Bienvenue au Kosovo

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloristes :



Éditions :

Éditions du Rocher

Genre :

Drame

Guerre

Sortie :
ISBN : 9782268102641

Résumé de l'album Bienvenue au Kosovo

Mars 2004. Dimitri avait fui la Yougoslavie dans sa jeunesse. Mais, aujourd'hui, il n'a pas vraiment le choix. Il doit revenir au Kosovo, pour l'enterrement de son père, avec qui il était en très mauvais termes.

Dimitri va voyager à travers cette ex-Yougoslavie en train. Là, il se remémore son passé dans cet endroit alors qu'il va être plongé dans l'enfer balkanique de l'après-guerre.
Dans le train, il fait la connaissance d'un vieil homme, un Serbe nommé Milan. Lui aussi a vécu les guerres yougoslaves...

 

Par Berthold, le 03/11/2019

Notre avis sur l'album Bienvenue au Kosovo

Bienvenue au Kosovo.
Tout d'abord, la couverture intrigue avec ce rouge, ce sang, cet homme armé d'une kalachnikov, avec un enfant dans les bras. Et puis, surtout, ce second plan, ce rouge et blanc, cette écriture,  qui rappelle une certaine marque de boisson américaine célèbre. Tout cela vous donne envie d'ouvrir  cette bande dessinée et de découvrir ce qui se cache derrière ce titre.

Bienvenue au Kosovo. Tout est dit. Là, vous comprendrez que ce n'est pas un guide tourisitique pour aller visiter cette région.
Le récit se situe en 2004. La région du Kosovo connait encore bien des troubles. La guerre est peut-être (officiellement) finie mais il y a encore des problèmes.
C'est ce que nous découvrirons lors du périple de Dimitri, un Serbe qui  a quitté son pays jeune pour aller vivre en Italie et qui revient dans cette région pour l'enterrement de son père.
Une rencontre dans le train avec un vieil homme va nous permettre d'en savoir plus sur ces guerres en ex-Yougoslavie, les deux hommes ayant connu des drames que nous découvrons au fil du récit.

Simona Mogavino, avec la collaboration de Nikola Mirkovic, nous donne à lire une histoire forte, marquante, dure, documentée, qui nous montre bien la rudesse, la difficulté, la complexité de ces guerres qui ont touché ces pays, que ce soit la Serbie, la Croatie ou le Kosovo. Et ces conflits ne sont pas si vieux que ça.

Sans trop en dire, ni en montrer, Simona Mogavino arrive à nous toucher, à ne pas être indifférents à ce qu'ont vécu Dimitri et Milan, entre autres.
Elle dévoile les drames qui les ont touchés au fur et à mesure de notre lecture. C'est ce qui rend ce récit très fort.
Les dernières pages vont aussi vous marquer.
La scénariste d'Alienor, la legende noire, du Chevalier d'Eon (avec Arnaud Delalande) montre une autre facette de son talent. Elle prouve qu'elle a un sacré potentiel comme conteuse et je suis sûr  qu'elle n'a pas fini de nous étonner, au vu de ce Bienvenue au Kosovo.

Giuseppe Quattrocchi fait du très bon ouvrage sur cette bande dessinée.
Aux dessins, il n'en fait pas trop. Il montre juste ce qu'il faut. Il donne un vrai réalisme à ces pages. Ce qui permet d'avoir des passages forts et marquants. Il parvient à faire passer l'émotion juste comme il faut.

Bienvenue au Kosovo est une bande dessinée que je vous invite à lire et à partager. Pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé il n'y a pas si longtemps, dans un pays proche de la France et qui pourrait arriver ailleurs, malheureusement,  si les gens ne prennent pas conscience de certaines idées, de certaines situations.
Une oeuvre forte qui dévoile une grande scénariste dont il faudra surveiller les titres à venir dorénavant.

 

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Simona Mogavino : Ce mois d'Avril a été très excitant pour moi. Aliénor est c'est mon premier livre et je ne peux pas expliquer avec des mots ce que je ressents et combien la satisfaction et la joie sont grandes ... Peut-être devriez vous voir mon visage pour le comprendre. Donc, je me présente : Simona, j'ai 38 ans, je vis dans le nord de l'Italie et mon travail a toujours été la restauration des églises, des châteaux, des peintures, des statues et tout ce qui est ancien. Maintenant, je vais progressivement m'insérer dans un monde que j'ai toujours aimé, le monde du scénario. Je me considère comme très chanceuse parce qu'une femme m'a accompagné me prenant par la main [...]

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