APRES LA GUERRE #2 Episode 2/15

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

Futuropolis

Collection :

32

Genre :

Action

Anticipation

Sortie :
ISBN : 2754800115

Résumé de l'album Episode 2/15

Alors que des vaisseaux spatiaux d’origine inconnue,  destinés à détruire la Terre, approchent,  la population tente de « vivre » les dernières heures d’une fin orchestrée depuis longtemps. Le chaos échelle planétaire semble inévitable.

Par Marie, le NC

Notre avis sur l'album Episode 2/15

Très belle réussite, « Après la guerre » est un exercice d’auteur poussé très loin. Non seulement, le sujet est brûlant au vu de l’actualité et des risques guerriers placés comme l’épée de Damoclès au dessus de la planète, mais en plus le risque éditorial est très intéressant.
Les auteurs mettent en place une histoire qui semble plutôt banale au premier abord avec un thème apocalyptique suscitant en permanence des théories plus ou moins convaincantes. Le défi ici est d’inviter le lecteur à plonger dans un univers hostile, aux couleurs glauques et sombres et à la narration captivante provoquant un besoin de savoir ….. qui ne sera pas assouvi avant longtemps. Beaucoup de passions naissent puis vient le tour des frustrations.
Alors en quoi cette série est-elle plus intéressante ? En tout ! Les couleurs pour commencer qui sont très lumineuses en réalité. Les verts sombres, les gris, les bruns ou encore les noirs sont choisies au % près dans une palette où le moindre jour laisse éclater une étonnante luminosité, visible d’ailleurs dès l’illustration de couv où le titre blanc et le canon du revolver font dans le fluo. Par contre un bémol sur la maquette de couv qui voit le titre amputé de sa dernière lettre, ce qui est une faute de goût.
En ce qui concerne le découpage, il est très fort, rapide, presque cinématographique, intelligent. Le dessin de Freddy Martin est encore en progrès. On peut lui trouver quelques références dont des maîtres du n&b pour ses aplats maîtrisant ainsi les formes et les mouvements et son sens de l’image qui lui permet d’être aussi à l’aise sur les plans larges et les décors que sur les plans rapprochés et les visages. La case 6 de la planche 12 est magnifique par exemple.
Vous l’aurez compris, l’album peut en rebuter certains mais si on se met en phase avec cet univers, alors il révèle de nombreuses qualités.
Les différentes personnalités sont toutes uniques et captivantes et le livre est magnifique du point de vue de sa fabrication. Même en regrettant amèrement que la suite ne soit annoncée que pour le mois de mai 2007 alors que le discours à la mise en place de la collection était basé sur la rapidité de sortie des épisodes, j’encourage cette initiative et les auteurs qui y participent. Ne passez pas à côté de cette série moins commerciale que les autres, ce serait louper une perle en puissance.

Par , le

Le premier tome m'avait beaucoup surpris.
Le deuxième, c'est..pfiouh, comment dire,..une grosse claque.
Voilà.
Ce récit est d'une maitrise, d'une puissance,les images sont fortes : je pense à l'attaque de soldats contre le campement de No-war-men et la tentative de viol, un moment qui peut choquer.
Brunschwig a entamé une série qui risque de rester dans les annales de la bande dessinée.
je n'en dirai pas plus que ma confrère, mais je ne peux que vous encourager à lire cette oeuvre-phare de la collection <<32>> de futuropolis.

Par , le

Les albums de la série APRES LA GUERRE

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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