Master Race

Dessinateurs :






Scénaristes :



Coloristes :



Éditions :

DC Comics

Genre :

Action

Comics

Super Heros

Sortie :
ISBN : 9781401265137

Résumé de l'album Master Race

(Batman The Dark Knight: Master Race 1 à 9)
Depuis qu'il a vaincu Lex Luthor, il y a trois ans, Bruce Wayne, et donc Batman, a disparu de la circulation. Cependant, il semble être revenu... Toutefois, après avoir attaqué des forces de police qui allait appréhender violemment un petit voleur, on découvre que sous le masque de l'homme chauve souris il y a désormais la jeune Carrie qui a décidé de prendre la relève... Mais Bruce Wayne est-il réellement mort ?
Lorsque Lara, la fille de Superman et de Wonder Woman, découvre dans la forteresse de la solitude de son père la ville de Kandor, miniaturisée sous une cloche de verre, elle demande l'aide d'Atom pour qu'il puisse agrandir les derniers survivants de Krypton... Mais ces derniers sont bien décidés à devenir les maîtres de la Terre... Ils donnent alors leur ultimatum aux dirigeants terriens, dans quelques jours, soit ils acceptent de se soumettre, soit ce sera la destruction et la mort...
Il est peut-être temps pour le vrai Batman de reprendre du service...

Par Fredgri, le 28/01/2018

Notre avis sur l'album Master Race

Les années passent et nous avons, à nouveau, une nouvelle dose de Dark Knight de Miller !
Quand la nouvelle a commencé à circuler on a d'abord cru à une mauvaise blague, d'autant que Miller ne semblait pas vouloir dessiner les planches. Puis progressivement tout est devenu plus concret, avec quelques ébauches d'Andy Kubert, le rajout de Brian Azzarello pour co-scripter Miller (certaines mauvaises langues rajoutent que c'était peut-être pour mieux tenir Miller, qu'il épargne un peu plus DC... Mais pour ma part, je pense que c'est parce que Miller est fatigué et qu'il s'agit une nouvelle fois d'une commande...)

Toujours est-il que l'on retrouve le même schéma qu'auparavant, le vieux Bruce Wayne, fatigué, qui s'est retiré, qui décide de revenir pour un ultime sursaut salvateur, histoire de sauver sa ville et plus globalement la planète. Avec un zeste de New Krypton et une réhabilitation des vieux héros compagnons du Dark Knight !
L'accent est davantage mis sur la fameuse trinité: Batman/Superman/Wonder Woman, au centre du récit. Qu'il s'agisse du héros lui même, mais aussi de la fille de Kal et de Diana: Lara qui va prendre le partie des kryptoniens et donc se tourner contre ses parents et les terriens qu'elle estime lui être inférieurs.

Cette confrontation entre les kryptoniens, extra terrestres, et les terriens, sans pouvoirs, permet aux deux scénaristes d'accentuer à la fois la fragilité de l'humanité, mais aussi tout les sentiments qui la constituent. Ainsi Batman n'est pas seulement un super-héros, il est surtout un homme résolu qui ne baisse pas les bras. Et cette nouvelle épreuve va l'amener à une nouvelle fois accepter ce rôle qui le transcende.

On a toutefois le sentiment que ce discours se répète au fil des volumes de Dark Knight, même si ici, le ton est plus apaisé, plus "positif" (et c'est à mon avis la touche Azzarello). Même si l'ensemble est assez violent et tendu.
Ce qui donne une maxi-série intéressante, qui réactualise les thèmes traités dans les deux précédents volumes. Ici, Batman est confronté au mal quasiment divinisé, mais qui reste à son échelle, qu'il peut vaincre...

Un scénario très efficacement mené, malgré les longueurs deçi delà. C'est très rythmé, pas mal d'action et de rebondissements.
De son côté, Andy Kubert, encré par Klaus Janson, livre une copie de toute beauté, magnifiquement mise en scène, avec un sens du cadrages qui m'a beaucoup plu.
L'alliance Kubert/Janson fonctionne vraiment très bien. On se rend compte que le trait de Janson a vraiment évolué depuis la première mini série Dark Knight et le fait que Kubert ai un style beaucoup plus lisse et esthétique que Miller y fait beaucoup.
Toutefois, sur les bach-up ou Janson retrouve son complice de Daredevil et Batman, on ne peut que se rendre compte de l'apport de l'encreur qui extrapole complètement le dessin de Miller, lui donnant une consistance que l'on ne retrouve absolument pas dans les pages ou Miller est tout seul.

On aurait envie de revoir le duo se reformer sur d'autres projets, il ne semble pas que cela soit prévu, et c'est bien dommage. En attendant, cela fait du bien aux yeux !

Batman The Dark Knight: Master Race ne va certainement pas révolutionner le médium, on a le sentiment que Miller n'arrive plus à se renouveler sur cette franchise.
On ne sait pas s'il n'y aura malgré tout pas d'autres volumes, rien n'est annoncé, mais c'est au moins l'occasion de passer un bon moment en lisant cet épais album.

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