Blanc autour

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Chronique sociale

Drame

Historique

Sortie :
ISBN : 9782505082460

Résumé de l'album Blanc autour

En 1832, Mlle Crandall, institutrice, accepte d’accueillir une jeune fille noire dans son école de Canterbury. Les habitants de cette ville proche de Boston sont choqués et protestent. Devant leurs menaces de retirer les autres élèves - toutes blanches - l’enseignante les prend à contrepied et décide de faire de son établissement une école réservée aux filles de couleur.

Devant un tel scandale, les personnages influents de la cité vont tout faire pour que le pensionnat ferme.

Par Legoffe, le 31/01/2021

Notre avis sur l'album Blanc autour

Ce livre est inspiré d’une histoire vraie, celle d’une enseignante décidée à ne plus laisser les jeunes filles noires dans l’ignorance. Elle a lieu 30 ans avant la Guerre de Sécession, mais dans un état du Nord, où l’esclavage a déjà été aboli. Nous ne sommes donc pas dans le Sud, terre d’esclaves. Et pourtant… on le croirait.

Ainsi, les noirs ont le droit d’être libres. Mais juste libres de travailler pour une misère auprès des blancs. Les éduquer ? Ce serait un danger, pensent les habitants de Canterbury (il faut dire qu’apporter un enseignement à des jeunes filles blanches est déjà jugé comme une gentille fantaisie !). Un avis partagé par la plupart des Américains, même s’il existe un mouvement abolitionniste, qui va d’ailleurs soutenir Mlle Crandall.

Cette bande dessinée est donc le récit d’un épisode édifiant de ce racisme ancré dans les fondements de l’Amérique. Mais il est vu à travers le regard plein de volonté et de détermination de jeunes filles noires qui veulent, elles aussi, apprendre et comprendre le Monde pour mieux l’intégrer. Et c’est cela qu’il faut retenir du livre, et pas uniquement l’effarante intolérance de la société vis-à-vis de ses minorités.

Wilfrid Lupano, qui est un des plus grands auteurs de BD de la nouvelle génération, offre - comme à son habitude - un récit plein d’énergie, espiègle même, qui fait chaud au coeur. Ses héroïnes sont des exemples pour nous tous.

L’ensemble est magnifiquement dessiné par Stéphane Fert. Ses planches sont belles, chaleureuses, dans un style un peu naïf qui reflète bien l’espoir suscité par la famille Crandall et les élèves de l’école.

Une histoire à ne pas manquer en ce début d’année, qui ne démoralise pas mais galvanise face à l’intolérance et au racisme.

Par , le

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Sceneario.com : Bonjour Wilfrid. En ce mois d'avril 2011, votre actualité est des plus fournies. Pas moins de trois albums font l'objet d'une publication chez Delcourt (L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, L'honneur des Tzarom et Le droit chemin). Hasard de calendrier ou boulimie de travail permanente ?
Wilfrid LUPANO : Hasard complet. J’ai écrit ces ouvrages à des moments très différents ( le T2 de l’honneur des Tzarom, par exemple, est écrit depuis 2005!) C'est simplement le temps nécessaire à leur fabrication, le temps de trouver les bons dessinateurs et le choix de l'éditeur de programmer à telle ou telle date. Pour le Droit Chemin, par exemple, le premier album est achevé depuis longtemps, mais nous avons décidé d'en retarder la sortie pour pouvoir raccourcir le délai entre les deux premiers tomes, pour que les lecteurs attendent moins. C'est donc là encore un scénario écrit il y a deux ans environ [...]

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Wilfrid LUPANO pour L'Honneur des Tzarom chez Delcourt

Sceneario.com: Comment vous est venue cette histoire de tziganes intergalactiques ? Erriez vous sur une aire de gens du voyage, face à la pleine lune, lorsque l’inspiration est venue ?   Wilfrid LUPANO: Presque. J’avais, je crois, envie d’un grand bol d’air. Et paradoxalement, je suis allé le chercher là où il n’y en a pas : dans l’espace. La science-fiction ne m’intéresse plus beaucoup, car elle est assez largement en panne, mais c’est un genre qui offre encore de belles possibilités sur le registre du comique. L’espâââce reste un espace de libertés, alors profitons-en.   Sceneario.com: Les tziganes représentent le lointain, la liberté, la rébellion contre les codes établis. Ce sont des thèmes qui semblent vous attirer en permanence non ?   Wilfrid LUPANO: C’est exactement ça. A l’heure des caméras partout, des GPS, des passeports biométriques, les gens du voyage me paraissent finalement des gens assez libres [...]

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Interview de Wilfrid LUPANO sur l'Ivresse des Fantômes

 
Sceneario.com : Bonjour, et merci de nous accorder cette interview. Pourriez-vous vous présenter pour les internautes ?

Wilfrid Lupano :
Je suis Wilfrid LUPANO, j’ai 36 ans, je suis père d’un petit garçon. Je suis venu à la bande dessinée il y a une petite dizaine d’années, par hasard, ma première activité ayant été le monde de la nuit comme on dit. J’ai travaillé dans le monde de la nuit pendant 15 ans ; j’ai commencé tôt. En parallèle, j’écrivais. J’ai toujours plus ou moins écrit, mais pour moi. En même temps, je lisais de la bande dessinée mais bizarrement, je n’avais pas fait le lien entre les deux activités. D’abord parce que je n’aurais pas su comment m’y prendre et puis, je ne sais pas pourquoi, mais je ne faisais vraiment pas le lien [...]

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