AFFAIRES D'ÉTAT - JIHAD #1 Secret défense

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Policier

Politique

Sortie :
ISBN : 9782344038222

Résumé de l'album Secret défense

En 1982, à Paris, de retour d’un voyage dans un pays du Moyen-Orient qui lui a permis de rencontrer des hauts responsables des armées, Ben Chatel retrouve en catimini son commanditaire pour faire le point sur l’affaire en cours. Ce dernier lui demande alors d’aller voir le patron de la société d’armement Werner située près de Tours qui connaît de graves problèmes financiers. Suite à un entretien productif qui augure des livraisons rapides, Chatel se doit de voir des responsables politiques qui puissent couvrir la transaction avec le pays concerné malgré l’embargo qui le grève. Ayant obtenu par l’intermédiaire d’un ami l’aval du ministre de la Défense et défini le montant total des commissions, le deal est fait. En 1985, suite à une indiscrétion, l’agence de la DST de Tours découvre l’affaire et la transmet, eu égard à son importance, au siège à Paris. C’est l’inspecteur Crémieux qui en hérite. Il met au travail son équipe et commence une surveillance du site Werner. Bientôt, certains indices tendent à faire penser que la société détourne ses livraisons lors de ses transports maritimes officiels. Pour en être sûr, Crémieux envoie, sous le couvert de l’accord de son responsable, un homme infiltrer l’un des transports.

Par Phibes, le 02/05/2021

Notre avis sur l'album Secret défense

Après son travail sur les Mystères de la République, Philippe Richelle reste en quelque sorte fidèle à ce concept éditorial en se lançant à nouveau sur trois séries parallèles ayant trait à des affaires d’Etat fictives et inspirées ayant eu lieu dans les années 60, 70 et 80. Avec le présent ouvrage, c’est la dernière période qui est retenue et durant laquelle un trafic illégal va secouer les piliers de l’Etat français.

Ce premier épisode qui prend l’allure d’une enquête politico-policière permet de démarrer subtilement de manière à donner de la profondeur à l’affaire dont il est question. En effet, il trouve ici la juste méthode pour nous interpeller dès les deux premières planches et revenir cinq ans en arrière pour commencer à en justifier les faits.

Cette fois-ci, le scénariste adopte une évocation beaucoup moins « hachée » que les autres sagas. Il n’en demeure pas moins qu’il reste fidèle à une ventilation de l’affaire en devenir très habile, remarquablement bien construite, en faisant le tour de tous les protagonistes et en précisant subtilement leur intimité, leur degré d’implication. Ce n’est qu’à partir de la dénonciation d’un ingénieur que la machine s’emballe et nous entraîne dans une véritable chasse aux malversations que l’on pressent délicate et bien endiablée (c’est tant mieux) eu égard à la consistance du réseau (du plus haut niveau de l’Etat français jusqu’aux instances iraniennes) et à la mauvaise tournure de l’enquête.

Alfio Buscaglia poursuit favorablement son association avec Philippe Richelle (après Les mystères de la Quatrième République) et vient donc nous offrir un travail toujours aussi riche et précis. Grâce à la finesse de son coup de crayon et le réalisme qu’il met en avant, le résultat, relevé par une colorisation adéquate, reste fortement appréciable et le message on ne peut plus clair.

Un excellent épisode d’ouverture sur une affaire d’Etat qui nous met dans des conditions optimales pour découvrir la suite.

Par , le

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Sceneario.com: Bonjour à tous les 3. Première question traditionnelle : pouvez-vous vous présenter aux lecteurs français ? Comment êtes-vous arrivés à la BD ?
ALEX : Salut à tous. Je m'appelle Alex Crippa et j’ai eu la chance de transformer ma passion en travail. J'ai toujours aimé le cinéma, la bande dessinée et la littérature "de genre" (horreur, gore, thriller, noir, mystère...). Depuis l’enfance j’aimais écrire des récits brefs et j’ai continué jusqu'à mes 20 ans. Ensuite un ami me conseilla le cours de scénario de l'École de Bande dessinée de Milan et depuis j’ai compris que c’est la forme d'écriture que je préférais. Lorsque je pense à une scène je la vois en images et les personnages en mouvement (j'ai du trop voir de films !) et je ne veux pas que mon idée reste "seulement" écrite sur du papier. J'aime le langage par les images, je le trouve très communicatif et expressif. J'ai essayé d’écrire de tout : bandes dessinées, cartoons, film, jeux vidéos [...]

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