ADAMSON
Über Alles

Adamson et l’équipage de Stornoway sont bloqués dans le monde Kappa, pourchassé par un cuirassé allemand, ils ne peuvent plus rejoindre la porte… Pendant ce temps, la nuit le long des côtes britanniques, des mouvements d’hommes pour le moins suspect s’opèrent, peut-être des troupes allemandes…

Par melville, le 16 février 2011

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Notre avis sur ADAMSON #3 – Über Alles

Totalement conquis par les deux premiers volets de la série, c’est avec un certain empressement que je me suis jeté sur ce troisième tome. Lire Adamson c’est un peu comme retrouver les sensations qu’on pouvait éprouver petit devant les grands films d’aventures hollywoodiens. Pierre Veys et Carlos Puerta nous offrent un récit palpitant sur fond de Première Guerre Mondiale naissante, de quoi étancher la soif des lecteurs en quête de sensations fortes.

Au cours de ce troisième opus, les deux branches du récit amorcées précédemment s’affirment. D’un côté, Sir Henry Adamson et l’équipage du Stornoway sont contraints de poursuivre leur exploration de cet « ailleurs » pris en chasse par un cuirassé allemand venu dans le but de mettre un terme à leur expédition. Pendant ce temps dans « notre réalité », les deux inspecteurs de l’amirauté qui étaient chargés d’enquêter sur la tentative d’assassinat d’Adamson se posent de plus en plus de questions sur la possible présence d’une taupe au service des allemands, et ce au sein même du siège de commandement de la marine britannique. Par cette approche de deux pans de l’histoire qui évoluent en parallèle et unis par un point (sur lequel je ne vous en dirais pas davantage…), Pierre Veys étoffe la trame de son récit et lui donne du corps. On plonge dans une intrigue captivante, et en tant que scénariste talentueux, l’auteur n’oublie pas de travailler ses dialogues qui reflètent bien la psychologie de ses personnages soigneusement murie. Il réussit à trouver l’équilibre juste pour donner à son récit une grandeur, mais une grandeur « simple » et pleine d’humilité.

Au dessin, Carlos Puerta est également porté par cette démarche. Il instaure visuellement la « démesure » propre à ces aventures qui lorgnent du côté de celles du grand Jules Vernes. Tout en couleurs directes, il nous offre des paysages en pleine planche ou des vues de cuirassé fendant les vagues, de quoi nous donner le frisson. Carlos Puerta campe les différentes atmosphères par un subtile jeu de lumières, son sens aiguisé de la photographie nous donnerais presque parfois l’impression de regarder un film.

Adamson est définitivement un vrai coup de cœur et une série qui a su trouver sa place dans le vaste monde de la bande dessinée. Incontestablement un must à posséder d’urgence !

Par melville, le 16 février 2011

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