ASSASSIN QU'ELLE MERITE (L')
Les attractions coupables

Victor vit maintenant aux côtés de Klement, qui noie son infirmité dans des fêtes somptueuses au coeur de Vienne. Une vie de pacha que Klement doit à son ancien ami, Alec, qui lui verse une généreuse pension.

Victor, lui, ne goûte guère à ces parties fines. Il ne pense qu’à une chose, se venger d’Alec qu’il juge responsable de la mort de ses parents. Klement, voyant qu’il ne renoncera pas, lui révèle alors qu’Alec se trouve actuellement à l’Exposition Universelle de Paris. Ils partent ainsi tous deux pour la capitale française, la ville où le monde entier s’est donné rendez-vous en cette année 1900. Klement espère toutefois décourager son ami d’assouvir une vengeance qui ne fera de lui que le meurtrier tel que les deux bourgeois l’avaient parié au début de cette aventure.

Par legoffe, le 21 mai 2014

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Notre avis sur ASSASSIN QU’ELLE MERITE (L’) #3 – Les attractions coupables

Le duo Lupano / Corboz fonctionne, une fois encore, à merveille. Ils ont l’excellente idée de nous entraîner non plus à Vienne, mais à Paris, en pleine Exposition Universelle. Le thriller s’habille ainsi d’un univers moins sombre, d’une part, et il nous faire profiter de belle manière du talent du dessinateur d’autre part.

Car Yannick Corboz redonne vie avec beaucoup de talent à cet événement international. Les décors sont somptueux et, forcément, d’une grande diversité grâce à ces monuments qui vantaient alors les “bienfaits” de la colonisation.

Wilfrid Lupano fait un beau cadeau au dessinateur, mais aussi au coloriste Nicolas Vial, en optant pour un lieu aussi extraordinaire, tout comme il nous gâte par son scénario parfaitement rythmé et toujours riche en rebondissements. Pour notre plus grand plaisir, les imbécilement riches Victor et Klement sont de retours. L’un prépare un sale coup à Paris au nom de l’anarchisme. L’autre tente, au contraire, de raisonner celui qui a fait de lui un handicapé.

Nous évoluons ainsi dans cet univers de paradoxes, qui touche autant les personnages que les couches sociales dépeintes par les auteurs, au gré de la découverte de l’Exposition Universelle et du complot qui s’y trame. Lupano soigne son histoire, mais aussi ses protagonistes, qui ne manquent pas de complexité… pour mieux nous surprendre d’une planche à l’autre.

Son complice, Yannick Corboz, s’attèle à mettre en musique ce fourmillement d’idées. Il n’est d’ailleurs pas le dernier à en avoir. Son incroyable coup de crayon est allié à un superbe sens de la perspective, mais aussi à quelques initiatives très intéressantes. Corboz rend hommage, dans certaines cases, aux peintres impressionnistes puis, en fin d’album, aux cubistes.

Autant de bonnes raisons de vous ruer sur cette excellente bande dessinée qui se poursuivra dans un quatrième tome que l’on imagine encore spectaculaire.

Par Legoffe, le 21 mai 2014

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