36 15 Alexia

Dans un train un jeune auteur de BD se fait draguer par une très belle fille, pour calmer un peu ses ardeurs il lui passe son dernier album : « 36/15 Alexia » qui raconte sa rencontre avec la mystérieuse Alexia, une mannequin, via le minitel. Ce contact qui vire petit à petit à l’obsession jusqu’au jour du premier rendez-vous. La belle du train referme ensuite l’album pour se demander comment finira l’histoire.

Par fredgri, le 1 janvier 2001

3 avis sur 36 15 Alexia

Cet album est réédité en Janvier 2004 chez Ego comme X !
Saisissez donc l’occasion d’un petit rendez-vous vers l’inconnu, en retrouvant ce trait si magnifique qui entraina Frédéric Boilet vers des territoires plus personnels ! Une superbe façon de redécouvrir cet album dont on garde un si agréable souvenir !!!
(En plus Ego comme X fait de très beaux albums, regardez la couverture pour vous rendre compte 😉 )

Par RONAN, le 2 décembre 2003

Une héroïne est généralement amenée là où le veut l’auteur..
3615 Alexia nous raconte son contraire. Comment créer une héroïne et comment la voir s’échapper. Alexia est une image, l’image d’un fantasme, image dessinée, projection d’une création d’un artiste et elle est le fil imaginaire d’un homme… écrivain et dessinateur
Le thème est difficile. Il oscille entre le désir intellectuel et le désir physique. Boilet s’amuse à créer et à se laisser guider. Il met en pratique ce que les auteurs expliquent parfois quand ils disent que le héros leur échappe.
F. Boilet, lui, récupèrera son héroïne pour la faire disparaître, il la crée pour la force qu’elle lui apporte, force qu’elle finit par lui reprendre alors lorsque le héros prend le pas sur la réalité , il est temps de reprendre le gouvernail et ainsi le scénariste s’est amusé avec cet échange entre le créateur et son modèle.
C’est un exercice de style au sein duquel sont incrustées des planches n&b et des planches couleur. Les planches parlent d’elles même, le héros s’est octroyé le n&b , ainsi il montre ses pensées ; et il associe la couleur à l’imaginaire débridé du héros quand il plonge dans son fantasme.
Cette bande dessinée est intrigante, vraiment réussie même si le dessin n’est pas encore celui de L’Epinard de Yukiko et toutes ses subtilités. A lire pour se détendre. Attention toutefois aux jeunes lecteurs, certaines cases sont assez suggestives.

Par MARIE, le 28 novembre 2003

Cet album, je l’ai croisé à maintes occasions dans divers bacs à soldes, des rendez-vous de regards la plupart du temps, puis cette fois je me suis laissé tenter. C’est une formidable rencontre que ce petit objet, Frédéric Boilet y raconte un amour marginal plein de faux semblants, de mensonges, de tentations. On en vient vite nous aussi à être séduit par cette mystérieuse Alexia qui tape sur son clavier des  » Marcello, mon doux amour, je ne cesse de penser à toi, de t’imaginer à mes côtés… » qui entretiennent l’image sensuelle que le heros garde en tête ! L’histoire est donc passionnante mais aussi très envoûtante, F. Boilet ponctue son récit d’ellipses, de ruptures de rythme, de moments très pudiques mais aussi d’épisodes plus intimes, c’est véritablement une BD moderne qu’il nous sert. Le graphisme sur cet album est loin de son style actuel, là on en est encore au trait et à l’encre, une encre grasse d’ailleurs, magnifique, proche de l’américain Mazzucchelli (Batman, année une), de Cosey aussi (Voyage en Italie), qui m’a immédiatement séduit. Les personnages vibrent et avec eux on en vient à souhaiter un jour serrer dans ses bras une Alexia.
Quel formidable voyage au contact de l’autre, de ses yeux, de sa peau…

Par FredGri, le 17 février 2003

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