ALGÉRIE, UNE GUERRE FRANÇAISE #2 L'escalade fatale

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Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Chronique sociale

Drame

Guerre

Historique

Sortie :
ISBN : 9782344038529

Résumé de l'album L'escalade fatale

1955. André a quitté l’Algérie et fréquente les milieux intellectuels parisiens avec son cousin Paul. Il suit de près les événements qui agitent sa région natale. Les pieds-noirs fêtent la chute du gouvernement Mendès-France, qui était favorable à des réformes en Algérie. Mais cela fait aussi le jeu du FLN, que Mo a rejoint. Les nationalistes sont, en effet, convaincus que l’absence de changements va pousser de plus en plus de musulmans à rejoindre leurs rangs.

Tortures et attentats se multiplient. Loulou, qui fait son service militaire, assiste à cette escalade de la violence. Il va même y participer quand il est appelé à intégrer les services secrets en raison de sa maîtrise de la langue arabe.

Par Legoffe, le 07/07/2020

Notre avis sur l'album L'escalade fatale

En nous plongeant dans la guerre d’Algérie à travers le regard de protagonistes très différents, les auteurs nous offrent plus qu’un cours d’Histoire magistral. Ils réalisent une série vivante et passionnante. Ils évitent de créer des bons et des méchants.
Les drames sont le lot de tous les camps. La violence aussi. Grâce au récit, on comprend un peu mieux comment, soudain, la machine infernal monte en puissance, comment des gens se laissent happer par la mécanique pour devenir, à leur tour, acteurs de cette violence.

Ce deuxième tome prend pied dans une période charnière, celle des années 1955-56. Elles présentent un carrefour, ce moment où le choix des voies à emprunter va faire basculer le cour de l’Histoire. On découvre des colons et des nationalistes qui, pour une fois, sont tous ravis par l’actualité politique. La chute d’un gouvernement, l’échec des réformes, sont - pour les deux camps - des bonnes nouvelles. Mais un seul aura raison.

Les voies à emprunter ne se limitent pas à la politique. Il est aussi beaucoup question de méthode sur le terrain. Si j’évoquais la violence, c’est parce que les opérations militaires ne se limitent plus aux actions commandos sur le terrain. L’influence grandissante des services secrets marque aussi le développement du recours à la torture.
Et que dire du terrorisme, qui prend une place de plus en plus importante. Les attentats se multiplient, tant du côté des indépendantistes que de l’OAS, qui prône le maintien de la France en Algérie par tous les moyens. L’attaque répond à l’attaque, donnant ce titre à l’album : « L’escalade fatale ».

La diversité des personnages et des points de vue donne beaucoup de richesse au livre, beaucoup d’humanité aussi. On aurait pu craindre, en contrepartie, que la BD ne se perde en longueurs. Mais il n’en est rien. Les auteurs réalisent une belle prouesse, avec un récit rythmé et clair, tout en préservant le charisme des personnages.

Si l’on retrouve bien, ici, l’efficacité habituelle de Philippe Richelle, on ne peut que saluer la capacité d’Alfio Buscaglia à découper et mettre en image cette passionnante saga. Ses dessins sont réussis et sa mise en couleur est particulièrement lumineuse. Elle offre ainsi un contraste frappant ; celui d’un décor réputé pour sa beauté et d’un contexte qui annonce ni plus ni moins que l’avènement de la terreur.

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Sceneario.com: Bonjour à tous les 3. Première question traditionnelle : pouvez-vous vous présenter aux lecteurs français ? Comment êtes-vous arrivés à la BD ?
ALEX : Salut à tous. Je m'appelle Alex Crippa et j’ai eu la chance de transformer ma passion en travail. J'ai toujours aimé le cinéma, la bande dessinée et la littérature "de genre" (horreur, gore, thriller, noir, mystère...). Depuis l’enfance j’aimais écrire des récits brefs et j’ai continué jusqu'à mes 20 ans. Ensuite un ami me conseilla le cours de scénario de l'École de Bande dessinée de Milan et depuis j’ai compris que c’est la forme d'écriture que je préférais. Lorsque je pense à une scène je la vois en images et les personnages en mouvement (j'ai du trop voir de films !) et je ne veux pas que mon idée reste "seulement" écrite sur du papier. J'aime le langage par les images, je le trouve très communicatif et expressif. J'ai essayé d’écrire de tout : bandes dessinées, cartoons, film, jeux vidéos [...]

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