36 15 Alexia

Dessinateurs :



Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

EGO COMME X

Genre :

Amour

Chronique sociale

Intimiste

Sortie :
ISBN : 2910946398

Résumé de l'album 36 15 Alexia

Dans un train un jeune auteur de BD se fait draguer par une très belle fille, pour calmer un peu ses ardeurs il lui passe son dernier album : "36/15 Alexia" qui raconte sa rencontre avec la mystérieuse Alexia, une mannequin, via le minitel. Ce contact qui vire petit à petit à l'obsession jusqu'au jour du premier rendez-vous. La belle du train referme ensuite l'album pour se demander comment finira l'histoire.

Par Fredgri, le NC

Notre avis sur l'album 36 15 Alexia

Cet album, je l'ai croisé à maintes occasions dans divers bacs à soldes, des rendez-vous de regards la plupart du temps, puis cette fois je me suis laissé tenter. C'est une formidable rencontre que ce petit objet, Frédéric Boilet y raconte un amour marginal plein de faux semblants, de mensonges, de tentations. On en vient vite nous aussi à être séduit par cette mystérieuse Alexia qui tape sur son clavier des " Marcello, mon doux amour, je ne cesse de penser à toi, de t'imaginer à mes côtés..." qui entretiennent l'image sensuelle que le heros garde en tête ! L'histoire est donc passionnante mais aussi très envoûtante, F. Boilet ponctue son récit d'ellipses, de ruptures de rythme, de moments très pudiques mais aussi d'épisodes plus intimes, c'est véritablement une BD moderne qu'il nous sert. Le graphisme sur cet album est loin de son style actuel, là on en est encore au trait et à l'encre, une encre grasse d'ailleurs, magnifique, proche de l'américain Mazzucchelli (Batman, année une), de Cosey aussi (Voyage en Italie), qui m'a immédiatement séduit. Les personnages vibrent et avec eux on en vient à souhaiter un jour serrer dans ses bras une Alexia.
Quel formidable voyage au contact de l'autre, de ses yeux, de sa peau...

Par , le

Une héroïne est généralement amenée là où le veut l’auteur..
3615 Alexia nous raconte son contraire. Comment créer une héroïne et comment la voir s’échapper. Alexia est une image, l’image d’un fantasme, image dessinée, projection d’une création d’un artiste et elle est le fil imaginaire d’un homme… écrivain et dessinateur
Le thème est difficile. Il oscille entre le désir intellectuel et le désir physique. Boilet s’amuse à créer et à se laisser guider. Il met en pratique ce que les auteurs expliquent parfois quand ils disent que le héros leur échappe.
F. Boilet, lui, récupèrera son héroïne pour la faire disparaître, il la crée pour la force qu’elle lui apporte, force qu’elle finit par lui reprendre alors lorsque le héros prend le pas sur la réalité , il est temps de reprendre le gouvernail et ainsi le scénariste s’est amusé avec cet échange entre le créateur et son modèle.
C’est un exercice de style au sein duquel sont incrustées des planches n&b et des planches couleur. Les planches parlent d’elles même, le héros s’est octroyé le n&b , ainsi il montre ses pensées ; et il associe la couleur à l’imaginaire débridé du héros quand il plonge dans son fantasme.
Cette bande dessinée est intrigante, vraiment réussie même si le dessin n’est pas encore celui de L’Epinard de Yukiko et toutes ses subtilités. A lire pour se détendre. Attention toutefois aux jeunes lecteurs, certaines cases sont assez suggestives.

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Cet album est réédité en Janvier 2004 chez Ego comme X !
Saisissez donc l'occasion d'un petit rendez-vous vers l'inconnu, en retrouvant ce trait si magnifique qui entraina Frédéric Boilet vers des territoires plus personnels ! Une superbe façon de redécouvrir cet album dont on garde un si agréable souvenir !!!
(En plus Ego comme X fait de très beaux albums, regardez la couverture pour vous rendre compte ;-) )

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Nos interviews liées

Interview de Boilet et Kan Takahama

Première partie, Frédéric Boilet...

Sceneario : La collection Sakka a été lancée en octobre 2004. Quelles sont pour l’instant les premières conclusions par rapport à la réception du public ?

Frédéric Boilet : Pour l’instant, il y a deux belles satisfactions. La première, c’est l’accueil médiatique. On a des articles partout, les demandes d’interviews n’arrêtent plus d’arriver (il a devant lui une feuille remplie de rendez-vous !). Il y a une vraie différence par rapport à l’accueil d’un album, par exemple. En tant qu’auteur, je n’avais pas été habitué à tant d’égards : on s’intéresse apparemment plus aux collections et à leurs directeurs ! Mais Sakka arrive apparemment au bon moment pour combler une attente. Actuellement, il n’y a pas un journal qui ne passe pas au moins un article sur la manga, et plus particulièrement la manga adulte. Et Sakka est au centre de cette manga adulte…
Sceneario : Est ce que cette attente a été amenée par la collection « Ecritures », par tous ces albums ? C’est un peu la continuité de cette démarche !

B : En partie, oui [...]

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