AUTRES GENS (LES)
Les Autres Gens

Nous poursuivons les aventures quotidiennes diverses et variées de Mathilde, heureuse gagnante à l’euro-millions. On s’attardera sur les relations de sa famille, entre son père et sa mère, la remise en question de son frère, aidé par son conjoint. Puis sur sa relation avec ses amis, entre Arnaud avec qui elle sortira et Camille et Emmanuel, qui aimeraient bien l’aider, mais comment ? Surtout qu’on ne sait toujours pas ce que compte faire Mathilde avec tout cet argent.

Par Placido, le 13 juin 2011

Notre avis sur AUTRES GENS (LES) #2 – Les Autres Gens

Ah, de nouveaux épisodes de la série Les Autres Gens, enfin regroupés dans ce tome 2! Ceux qui ne la lisent pas quotidiennement devaient attendre la suite de pied ferme. Heureusement cette intégrale de 22 épisodes a de quoi nous rassasier et met en avant un fait important : Thomas Cadène a du talent. A partir d’une narration tout à fait classique basée sur le modèle du feuilleton, il nous livre par épisodes courts, des scènes de vie tout à fait captivantes et addictives. Traitant de différents sujets et apportant différentes visions sur notre façon de vivre, notre rapport à l’argent, nos rapports à l’amour et le sexe, nos rapports avec les autres gens que l’on fréquente, que ce soit la famille, les amis où un parfait inconnu… Il est alors facile de s’identifier aux personnages : des étudiants en pleine émancipation, des jeunes travailleurs en plein doutes, des parents fatigués de leur quotidien, ce sont de vrais gens, avec des problèmes de vrais gens. Ils se questionnent bien sûr des choses un peu hors du commun et on se retrouve encore avec des situations très compliquées, des relations alambiquées et des dénouements inattendus, mais jamais la série ne tombe jamais dans le ridicule et le grand n’importe quoi (comme bien souvent avec ce genre d’exercice). Mieux, l’auteur trouve une justesse de ton tout à fait séduisante.
Le côté addictif de l’histoire est aussi un point très important, l’auteur maîtrisant parfaitement le déroulement des événements, il arrive à nous faire saliver à chaque fin d’épisode et à peu près avec n’importe quel personnage. La frustration est au rendez-vous (beaucoup moins, vous me direz, si vous avez les intégrales) mais elle est presque nécessaire et joue évidemment un rôle non négligeable sur notre perception de l’histoire.

Le collectif d’auteurs comprend tout ce qu’il y a de plus jeune et talentueux en terme de dessinateur. De Bastien Vivès à Tanxxx en passant par Vincent Sorel et Manuele Fior, la richesse des styles graphiques insuffle un dynamisme certain à l’histoire et colle parfaitement à l’originalité de la narrattion.

Webfeuilleton, Soap Opera, Bédénovela, appelez-ça comme vous voulez, mais surtout ne prenez pas peur devant ses mots qui, empiriquement, peuvent s’avérer rebutant… Tentez de rentrer dans la vie des ces gens, des gens compliqués mais entiers, des gens tourmentés mais vivants ! Et découvrez alors l’une des séries les plus inventives du moment !

Par Placido, le 13 juin 2011

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