrai qu’il y a l’Incal, les Métabarons, il y a ces autres collaborations avec François Boucq, mais tout de même : le Bouncer c’est vraiment d’une autre qualité. En neuf tomes, le scénariste a réussi à rester cohérent sur la longueur. Le Bouncer est une très belle série western qui depuis le début a su se faire une belle place dans le genre.

Ce neuvième tome se révèle fort riche en révélations sur Deep End, sur Ugly John, sur Pretty John et sa mère. Le lecteur en apprend un peu plus sur les skulls, ces trois hommes portant une bure et faisant les basses oeuvres d’Ugly John. Mais surtout, on est emporté par l’aventure et l’action. En effet, avec le Bouncer, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer ! Fuite en train, explosions, poursuites dans le désert et dans les montagnes enneigées, entre autre. Jodorowsky ne nous ménage pas !
De plus, je trouve que le scénariste arrive même à imprégner son récit d’émotion. Au final, nous avons pitié des personnages !
Le Bouncer est un héros hors norme, je trouve. Un héros comme on en croise peu ces temps-ci dans la bande dessinée (ou même en littérature ou au cinéma). Jodorowsky nous entraine par moments dans des scènes difficiles où le lecteur risque d’être mis à mal. Cela dépend de votre sensibilité à ce moment là.

Que dire de plus du graphisme de Boucq ? Sur ce tome 9, il réalise un travail hors norme, il donne le meilleur de lui-même, il nous laisse sans voix en nous offrant des pages d’une rare maestria, des scènes incroyables et époustouflantes. Les scènes dans le désert, celle avec le feu sont impressionnantes. On sent la chaleur du désert, le danger du feu et même la morsure du froid dans les scènes finales dans ces montagnes enneigées. Le travail sur les couleurs participant aussi à faire de ce tome un chef d’oeuvre du genre.

Vous aussi vous en reviendrez de cette lecture. On en redemande même en replongeant dans les huit autres tomes de la saga, en attendant que Boucq et Jodorowsky reviennent dans une nouvelle aventure du manchot le plus célèbre de l’ouest !

Par BERTHOLD, le 24 novembre 2013

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