BATMAN #1 The dark Prince Charming 1/2

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Action

Polar

Super Heros

Sortie :
ISBN : 9782505070832

Résumé de l'album The dark Prince Charming 1/2

Ce jour là, aux infos, Bruce Wayne apprend que la femme qui prétendait, huit mois auparavant qu'il était le père de sa fille, lui intente un procès, espérant lui soutirer plusieurs millions de dollars. Cependant, de son côté, le Joker se dit que cette nouvelle pourrait être une bonne occasion d'avoir un nouveau point de pression contre son vieil ennemi, il enlève donc la gamine et laisse la jeune mère grièvement blessée. Le justicier de Gotham entame donc une enquête musclée pour retrouver à la fois le Joker et la gamine apeurée...

Par Fredgri, le 08/11/2017

Notre avis sur l'album The dark Prince Charming 1/2

La nouvelle circule depuis déjà quelques mois, Enrico Marini va dessiner une aventure de Batman en deux albums !!!
On a pu se régaler, en attendant de quelques extraits de planches, de vidéos montrant l'artiste réalisant des cases, des illustrations, le suspense était insoutenable...
Ce 3 novembre arrive donc le fameux premier volume de ce "Dark Prince Charming" sauce Marini en solo, pour notre plus grand plaisir !

Personnellement je suis assez friand de ces albums collaborations internationales, comme on a pu en voir avec les quelques volumes Disney made in France chez Glénat. Ici, le partenariat Dargaud/DC (en continuité du travail effectué par la branche comics du groupe: Urban) fonctionne très bien et débute par un premier diptyque test dira-t on. Marini est une valeur sure, on lui donne carte blanche et autant le dire tout de suite il s'éclate dans ce récit noir ou Batman affronte une nouvelle fois son ennemi juré, le Joker, accompagné dans ce récit par les magnifiques Catwoman et Harley Quinn !

Toutefois Marini reste encore beaucoup dans les clous, car à part les designs améliorés, le reste est très classique, c'est presque du Batman générique, convenu.
Mais le principal intérêt ne vient décidément pas de la trame elle même, mais bel et bien du regard de l'artiste sur cet univers ultra codifié qui est celui de Batman ! Il se réapproprie le héros, rend Selina Kyle encore plus féline, maîtresse délaissée au profit d'une gamine, elle sort ses griffes. Tandis que Harley Quinn se comporte comme une gamine capricieuse sans humour qui peut passer d'un comportement de fillette pourrie à celui d'une psychopathe agressive. L'éternel opposition entre le deux duos antagonistes, les justiciers sombres et ambigües et les ennemis lumineux et dingues.
Mais Marini peine à creuser les psychologies des personnages qui se cantonnent le plus souvent à rester dans leur moule indéformable. Cependant, il a aussi très bien cadré l'ensemble et le récit se déroule logiquement, sans surprise particulière, si ce n'est ces petites pointes de violence assez directe. On est vraiment dans une sorte de longue introduction à la suite qui risque d'être plus captivante, plus surprenante !

Alors, encore une fois, la force de cet album c'est Marini lui même, sa science du cadrage cinématographique, du rythme, ses ambiances colorées, ce dessin impeccable, sans faute, ce Batman fascinant, ce Joker bad boy stylé, magnifique... Et ces femmes...
Dès les premières planches on plonge dans ces aquarelles sublimes et on se dit que Marini est définitivement l'artiste qu'il fallait pour commencer ce partenariat, même si je pense qu'il aurait mérité à être plus audacieux sur le plan du récit !

Un très bel album qui remporte déjà un franc succès... Vivement le second tome !

Pour les fans de l'univers du justicier de Gotham, de Marini, de polar aussi !

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Marini :
J'habite dans la Suisse alémanique et la bande dessinée ne fait pas partie de la culture. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir une famille italienne et d'avoir passé beaucoup de mes vacances en Italie. J'aimais les bandes dessinées et ma grand-mère m'en achetait. Je lisais des fumetti (petits recueils en noir et blanc italiens). J'achetais aussi des Superman et des Batman dans les kiosques.

Je n'ai découvert la bande dessinée franco-belge qu'à l'âge de 12/13 ans, à part Astérix et Tintin que je connaissais depuis longtemps et qui faisaient partie de mes préférés, bien avant les comics. C'étaient des classiques on les trouvait même en Allemagne.

Je dessinais aussi de mon côté parce que j'aimais les dessins animés japonais. Je les suivais, un peu, par le club Dorothée qui était aussi diffusé en Suisse et j'essayais de recopier ce que je voyais [...]

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