BILLY BROUILLARD #1 Le don de trouble vue

voir la série BILLY BROUILLARD
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Collection :

Métamorphose

Sortie :
ISBN : 9782302003903

Résumé de l'album Le don de trouble vue


Billy Brouillard est un petit garçon qui plutôt que le soleil et les papillons aime la nuit, la pluie et la mélancolie. Loin d’être effrayé par tout ce qui est glauque, visqueux ou lugubre, il est au contraire serein voire intéressé même lorsqu’il s’agit d’évoquer la mort. Il dit d’ailleurs à qui veut bien l’entendre qu’il possède le don de « trouble vue », soit la faculté, par exemple, de voir les âmes s’envoler des corps...

N’empêche que lorsque son chat Tarzan, son plus fidèle ami, est un jour retrouvé mort, tout raide, Billy, sans être choqué outre mesure, va tout mettre en œuvre pour essayer de le faire "revenir".

Ecrivant dans un premier temps au Père Noël, ce vieux bonhomme toujours en forme qui nargue les mortels depuis des centaines d’années, Billy Brouillard va essayer d’en savoir plus sur l’immortalité. Dans ses lectures, aussi (La gazette du bizarre) ou dans les annotations qu’il fait dans son cahier suite à ses observations ayant trait au domaine de la mort, le petit garçon va tenter de répondre à ses propres questions sur ce qui se passe "après"...
 

Par Sylvestre, le NC

Notre avis sur l'album Le don de trouble vue

 
A une lettre près, on aurait pu avoir affaire à Billy Trouillard. Mais... pas de ça avec lui ! Le morbide, le glauque, le putréfié, c’est son rayon. Et la peur, il ne connaît pas, surtout quand c’est pour partir en quête de réponses sur la destinée de son chat Tarzan qui, le malheureux, vient de mourir.

Billy Brouillard est un jeune héros qui malgré sa "dark side" est tout de suite sympathique. C’est un gamin curieux, intéressé, réfléchi. Un peu chipie, aussi, si on peut dire comme ça pour les garçons ! Mais sa démarche est celle du cœur.

Avec grand talent, Guillaume Bianco réalise cette BD bien loin du style de la série Will qu’on lui connaît. Avec Billy Brouillard, il utilise en effet plusieurs autres des cordes qu’il a à son arc et le résultat est à la fois humoristique, poétique, original et généreux.

Les près de 150 pages de cet ouvrage, reliées sous une superbe couverture ornée de belle manière jusque sur la tranche, valent bien le prix qu’il vous faudra débourser pour entrer dans l’univers de Billy Brouillard. Coupures de journaux et pages de carnets d’observations s’intercalent avec des poèmes illustrés et avec des scènes dans lesquelles on suit le petit héros dans sa quête. (Et en bonus, vous aurez droit à la plaque de Ouija, ce fameux plateau nécessaire aux invocations spirites... Brrrr !)

C’est vraiment bon, c’est plein de détails, et le côté encyclopédique rigolo des pages "gazette", pour ne citer qu’elles, retiendra sans aucun doute longtemps toute l’attention des jeunes lecteurs qui y découvriront une tonne de petits trucs comme ils les aiment. Côté graphisme, Guillaume Bianco nous propose un travail de graveur taille-douce : vous saurez apprécier la finesse de la réalisation. Regardez par exemple la page 13 : je crois bien que c’est ma préférée !!!

Billy Brouillard est une bande dessinée géniale qui met en route la collection Métamorphose des éditions Soleil. C’est en outre une bande dessinée jouant sur des thèmes choisis à dessein en totale opposition avec les beaux messages qui y sont cependant distillés. Craquant. A découvrir de toute urgence.
 

Par , le

Les albums de la série BILLY BROUILLARD

Nos interviews liées

Guillaume Bianco, auteur de Billy Brouillard

Sceneario.com : Bonjour Guillaume Bianco ! Pourriez-vous avant tout vous présenter et nous rappeler votre parcours artistique ?
Guillaume Bianco : "Parcours Artistique" ? En ce qui me concerne, et sans fausse modestie aucune, le terme me dérange un peu... Je pense sincèrement ne pas être un "artiste"... Picasso, Van Gogh en étaient... Moi pas... En revanche, je sais m’arranger avec les choses que je sais ou non dessiner, ce qui m’intéresse c’est de transmettre les émotions que j’éprouve... Rien de plus... Mon parcours "non artistique", donc, se résume à un bac d’arts plastiques, où l’ on n'apprend pas grand chose, je crois... En tout cas, pas à devenir artiste... Par la suite, j’ai fait des études de langues orientales et voulais enseigner le Français en Asie... Puis j’ai croisé la route de Didier Tarquin et de Christophe Arleston et je me suis retrouvé à faire l’imbécile au studio Gottferdom (la rédaction de Lanfeust Mag), jusqu'à ce qu’Arleston me demande de faire une page pour le magazine [...]

Lire la suite ›